Ces tunisiens d’exception qui nous ont marqué et qu’on ne va jamais oublier

Les tunisiens d’exception sont ceux qui ont réussi à marquer leur présence dans la culture tunisienne, ceux qui ont montré que les rêves sont tangibles et qui ont prouvé que chacun a un but dans ce monde.

Cet article est un hommage pour tous ces artistes aux mérites exceptionnels qui ont brillé sur la scène artistique tunisienne et dont les noms vont toujours rester gravés dans la mémoire du futur.

Hatem El Mekki. L’enfant prodige de la peinture

Jakarta-Singapour-Bornéo-Ceylan-Bombay-Port Saïd-Alexandrie-Sicile-Marseille-La Goulette-Tunis. A 6 ans il voit pour la première fois la Tunisie, le pays de son père. Très tôt, son talent de peintre dessinateur est relevé. Le souvenir du dessin indonésien, héritage de sa mère, ne le quittera jamais. Peut être bien que ses origines tunisiennes, ottomanes et chinoises ont été on don. Son parcours commence à 16 ans. Il quitte le lycée et gagne sa vie de son talent. Il rencontre Mohamed Salah Khammassi, le maitre de la calligraphie en Afrique du Nord, Ammar Farhat et Abou El Kacem Chebbi. Jamais élève d’une école de beaux arts mais autodidacte, El Mekki est considéré comme l’un des plus grands peintres tunisiens.

Saviez vous qu’il a dessine plus de 400 timbres, des billets de banque et des pièces de monnaie?

Hassiba Rochdi. L'amour pour la Tunisie au-delà de tout

Fille de paysans, Hassiba Rochdi découvre très tôt sa passion pour la chanson et le théâtre. Elle fuit la maison pour pouvoir donner des ailes à son rêve. Sa beauté et sa ténacité lui ouvrent les portes de la gloire. De son vrai nom Zohra Abdennebi s’est agrippée à l’art avec toutes ses forces.

Saviez vous qu’elle fut la première tunisienne à jouer un rôle principal dans un film égyptien? 

Midani Ben Salah. La révolution de la poésie

Né à Nefta et parti à Tunis grâce à la boucle d’oreille de sa mère, Midani suit les cours de l’Université de la Zitouna et par la suite de celle de Baghdad. Absolvent d’une spécialité à Sorbonne il n’a jamais oublié d’où il est parti, sa thèse se référant aux khammes (métayer) du Djerid natal. Il révolutionne la poésie en Tunisie en faisant le passage de la poésie arabe classique à celle libre.

Saviez vous que sa famille avait fonde la confrérie qadarite, la 2eme en Tunisie? Il est aussi l’un des meilleurs poètes que la Tunisie ait connu au XXème siècle.

Ali Sriti. Le maestro du luth

A sept ans il apprend à jouer au luth. Depuis, toute sa vie sera dédiée au chant au luth, cet instrument enchanté. A 12 ans il monte déjà des clubs prives d'apprentissage de l'art, à 17 ans il joue dans la troupe de Mohamed Triki. Le luth même lui doit les notes. Il restera comme le meilleur joueur de luth tunisien et l'un des plus grands luthistes arabes. 67 ans de carrière au service d'un instrument dont il a vénéré. 

Saviez vous qu'il fabriquait des luths pour des proches et des élèves? 

Mohamed Laaroussi El Metoui. Figure emblématique de la littérature 

Enfant des oasis (metouia) il quitte son univers pour aller à Tunis. Il suit les cours de l’Université de la Zitouna et il s’invente un nom de famille: El Metoui, son vrai nom étant Ben Tahar. En 1962 il fonde le Club de la Nouvelle, qui a participe à l’édification d’une importante partie de l’identité culturelle tunisienne. Saviez vous qu’il a été le créateur du roman en Tunisie?

Omar Khlifi. Le défi gagné 

Dès sa jeunesse il sait ce qu'il veut devenir: le premier cinéaste tunisien. En 1966 sur les écrans de Tunis, parait El Fajr, une production 100% tunisienne signée par Omar Khlifi. Pari gagne le premier tunisien à faire un long métrage est Omar Khlifi. El Fajr a été aussi le premier film tunisien double dans une langue étrangère. 

Saviez vous qu'Omar n'a jamais suivi une formation cinématographique? 

Salah el Mehdi. Le Ziryab des fondou

Cheb Salah s’est fait connu très vite comme un virtuose du naï et du luth. A 15 il donnait déjà des concerts à la radio, jouait dans les troupes de Fethia Khairi et de Chafia Rochdi. A 20 ans il compose pour la grande Saliha et une année plus tard il dirige les élèves de la Rachidiyya. Avec Khemaies Ternane et Ahmed El Wafi il est l’un des pilons de la musique tunisienne du XX ème siècle.

Saviez vous qu’il a suivi l’Ecole de droit et qu’il a même exercé ce métier durant 7 ans et que la dernière chanson interprétée par Saliha, Mridh fani tal biyya daya, est celle composée à 20 ans par Salah el Mehdi ?

Ridha Kalaï. Le chansonnier hors pair

Ridha Kalaï provient d’un environnement artistique. Son père était lui-même un virtuose du rabab. Le jeune Ridha s’est fait instruit par le célèbre Abdelaziz Jemaiel et le maestro italien Strino. Son talent inégalable l’a consacré comme l’un des plus célèbres violonistes de la Tunisie. A son époque il jouait au violon comme personne en Tunisie. Mais un jour, le violon arrête de jouer : le destin a voulu ainsi lorsque Ridha a perdu l’usage de la parole à moins de 50 ans…

Saviez vous que c’est Ridha Kalaï qui a découvert Oulaya, la sœur de son épouse Samira ?

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