Discussion: "L'image révélée" expo photo-vidéo au palais Kheireddine - Forums: Beaux arts - Categorie: Forums Arts, Culture et loisirs ; L’IMAGE RÉVÉLÉE [IMG]file:///D:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif[/IMG] de l’orientalisme à l’art contemporain Du 20-09-2006 au 04-11-2006 Vernissage le mardi 19 septembre à 18h30 Performance ...
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"L'image révélée" expo photo-vidéo au palais Kheireddine
L’IMAGE RÉVÉLÉE
[IMG]file:///D:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif[/IMG]de l’orientalisme à l’art contemporain Du 20-09-2006 au 04-11-2006 Vernissage le mardi 19 septembre à 18h30 Performance « Revenir » le jeudi 12 octobre à 21h MUSEE DE LA VILLE DE TUNIS –PALAIS KHE�REDDINE Place du Tribunal –La Médina, Tunis 10h-19h sauf le dimanche Période de Ramadan 10h-14h /Nocturnes 21h30-23h30 Rencontre et débats « Image et identités » du 2 au 4 novembre à partir de 17h30 A El Teatro – Boulevard Ouled Haffouz – Complexe El Mechtel Du choc des images L’image, on le sait, révèle autant qu’elle dissimule. Est-ce de là qu’est parti l’argument de cette exposition peu ordinaire qui s’ouvre le 20 septembre au palais Kheïreddine sur le thème de «L’image révélée, de l’orientalisme de l’art contemporain»? Sur les cimaises, on a réuni — opposé peut-être, confronté sûrement — des photographies orientalistes d’une Tunisie fantasmée et réinventée ainsi que des photographies modernes d’artistes contemporains du monde arabe, soucieux d’exprimer leur identité profonde, de la vidéo, des installations et des performances. Le choc des cultures est certainement intéressant et le cheminement de l’exposition permet de créer un dialogue inespéré. Dialogue qui se poursuivra à la fin de l’exposition par une série de débats et de rencontres sur le thème « Image et identité » pour lesquels on prévoit une forte participation. (…)La manifestation à laquelle participeront des artistes tunisiens et originaires du monde arabe, en compagnie de Lehnert &Landrock,voudrait être plus qu une exposition —avec ce que le terme implique de rigidité et de répétition :elle a l ambition de devenir une action à plusieurs. Une sorte de performance,au sens usité en art contemporain,où se télescopent sources classiques de l art arabe,traces de l histoire coloniale et multiples propositions de l art contemporain. Comme un tissu sans couture dont les plis éphémères dessineraient chaque fois un corps singulier. MERIEM BOUDERBALA Artiste plasticienne (France-Tunisie) Commissaire des Rencontres d’Art Contemporain de la Médina de Tunis 2003 (…)La photographie, est-il besoin de le rappeler, n’est pas l’image. Elle n en est que l une des apparences. L image ne doit pas être confondue avec son objet qui ne saurait en être que l abstraction métaphorique, d’où son rôle controversé. Si l image a toujours représenté un danger pour les iconoclastes, c’est parce que sa portée symbolique lui conférait une puissance démiurgique. Pour un artiste,il ne saurait y avoir d images interdites puisque l objet même de toute création est de dépasser le réel (…) SIMON NJAMI Commissaire indépendant, conférencier et critique d’art (France-Cameroun) Co-commissaire de l exposition Africa Remix, Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm, Johannesburg, 2004/2007 (…)Inspirée et révélée à elle-même par la Tunisie, elle (l’œuvre de Lehnert) n’en demeure pas moins profondément occidentale dans l esprit et dans les thèmes, ne serait-ce que par la fascination qu’y exerce l’Orient. S’il choisit de représenter un Orient mythique ou de rêve, il est évident, toutefois, que derrière ces portraits idéalisés ou ces scènes délicatement érotiques, bien au-delà du prétendu réalisme de la photo, une certaine vérité intérieure, la vérité des êtres, leurs aspirations, transparaissent, pour qui sait voir, derrière ces clichés devenus aujourd’hui classiques et reconnus dans le monde entier. ALAIN FLEIG Artiste plasticien et historien de l’art spécialisé dans la photographie et le cinéma (France) Commissaire de l’exposition L’aventure Orientale, Royan 2006 __________________________________________ LA PHOTOGRAPHIE ORIENTALISTE, PARADIS ET ENFER Meriem Bouderbala Il est des genres artistiques qu il est difficile de séparer des conditions de leur apparition. On ne voudrait voir que la beauté, la perfection plastique, n’admirer que l expérience formelle, mais le «hors champ » revient sans cesse perturber notre regard. La photographie orientaliste nous fait rêver, nous émeut, nous trouvons certaines compositions sublimes, nous voudrions en saisir la grâce et la poésie, et pourtant un malaise s’installe. Nous savons que ces photographies sont emblématiques de l’aventure coloniale de l’Occident ; nous savons que nombres d entre elles ont servi le marché d un exotisme le plus trivial ; nous savons que les modèles vivaient dans la misère et la servitude. Surtout, nous savons que ces clichés ont tout à la fois contribué à construire notre propre imaginaire, celui des peuples arabes, et qu ils sont aussi la manifestation du regard réducteur que l’Occident a porté, et porte encore, sur nous. La question ici n est pas tant celle des traces sociologiques et politiques de la colonisation maintes fois débattue. Le photographe orientaliste a rompu avec l’interdit qui portait sur la représentation de la réalité humaine dans la culture musulmane de l’époque. Sa transgression a permis la constitution du seul patrimoine visuel auquel rattacher un passé qui ne serait resté qu’imaginaire ou mythique sans ses images. Mais ce geste,par la nature du contexte qui l a rendu possible,a contribué à figer les représentations du monde arabe à l’aune de ce que l’Occidental voulait voir ou retrouver. Les paysages ou les hommes étaient souvent saisis dans une atmosphère intemporelle, dans une sorte d’éternité des origines mythologique ou biblique. Reproduire en cartes postales sous-titrées le porteur d eau, la femme voilée, le vieillard juif, revient à les fixer à jamais dans une posture qui serait leur nature même, immuable, dans un présent éternel indifférent à l’histoire. La « mission » de l’art n’est certes pas de rendre compte de la réalité vécue de son temps. L’artiste en revanche ne peut s en abstraire, parfois pour en témoigner, parfois au contraire pour porter son regard au-delà . L’artiste ne peut échapper non plus à l implication de son travail dans un marché. Celui des photos orientalistes, reproduites par centaines sur des cartes postales à destination de l Occident, de ses soldats, accentue un peu plus le malaise suscité par certaines mises en scènes. Que le photographe ait dans son atelier voulu exalter la beauté adolescente prend un tout autre sens dès lors que ses clichés vont circuler dans une Europe pudibonde et qui réprime la sexualité. Nous savons bien qu’une image ne saurait délivrer un message univoque, qu’il est facile de l’instrumentaliser, d’en détourner les intentions. Il reste pourtant que certaines images, peut-être plus forte que d autres, plus abouties justement, deviennent emblématiques et imposent leur lecture du monde. L’écart est-il si grand entre certaines images orientalistes qui réifient leur sujet et l’usage dévoyé de la photographie dans certaines prisons irakiennes ? Il est ici question d éthique plus que de politique. Où placer la frontière entre certaines photos orientalistes qui ne visent qu à démontrer la sous-humanité de l’autre et celles qui veulent au contraire en révéler l’essence universelle ? La question n’est pas vaine car les images orientalistes qui nous ont nourris, qui nourrissent encore plus ou moins consciemment la vision du monde arabe sur lui-même et des autres sur lui, ne peuvent être ni ignorées ni enfermées dans un passé révolu. Il faut affronter leur beauté aussi bien que leurs zones d’ombre si l’on attend que s’affirme un langage plastique contemporain dans le monde arabe. Ces images font choc dès lors qu’elles sont offertes au regard de ceux à qui elles n’étaient pas dédiées. Un choc qui peut sidérer la créativité ou au contraire lui donner les arguments d une riposte. Ou mieux, d’une rupture qui soit à la mesure d’un deuil. __________________________________________ L’exposition L image révélée, de l orientalisme à l art contemporain est organisée par l’Institut français de coopération en Tunisie (IFC) sur une idée originale de Meriem Bouderbala. Thierry Vielle /Directeur Denis Lebeau /Attaché culturel COORDINATION Anita Dolfus /Chargée des Arts visuels (IFC) Sandra Davené /Suivi de l exposition et communication Mounira Hachani-Aouadi /Gestion COMMISSARIAT Alain Fleig/Photographies de Lehnert et Landrock Simon Njami/Art contemporain Meriem Bouderbala/Commissaire pour la partie tunisienne SCÉNOGRAPHIE DZETA /Memia Taktak en partenariat avec la Ville de Tunis /Musée de la Ville de Tunis Souad Mahbouli /Directrice Contact :Sandra Davené andra.davene@ifctunisie.orgtél : (+216)71 105 214 /fax : (+216)71 105 242 MUSEE DE LA VILLE DE TUNIS –PALAIS KHE�REDDINE Place du Tribunal –La Médina, Tunis 10h-19h sauf le dimanche Période de Ramadan 10h-14h /Nocturnes 21h30-23h30 |
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