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Je sais que pas mal d'amis tunisiens ne peuvent comprendre ce problème opposant certains wallons et flamands : j'en suis bien conscient. Et même pour un Belge, cet état de fait demeure assez difficile à expliquer. Car, entre la classe politique de notre pays et la population (même si le "quartel" de Yves Leterme, formé d'un parti démocratique et d'un parti nationaliste flamand a emporté 800.000 voix de préférence lors des dernières élections), existe une différence d'appréciation. Nombreux sont les wallons et les flamands qui admettent que la Belgique doit rester unie. Et un mot d'ordre national a été lancé pour que le 21 juillet, jour de notre fête nationale, nos couleurs "rouge-jaune-noir" soient arborées sur les façades des maisons de notre pays.
Deux exemples pris dans l'histoire vont illustrer un aspect du problème. Voici un premier extrait...
Lorsque Napoléon s'empare du pouvoir, la Belgique est intégrée dans l'empire français. L'empereur met en place un nouveau cadre juridique de droit civil : le code Napoléon. Ce code servira de modèle au futur code civil belge.
Durant la période française, la révolution industrielle gagne nos régions. Depuis la Grande-Bretagne, des machines à vapeur sont introduites clandestinement en Belgique. Les usines se construisent, parfois avec l'aide d'immigrés britanniques. La Wallonie devient la région la plus industrialisée du continent européen. Gand est la seule ville industrielle de Flandre. Le port d'Anvers tire profit de l'occupation française, grâce à la levée du blocus néerlandais.
Le gouvernement français instaure le service militaire obligatoire. De nombreux Belges sont enrôlés, contre leur gré, dans les armées impériales. Sous le régime napoléonien, la liberté politique est inexistante. En Flandre, l'usage de la langue néerlandaise est réprimé et les publications dans cette langue sont interdites."
Le second exemple que je prendrai remonte à la première guerre mondiale, celle de 1914-1918. Il faut savoir qu'à cette époque, les commandements dans l'armée belge ne pouvaient être donnés qu'en langue française. C'est ainsi que de nombreux soldats flamands furent inutilement massacrés par l'ennemi, faute par eux d'avoir compris les ordres donnés.
Dans les années cinquantes et soixantes, le bassin industriel liégeois était empli de cars d'ouvriers flamands : nous étions en pleine période d'essor de la sidérurgie et de la métallurgie et la richesse de la wallonie, basée sur ses mines de charbon, ses usines (telles Cockerill, Espérance, Ferblatil, Tolmatil et bien d'autres autres...) procuraient du travail à tout le monde.
Mais la récession économique connue par la wallonie à la suite des crises économiques n'arrangèrent pas les choses. Il est résultat un chômage assez important dans nos régions tandis que celui-ci se faisait moins sentir en Flandre.
Progressivement, le pouvoir politique s'empara du problème. Il ne faut pas croire que le "Vlaamse Belang" et la "NVA", partis extrémistes flamands, soient une "exclusivité" flamande. Nous possédons en Wallonie un parti -faible il est vrai mais qui existe - pronant le rattachement de la partie francophone de la Belgique à la France.
Si notre souverain s'accorde un long temps de réflexion avant d'accepter la démission du premier ministre, c'est que c'est à lui que revient d'étudier les possibilités de sauver notre pays de la crise dans laquelle l'a plongée le NVA. Il ne faut en effet pas oublier que cette crise institutionnelle prive le gouvernement belge de poursuivre les efforts entrepris pour faire face aux problèmes des plus démunis, notamment au niveau de la baisse du pouvoir d'achat, de la crise de l'énergie (mazout, électricité, gaz).
Nous vous tenons au courant de l'évolution de la situation.
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Liège/Le Perron (Symbole des Libertés liégeoises)
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