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Dialogue entre deux prisonniers
Dialogue entre deux prisonniers
Elle:-Méditant sur ton sort
Tu t’es enterré bien avant l’âge
Aux quais de tous les ports.
Tu ne vois que de mauvais présages.
Lui:-innocente, passe ton chemin,
Je me sens bien, enfouie dans l’ombre.
Lâche donc ma main,
Mes yeux se sont habitués à la pénombre.
-Viens on va faire un tour.
Si tu es heureux, nous resterons ensemble.
C’est pour toi que j’ai fais ce détour,
Te séduire est un fait qui me comble.
-Je n’irai nulle part.
Là, vois-tu, je sais où je suis.
Ailleurs, que des remparts,
Ici, au moins personne ne me poursuit.
-Pourquoi tu la refuses
Cette blanche main qui t’est tendue
Je ne connais rien de la ruse
Est-ce que tu m’as entendue ?
-Retourne d’où tu viens
Va dans ton monde, angélique créature.
Pour moi, tu ne pourras rien,
Bien que tu sembles si tendre et si pure.
- Non je ne partirai pas.
Voilà des âges et des âges que je t’appelle.
Revenir ainsi sur mes pas,
Est pour moi, une désinvolture sans appel.
-Je suis sans avenir.
Le mien est loin derrière mon dos
Je me prépare à mourir,
Alors que ton futur à toi semble si beau.
-Pourquoi parles-tu de la sorte ?
D’où tiens-tu donc ces sordides vocables
Je ne quitterai point ta porte.
Mon futur et le tien sont inséparables.
-Ma vie est consommée.
Ce que tu projettes, je l’ai déjà vécu
Pourquoi veux-tu me réanimer ?
O innocente, je ne suis point convaincu.
-Dissipe ce sombre nuage
Ainsi que ce voile qui enrobent tes yeux
J’ai persuadé tous les orages
De te gracier et te ressusciter tes adieux.
-Dans tout ce que j’ai palpé
Je n’ai pas recensé autant d’insistance
Mais comment t’échapper ?
Toi qui ressemble tant à la chance.
-Prends ma main que voici,
Tu es plus robuste que tu ne le crois
Je te sortirai d’ici
Je le veux, et je ne te laisserai pas le choix.
-Tu sembles avoir des ailes,
Et je n’entends pas de cliquetis de chaînes
Es-tu une libre hirondelle,
Ou as-tu peur que leur bruit ne me parvienne ?
à suivre...
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@--Zacmako--@
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