23/06/2008, 17h03
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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, film de François Dupeyron

Film français (2002)
Comédie dramatique
Durée : 1h 34mn
Avec Omar Sharif, Pierre Boulanger, Gilbert Melki, Isabelle Renauld, Lola Naymark
Réalisé par François DUPEYRON
Un escalier sépare le jeune juif Momo et Monsieur Ibrahim, l'épicier turc de la rue Bleue où se croisent juifs et prostituées, ces dernières fascinant le garçon. Avec une mère absente et un père dépressif, Momo, livré à lui-même, va trouver refuge chez Monsieur Ibrahim. Deux solitudes qui au long des rencontres apprennent à se connaître, à s'aimer. Si Momo se construit petit à petit, le vieil Ibrahim trouve avec lui une nouvelle raison d'être. Lui, qu'on appelle "l'arabe du coin" (autant dire celui qui est ouvert de 8 heures à minuit), apprend à Momo, le jeune juif, l'art de vivre.
Plein de respect de l'autre, il ne s'impose pas mais guide avec des phrases pleines de sagesse. "La beauté est partout, il suffit de savoir regarder" - "Ce que tu donnes, c'est à toi pour toujours, ce que tu gardes est perdu"- "C'est le sourire qui rend heureux". Ce sourire plein de tendresse, Monsieur Ibrahim le porte sur le visage tout au long du film car "Je suis un musulman soufi" dira-t-il à Momo, "j'ai une religion intérieure, une religion du cœur". Son leitmotiv c'est : "Je ne sais rien que ce qui est dans mon Coran." Quand, après la mort du père, il emmène Momo en Turquie, son pays, ce sera l'occasion pour ce dernier de voir danser des soufis, les derviches tourneurs : "Dieu est dans leur cœur et ils brûlent d'amour pour Lui" explique Ibrahim. Plus tard Momo demandera : "Quand ils dansaient, ma tête s'est vidée de la haine ; c'est ça, prier ?"
C'est au son de la musique des années 60, la musique de "Salut les copains", que se déroule le film. Pour Dupeyron, ces années, à la fois familières et disparues, permettent de décoller de la réalité. C'est en effet un conte que ce film où l'on peut se choisir un père, partir en Turquie dans une magnifique auto et où il suffit d'un sourire pour avoir tout ce qu'on veut. Momo, grâce aux préceptes de Monsieur Ibrahim, saura repartir après les coups durs. On retrouve ici un thème cher à Dupeyron : Tomber et se relever. "Je suis prêt à parler de la détresse humaine à condition que les personnages détruits se reconstruisent." En tant que cinéaste, il se sent responsable de "mettre dans la tête des gens non pas des modèles destructeurs mais quelque chose qui les aide à vivre." Aussi a-t-il voulu nous donner cette fable légère pour montrer que la réconciliation entre juifs et musulmans était possible.
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ne quitte jamais celle qui t'aime pour celle qui te plais car il viendra le jour ou celle qui te plais te quittera pour celui qu'elle aime 
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