Discussion: Ingrid Bétancourt, 6ans de captivité - Forums: Actualités - Categorie: Débats et Réflexions ; Cela fait 6 ans qu' Ingrid Bétancourt est l'otage de la FARC, en Colombie. Pensez-vous que la prise d'otages soit ...
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Ingrid Bétancourt, 6ans de captivité
Cela fait 6 ans qu' Ingrid Bétancourt est l'otage de la FARC, en Colombie.
Pensez-vous que la prise d'otages soit un bon moyen pour revendiquer ses idées, (quelqu'en soit leur nature) et faire pression ? Mercredi soir, sur FR2 ,un documentaire sur Ingrid Bétancourt
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" La tolérance est une vertu qui rend la paix possible" Kofi Annan " Aimez-vous les uns les autres" |
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#2 (permalink) | |
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Actif
Date d'inscription: août 2006
Messages: 593
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Citation:
Comme les gamins qui rackettent à la récré Je pense à elle et à ses enfants qu'elle n'aura pas vu grandir... ![]() |
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#3 (permalink) |
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Confirmé
Date d'inscription: février 2008
Messages: 141
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il ne s'agit pas de minimiser l'importance du sujet, mais ne serait-il plus juste et judicieux de se rappeler les centaines de morts civils en Irak, les ravages que font les terroristes dans nos pays et l'influence de leurs actions sur notre réputation en tant qu' arabo-musulmans. ces cinglés ont su par leur violence commander plusieurs vie et conamner plusieurs pays!!!
et nous voilà !!! |
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#4 (permalink) |
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Actif
Date d'inscription: septembre 2006
Messages: 553
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quand j'en entend parler a la TV, radio ou autres, je ne peux m'empecher de me demander ce qu'elle peut bien faire de ses journées?
comment les FARC occupent leurs otages? qu'est ce qu'ils font exactement? 6 ans, c'est une eternité !!!
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#5 (permalink) |
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Fidèle
Date d'inscription: décembre 2007
Messages: 1 213
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D'après le Nouvel Obs, il y aurait 1100 otages aux mains de la FARC, mais combien y en a-t-il dans le monde, dont on parle pas ou peu...
Je trouve que la prise d'otages est un signe de lâcheté, car la majorité d'entre eux sont des gens comme vous et moi... Tout simplement, ils se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment
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#6 (permalink) |
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Actif
Date d'inscription: août 2006
Messages: 593
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Les dernières nouvelles sur l'état de santé d'Ingrid et de certains de ses compagnons de captivité sont plus qu'alarmantes, elles sont épouvantables. Ingrid et ses compagnons sont tout simplement en train de mourir. Ceci est parfaitement inacceptable parce que cette femme et ces hommes sont, par leur dignité et leur courage, l'honneur de la Colombie et de son drapeau. Nous sommes dans une situation d'urgence humanitaire absolue. Nous réprouvons de toutes nos forces les moyens effroyables utilisés par les Farc pour justifier leur combat et nous leur redisons fermement qu'elles sont comptables devant la communauté internationale de la vie de chacun des otages qu'elles détiennent. Cependant, nous estimons que les gestes de libération unilatérale effectués par la guérilla indiquent qu'elles ont levé pour partie leurs conditions d'intransigeance et sont ouvertes au dialogue, à travers un accord humanitaire.
Nous appelons les chefs d'État du monde entier à apporter leur soutien au président Uribe pour que ce dernier, afin de sauver la vie de ses compatriotes, civils, soldats et policiers, accepte courageusement dans les plus brefs délais avec l'appui et la présence de la communauté internationale de discuter des conditions d'un accord humanitaire dans la zone de Pradera et Florida. Nous demandons au peuple colombien d'appuyer notre demande en mémoire de tous leurs compatriotes, victimes d'enlèvement et morts pour leur pays. Nous pensons tout spécialement aux dix otages d'Antioquia assassinés en mai 2003 et aux onze députés du Valle del Cauca disparus en juin 2007. Mélanie et Lorenzo Delloye-Betancourt, enfants d'Ingrid Juan Carlos Lecompte, mari d'Ingrid Fabrice Delloye, père des enfants d'Ingrid http://www.agirpouringrid.com/base/ ![]() |
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#7 (permalink) |
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Actif
Date d'inscription: août 2006
Messages: 593
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Le Comité de soutien publie, au lendemain de son arrivée, des extraits de la lettre qu’Ingrid a écrite à sa famille. Composée de 12 pages, nous invitons à lire à chaque mot, à mesurer l’urgence qui est cachée derrière chaque parole. Cette lettre ne vous laissera pas indiférrent-e :
Extraits de la lettre : "Ici, nous vivons comme des morts" "C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris, mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grande quantité. "Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car, ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer, au moins, libre de désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer, qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser. Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car ma radio est très vieille et abîmée. "Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (...). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (...). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(...). "Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison. J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à -dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courant. Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (...). "Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me les prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont prise. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir. "Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (...) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal. "Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (...) Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (...). Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris. Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur. "Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], tante Nancy et Juanqui [Juan Carlos, le mari d’’Ingrid]. Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (...). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures... c’est vivre et mourir à nouveau. "Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants, la douleur de la mort de papa accaparait toute ma capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : « Fab est là , il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser ». Je suis presque devenue folle avec la mort de papa. Je n’ai jamais su comment cela s’est passé, qui était là , s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de penser qu’il est parti confiant en Dieu et que là -bas, je le retrouverai pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (...). "J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le « Happy Birthday ». Je demande à ce qu’ils me laissent faire un gâteau. Mais, depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ca m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur leur anniversaire. "A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (...). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (...). Je ne vais pas me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette. Lorenzo Betancourt "A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (...). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de papa (...). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé. "La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère au service d’autrui, où l’ego se réduit à sa plus minime expression et où l’on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (...). Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid et père de ses enfants "A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (...). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (...). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste n’est que formalité. "(...) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (...) Dis à Fab que sur lui je m’appuie, sur ses épaules je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (...) Astrid, soeur d’Ingrid et Yolanda, mère d’Ingrid "A mon Astrica, tant de choses que je ne sais par où commencer. Tout d’abord, lui dire que « sa feuille de vie » m’a sauvé pendant la première année de prise d’otage, pendant l’année de deuil de papa (...). J’ai besoin de parler avec elle de tous ces moments, de la prendre dans mes bras et de pleurer jusqu’à ce que se tarisse le puits de larmes que j’ai dans mon cœur. Dans tout ce que je fais dans la journée, elle est en référence. Je pense toujours, « ça, je le faisais avec Astrid quand nous étions enfants » ou « ça, Astrid le faisait mieux que moi ». (...) Je l’ai entendu plusieurs fois à la radio. Je ressens beaucoup d’admiration pour son expression impeccable, pour la qualité de sa réflexion, pour la maîtrise de ses émotions, pour l’élégance de ses sentiments. Je l’entends et je pense « Je veux être comme ça » (...). Je m’imagine comment vont Anastasia et Stanis. Combien cela m’a fait mal qu’ils me prennent leurs dessins. Le poème d’Anastasia disait « par un tour du sort, par un tour de magie ou par un tour de Dieu, en trois années ou trois jours, tu seras de retour parmi nous ». Le dessin de Stanis était un sauvetage en hélicoptère, moi endormie et lui en sauveur. "Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonnés. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas un thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence. Seul le temps peut ouvrir les consciences et élever les esprits. Je pense à la grandeur des Etats-Unis, par exemple. Cette grandeur n’est pas le fruit de la richesse en terres, matières premières, etc, mais plutôt le fruit de la grandeur d’âme des leaders qui ont modelé la Nation. Quand Lincoln a défendu le droit à la vie et à la liberté des esclaves noirs en Amérique, il a aussi affronté beaucoup de Floridas et Praderas [municipalités demandées par les FARC pour la zone démilitarisée]. Beaucoup d’intérêts économiques et politiques considérés supérieurs à la vie et à la liberté d’une poignée de noirs. Mais Lincoln a gagné et il reste imprimé sur le collectif de cette nation la priorité de la vie de l’être humain sur quelque autre type d’intérêt. "En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à -dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là , nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là , endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tellement qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés. "Mais il y a beaucoup de personnes que je voudrais remercier car ils ont contribué à réveiller les esprits et à faire grandir la Colombie. Je ne peux pas tous les mentionner [elle cite alors l’ex président Lopez et « en général, tous les ex présidents libéraux », Hernan Echevarria, les familles des députés du Valle, Monseigneur Castro et le Père Echeverri]. "Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là , dans leurs cœurs, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes]. Mon cœur appartient aussi à la France (...). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenues et consolées. "Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. "J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre c’est s’engager. (...) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici vivons comme des morts. "(...) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle. "Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuais à respirer, je devrais continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont fait pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (...). "Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (...). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais." |
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Fidèle
Date d'inscription: décembre 2007
Messages: 1 213
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Elle a été libérée par l'armée colombienne avec 14 autres otages lors d'une opération héliportée
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Actif
Date d'inscription: janvier 2008
Localisation: là ou t pas
Messages: 695
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Une opération menée par les forces armés colombiennes a permis la libération, mercredi 2 juillet, de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ingrid Betancourt ainsi que de trois citoyens américains et onze militaires colombiens qui étaient séquestrés par les FARC. Juan Manuel Santos, ministre colombien de la défense, a annoncé la nouvelle depuis Bogota, en précisant que la libération est intervenue près de Dan Jose del Guaviare, dans le sud-est du pays. Souce : lemonde.frSelon la même source, deux hélicoptères ont participé à l'opération au cours de laquelle deux guerilleros auraient été détenus. Le ministre a affirmé que l'opération était en marche depuis une année, en mettant l'accent sur le travail de renseignement effectué par les généraux Freddy Padilla de Leon, chef des forces armées, et Mario Montoya, responsable de la zone où a eu lieu l'opération. Une très forte mobilisation médiatique en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002, existait en Europe. Mais l'espoir de la voir libre avait été plusieurs fois déçu. D'abord en 2003, lorsque Dominique de Villepin, alors premier ministre, avait monté une mission de négociation et dépêché un avion. Puis en mars 2008, lorsque la diplomatie française et le président vénézuélien, Hugo Chavez , avaient participé à l'envoi d'hélicoptères dans la zone où l'otage a finalement été libéré. La dernière preuve que l'otage était encore en vie, une vidéo où elle apparaissait immobile, avait été diffusée en novembre 2007. Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans. [SIZE=3] [/SIZE] [SIZE=4]Je suis très contente qu'elle soit enfin libérée. Elle a beaucoup souffert la pauvre.[/SIZE]
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#13 (permalink) |
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Actif
Date d'inscription: janvier 2008
Localisation: là ou t pas
Messages: 695
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Elle a toujours eu un courage qui frôle la témérité et une tenacité à tt épreuve. Je pense qu'elle a la Colombie dans le sang et j'espère que ce qu'elle a enduré ne fera que la renforcer.
Son kidnaping était vraiment une tragédie et une grande perte pour le pays. PS: Comme elle a changé la pauvre. Elle est cadavrique. C triste à voir. Mais comme tu dis life, j'espère que ce passé ne l'abattra pas
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#15 (permalink) |
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Nouveau
Date d'inscription: juillet 2006
Localisation: tunis
Messages: 58
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Bétancourt libérée, tant mieux, qu'en est il des prisonniers palestiniens et irakiens qui sombrent depuis des dizaines d'années dans les prisons américaines et israeliennes????
winou marouane barghouthi???? |
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