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Frederic II de hohenstaufen (1194-1250).
Fils de d'Henri VI et petit fils de Barbe Rousse.
"Couronné Empereur à Rome à l'age de 6 ans, il était avant tout un Normand de cette Sicile, dont enfant, il avait reçu le royaume en héritage. [...] Il s'attira la vindicte des papes, vindicte nourrie de surcroit par son attirance pour l'Islam. D'une immense culture, parlant plusieurs langues, favorisant les arts et les sciences, s'adonnant lui même aux lettres, réunissant, à Palerme, sa résidence favorite, des savants juifs, musulmans et chrétiens, il était incontestablement porté par un syncrétisme religieux. Alors que depuis quarante ans, trois croisades avaient tenté de prendre veinement Jérusalem, Frédéric s'y fit couronner roi en 1229, sans combat, en traitant à prix d'or avec les "infidèles", au grand scandale de Rome qui alla jusqu'a interdire le Saint sépulcre aux Chrétiens !
Frédéric avait cru ou rêvé à la prédiction de Geoffroy de Viteber, selon laquelle, il serait le sauveur tant attendu, le monarque du monde, celui qui réunirait entre ses mains l'Orient et l'Occident. Mais deux fois excommunié par le pape Grégoire IX, celui que des contemporains appelèrent l'antéchrist, il se condamna définitivement en marchant sur Rome (1224). Innocent le fit déposer lors du concile de Lyon en (1244) et le Saint siège ne cessa d'excommunier le rêve de Frédéric au delà de sa mort, en combattant, voire en persécutant jusqu'a leur extinction, ceux qui portaient son sang".
Benoit Méchin, Fréderic de HOHENSTAUFEN ou le rêve excommunié.
Edition : Perrin
collection : le rêve le plus long de l'histoire.
Personnage fascinant, biographie passionnante...
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