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Ifriqiya : treize siècles d'art et d'architecture en Tunisie
jarold
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Date d'inscription: September 2006
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18/09/2006, 11h06
La médina de Tunis est l'occasion d'observer la formation d'un modèle urbain typiquement musulman, et permet d'imaginer le luxe de la vie quotidienne dans les palais de plaisance de la campagne environnante, des villégiatures raffinées autant que stratégiques. Entre Bizerte et Ghar el Melh, l'accent est mis sur les prospères agglomérations des Andalousiens, tandis que sur les derniers promontoires du Djebel Dyr, El-Kef renseigne sur le double destin, militaire et spirituel, d'un soufisme fort influent. Dans la steppe sahélienne, la ville sainte de Kairouan forme l'épicentre d'un courant exprimant fortement les liens entre architecture et spiritualité. Les somptueuses architectures autant que l'appareil ornemental inaugurent des formules qui feront école dans les mosquées ifriqiyennes jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les villes princières de Raqqada et Madhia éclairent le rôle fondamental du contexte géopolitique, alors que le prestige des couvents-forteresses qui protégeaient les côtes des incursions byzantines ont fait de Monastir, de Lemta et de Sousse de véritables villes-ribats. Une position privilégiée a érigé la bourgeoise Sfax en véritable Porte du Levant pour la Tunisie. À l'inverse, dans le profond Sud nomade, les stations caravanières (Gafsa, Tozeur, Nefta) et les ksours troglodytiques trouvent une superbe réponse à l'hostilité d'un environnement semi-désertique, tandis que la sereine fonctionnalité de l'architecture jerbienne résume la rigoureuse authenticité de l'ibadisme insulaire. Autant de modes de vie dont les contrepoints matériels sont aussi remarquablement révélés par les riches collections d'arts mineurs conservées dans les musées du pays.
...Et c'est une vrai richesse de treize siècles d'art et d'architecture en Tunisie.
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