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Vieux 07/07/2008, 17h47   #1
Yael Naim, la révélation de l'année
 
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sannoush sannoush est déconnecté 07/07/2008, 17h47

Elle est l’une des têtes d’affiche de la dixième édition du festival Solidays, Yael Naim, révélation franco-israélienne, a prévu d’interpréter en anglais et surtout en hébreu les titres de son deuxième album éponyme. Dont le tube désormais planétaire «New Soul».



I’m a new soul…», ces quelques notes résonnent dans toutes les têtes depuis l’automne dernier, date de sortie du deuxième disque de Yael Naim. Inconnue il y a encore un an, cette jeune franco-israélienne de 30 ans joue aujourd’hui à guichets fermés. Son album sobrement intitulé Yael Naim a été récompensé en mars dernier par une Victoire de la musique dans la catégorie Musiques du monde. L’artiste a conquis le public français et rencontre depuis quelques mois un succès spectaculaire outre-Atlantique.
Choisis par le géant Apple pour la bandeson de sa dernière campagne publicitaire, le tube New Soul et ses «la la la» sont propulsés à la première place des ventes sur la plateforme iTunes, avec près d’un million de téléchargements. Une reconnaissance inespérée pour ce petit bout de femme aux cheveux longs couleur jais et aux robes rétro colorées qui déclarait, il y a peu de temps : «C’est un rêve que j’ai failli abandonner en cours de route.»





TUNIS / PARIS / TEL-AVIV

Née en 1978, la jeune Yael passe les premières années de sa vie à Paris. A seulement quatre ans, elle émigre avec ses parents, d’origine tunisienne, dans la petite ville de Ramat-Hasharon, à quelques kilomètres de Tel-Aviv en Israël. Dans la maison familiale trône l’orgue paternel. «Mon intérêt pour l’instrument était si évident qu’un jour, en rentrant de l’école, j’ai trouvé un vrai piano dans ma chambre», se souvient la jeune femme. Fascinée par le film Amadeus de Milos Forman, elle s’inscrit au conservatoire de musique et suit une formation classique pendant près de dix ans. Les titres plus pop et jazzy des Beatles ou d’Aretha Franklin bercent son adolescence.A 18 ans, elle s’empare d’une guitare et commence à composer ses propres mélodies, inspirées des sonorités folk de Joni Mitchell. Yael Naim troque ensuite ses guêtres et ses tenues «baba cool» pour l’uniforme militaire. Elle est appelée par l’armée israélienne pour le service militaire de deux ans, obligatoire pour les femmes. C’est à cette époque qu’elle forme le groupe The Anti Collision, avec lequel elle multiplie les représentations à travers tout le pays.Aux armes et à la guerre, la jeune chanteuse candide préfère l’harmonie des douces mélodies.





DES PREMIERS PAS AUX «DIX COMMANDEMENTS»

De passage à Paris en 2000 à l’occasion d’un concert caritatif en faveur d’enfants défavorisés d’Israël, elle est repérée par un producteur présent dans la salle. Dès lors, tout s’enchaîne très vite. Quatre jours plus tard, elle signe un contrat et l’enregistrement d’un album avec la maison de disques Emi. Au même moment, Elie Chouraqui et Pascal Obispo commencent leur casting pour leur nouvelle comédie musicale, Les dix commandements.
Même si l’oeuvre est aux antipodes de ses goûts musicaux, la jeune franco-israélienne accepte d’endosser le rôle de Myriam, soeur de Moïse. Et ne regrette en aucun cas cette expérience, qui l’a menée à travers tout l’Hexagone pendant près de trois ans. Le même Elie Chouraqui la contacte de nouveau pour participer à la bande originale de son film Harrison’sFlowers.
Entre-temps, In a Man’s Womb, enregistré en anglais entre Paris et Los Angeles, sort dans les bacs en 2001. Mais l’album,
trop formaté, ne rencontre pas le succès escompté. La sortie du disque passe quasiment inaperçue, les ventes ne décollent
pas. Profondément affectée par cet échec, Yael Naim perd confiance en elle. Commence alors pour la jeune artiste une longue période de doute et de remise en question.




DAVID DONATIEN, SON ALTER EGO

Alors qu’elle songe à tout abandonner, Yael Naim rencontre David Donatien, percussionniste et arrangeur d’origine antillaise. L’homme qui a accompagné pendant près de quinze ans des artistes comme
Bernard Lavilliers la persuade d’interpréter ses chansons en hébreu. Tous deux s’isolent pendant près de deux ans dans le deux-pièces parisien de la chanteuse pour écrire et composer ce qui deviendra l’album de treize titres vendu à ce jour à plus de 500 000 exemplaires dans le monde, dont 250 000 en France. Le salon se transforme alors en studio d’enregistrement improvisé. Pour anecdote, le léger bruit de friture des oeufs dans la poêle provenant de la cuisine est perceptible sur le titre Lonely. Le duo Naim-Donatien met ensuite ses chansons en ligne sur le site de MySpace et signe avec Tôt ou tard, label des Jeanne Cherhal, Vincent Delerm et autres Thomas Fersen.



Dans cet album
très personnel empreint de sonorités folk, pop et jazz, Yael Naim dévoile une partie de son existence : son déracinement, son arrivée à Paris loin de la Terre sainte, sa rupture sentimentale, ses espoirs et ses désillusions. La jeune femme au «joli bordel intérieur» évoqué dans le titre Far far entraîne le public dans son univers musical, à mi-chemin entre Fiona Apple et Feist. Elle va même jusqu’à reprendre la chanson Toxic de la sulfureuse Britney Spears, pourtant très éloignée de ses inspirations. Après sa prestation sur la scène de Solidays, Yael Naim, accompagnée bien entendu par David, et ses musiciens, devrait parcourir les routes de France. Elle est en effet attendue aux Francofolies de La Rochelle et au festival des Vieilles Charrues à Carhaix, avant de se produire dans la salle intimiste des Folies-Bergère à Paris, du 12 au 15 novembre prochain.
Sans aucun doute, Yael Naim a définitivement trouvé sa voix.


source: directsoir
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