+ Répondre à la discussion
Affichage des résultats 1 à 7 sur 7

Discussion: La Kahina Reine Berbère

          
  1. #1
    serendipity Avatar de laurette
    Date d'inscription
    Dec 2007
    Localisation
    parmis les etoiles
    Messages
    8 253

    La Kahina Reine Berbère

    La Kahina reine berbère.

    Surnom de la « reine des Aurès » signifiant « la Prophétesse ». Al-Kahina régna sur plusieurs tribus de Berbères de l'Aurès, dont la sienne propre, celle des Djarawa, de 685 environ à 704 ou 705.

    À la fin du VIIe siècle, l'Afrique du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implantés sur les côtes, avec Carthage surtout et Septem (Ceuta) comme points d'appui ; les Arabes, ensuite, qui arrivent de l'est et tentent de pénétrer en Ifriqiyya (actuelle Tunisie) et, de là, dans tout le Maghreb (Occident) ; les Berbères enfin, habitants des lieux, groupe homogène du point de vue ethnique mais profondément divisé selon qu'ils sont nomades ou sédentaires, agriculteurs ou citadins commerçants, chrétiens ou juifs. Carthage tombe (695) devant Hasan ibn al-Nu'man al-Ghassani, nouveau gouverneur de l'Ifriqiyya. L'empereur Léontios réussit à reprendre la ville, mais seulement pour trois ans. De son côté la Kahina parvient à refaire l'unité berbère autour de sa personne et de sa tribu. Elle écrase l'armée d'Ibn al-Nu'mân, sur les bords de la Miskiyâna (près de Tébessa) dans le Constantinois et la repousse en Tripolitaine. En 798, Ibn al-Nu'man reporte ses efforts sur Carthage qu'il enlève, mettant les Byzantins en déroute : la maîtrise des mers dans le bassin occidental de la Méditerranée passe aux Arabes. Ibn al-Nu'man fonde Tunis.

    Un seul obstacle se dresse encore devant l'avance des Arabes vers l'ouest : la Kahina et le royaume qu'elle a constitué au Maghreb. Âme d'une résistance intransigeante, elle aurait pratiqué la politique désespérée de la terre brûlée, saccageant le pays, détruisant les villes et brûlant les plantations pour en détourner les Arabes et les décourager. Cette politique lui aliène la population sédentaire, tant citadine (grecque et berbère) que campagnarde. Ibn al-Nu'man tire parti de cette situation, réclame et reçoit des renforts armés que le calife ‘Abd al-Malik vient de lui envoyer (702) et reprend l'offensive. La tradition veut qu'à la veille de la bataille qu'elle savait décisive, la Kahina, plaçant l'intérêt de la famille avant celui de la tribu, ait intimé l'ordre à ses deux fils de rejoindre les rangs des Arabes. Y ont-ils, en sus, reçu un commandement et poursuivi la guerre contre les Berbères ? Certaines sources le prétendent. La bataille eut lieu à Tabarqa. La Kahina y fut vaincue et décapitée au lieu dit depuis Bir al-Kahina (le puits de la Kahina). La voie vers l'Atlantique était ouverte aux Arabes. L'histoire de cette femme fougueuse et indomptable (la « Déborah berbère ») est en grande partie légendaire : les romanciers s'en sont emparés.

    Certains Algériens pensent qu'elle était Juive. D'autres non.
    Mais pour sûr, ce fut une patriote, et adversaire devant les invasions d'Arabie.
    Des jeunes gens très éduqués d'Algérie qui ont l'assurance de leurs grands parents qu'elle était Juive, et qu'ils ont sont les descendants, et ils adorent la Kahina, et ce qu'elle représente.

    Celà va sans dire...ils n'aiment pas l'oppression arabiste en ce pays, et avec nostalgie, ils recherchent leurs racines juives, pro-Hébraïque. Dont ils en sont fiers, à travers la Kahina, et de ce qu'ils peuvent entrer en contact, malgré leur éducation pro arabe et contre l'Etat Hébreu.



    le vrai nom de la kahina ou reine dihya,n'est pas encore bien connu:
    DAHYA , DAMYA , KAHIA ?

    kahia :viendrait de l'hébreu où cahen et cohen signifient pretre
    DAMYA :viendrait du tamazight où edmy signifie devin.
    DAHYA OU DIHYA viendrait de tachelhit(chaoui) ,signifiant "la belle".

    kahina vient de l'arabe et signifie pretresse.
    on l'appelle dihya tadmut = belle gazelle.

    selon ibn khaldoun , mais non confirmé,elle est la fille de MELAG ,roi des aures.
    ELLE EST PAR CONTRE ISSUE DE LA TRIBU DES zenata.

    TOUJOURS SELON IBN KHALDOUN la kahina était juive , information pas tres sure selon certains historiens qui s'accordent à dire qu'elle était animiste.



    UNE AUTRE VERSION:



    LA KAHINA

    C’est un personnage historico-légendaire, dont on ne connaît avec certitude ni son vrai nom, ni la religion à laquelle elle appartenait, ni même le lieu et la date exacts de sa mort (sans parler de sa naissance !). On ne sait même pas si son surnom (La Kahina, ou la Kahéna ?) vient de l’hébreu koha , prêtre, descendant d’Aaron, frère de Moïse (Cohen), ou de l’arabe (prophétesse). L’Encyclopedia Universalis conclut son article sir la Kahina par ces mots : « L’histoire de cette femme fougueuse et indomptable (la « Déborah berbère ») est en grande partie légendaire : les romanciers s’en sont emparés. » Peu de certitudes. En effet, la plupart des sources proviennent de récits traditionnels. Ibn Khaldoun (1333-1379), qui est le seul à manifester esprit critique et désir de comprendre et d’expliquer, écrit sept siècles après les événements. Voici ce qu’il en dit :

    Une partie des Berbères professait le judaïsme, religion qu’ils avaient reçue de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie.. (……)

    Parmi leurs chefs les plus puissants, on remarqua la Kahéna, reine du Mont-Aurès, et dont le vrai nom était Dahia, fille de Tabet, fils de Nicin. Sa famille faisait partie des Djéraoua, tribu qui fournissait des rois et des chefs à tous les Berbères descendus d’El-Abter.

    Le khalife Abd el-Melek fit parvenir à Hassan ibn-en-Noomane el-Ghassani, gouverneur de l’Égypte, l’ordre de porter la guerre en Ifrikia … El-Hassan se mit en marche, entra dans Kairouan puis emporta d’assaut la ville de Carthage. Après cette victoire, il demanda quel était le prince le plus redoutable parmi les Berbères, et, ayant appris que c’était la Kahéna, femme qui commandait à la puissante tribu des Djeraoua, il marcha contre elle … Mais cette dernière mena ses troupes contre les musulmans et, les attaquant avec un acharnement extrême, les força à prendre la fuite après leur avoir tué beaucoup de monde … La Kahéna rentra dans son pays et continua pendant cinq ans à régner sur l’Ifrikia. Hassan revint en Afrique à la tête de nombreux renforts. À son approche, la Kahéna fit détruire toutes les villes et fermes du pays, depuis Tripoli jusqu’à Tanger. Mais elle fut abandonnée par ses alliés qui virent avec un déplaisir extrême la destruction de leurs biens … La Kahéna fut battue et tuée dans le Mont-Aurès. L’offre d’une amnistie générale décida les vaincus à embrasser l’islam.

    Ibn Khaldoun
    (Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l’Afrique, traduction par De Slane,1852.)

    (Texte cité par Didier Nebot, dans les sources historiques de son roman La Kahéna reine d’Ifrikia, éd. Anne Carrière, 1998)

    C’est à partir de ce texte que vont naître et se développer différentes versions de la légende de la Kahina. Elle a reçu différents surnoms, plus ou moins justifiés : la « Déborah berbère » (Georges Marçais), « la Jeanne d’Arc africaine », et aussi « la Judith berbère ».

    Que dit l’Histoire ?

    À la fin du VIIe siècle, en Afrique du Nord :

    · Les Byzantins tiennent Carthage

    · Les Berbères, anciens habitants du pays, sont divisés par leur mode de vie (nomades ou sédentaires, agriculteurs ou citadins commerçants) et leur religion (chrétiens ou juifs, sans compter les restes de religions punique ou animiste)

    · Les Arabes arrivent de l’est et tentent, dès 647, de pénétrer en Ifriqyya. Mais ils rencontrent une résistance longue et farouche, alors qu’ils n’avaient rencontré aucun obstacle sérieux dans la conquête de l’Égypte et de la Cyrénaïque.

    Le déroulement des évènements.

    En 670, ‘Oqba ibn Nafi‘ fonde Kairouan (< qairawân : place d’armes), première ville musulmane au Maghreb. Il multiplie les raids vers l’ouest. Kosaïla, berbère chrétien, prince des Awraba, est fait prisonnier.



    C’est à peu près à cette époque que commence vraiment l’histoire de la Kahina.. Jusque là, on peut imaginer son enfance : une petite fille, pas tout à fait comme les autres. C’est une fille de chef. Est-elle fille unique ? C’est une hypothèse généralement admise, pour expliquer qu’elle soit devenue chef, même si chez les Berbères les femmes n’étaient pas asservies aux hommes, et le matriarcat n’y avait rien de scandaleux. Le prénom qu’on lui attribue le plus souvent est Dehya, ce qui signifie « la Belle » en berbère. Quelle éducation a-t-elle reçue ? Sans doute l’éducation traditionnelle des femmes (apprendre à filer, à tisser, à faire la cuisine …), mais elle a probablement aussi appris à monter à cheval et à manier les armes.

    Tout ce qui précède relève des hypothèses, puisqu’on ne sait rien de la vie de la Kahina comme personne. C’est lorsqu’elle est mêlée aux événements de son époque qu’elle entre vraiment dans l’histoire.

    Donc, en 675, Abou-el-Mohajir, nommé gouverneur de l’Ifrîqiya à la place d’Oqba tombé en disgrâce, fait prisonnier Koçeïla, prince des Awraba. Mais en 681 Oqba revient, et il aurait entrepris alors un grand raid dans le Maghreb. Il traînait dans sa suite Koçeïla, converti à l’islam pour sauver sa vie, et à qui il ne ménageait pas les affronts, traitant ce prince en esclave. Grâce à ses partisans, dissimulés dans la ville de Tahouda, il est libéré et Oqba est tué. Koceïla devient pour trois ans le véritable chef de l’Ifriqiya

    Trois ans après, nouvelle offensive arabe, sous le commandement de Zohaïr ibn Qaïs, qui livre bataille aux troupes de Koçeïla à Mems, près de Kairouan. Les Arabes remportent la victoire et Koçeila est tué (686). Mais les Arabes se retirent en laissant une garnison à Kairouan.

    À la suite de la disparition de Koçeila, les Awrâba perdent leur hégémonie sur les Berbères, et ce sont les Djerawa qui vont prendre la tête de la résistance : les Djerawa, c’est-à-dire la Kahina, qui devient alors « reine des Berbères ». Elle le restera cinq ans.

    Après la prise de Carthage par Hassan ibn en No‘man el-Ghassani (695), la Kahina parvient à fédérer les Berbères et remporte une victoire sur les Arabes sur les bords de la Meskiana. Mais cette victoire va avoir des conséquences tragiques pour la Kahina. En effet elle déroge au principe des Berbères : les prisonniers doivent tous être tués. Or, parmi les captifs se trouvent un tout jeune homme, Khaled, dont la beauté et la jeunesse émeuvent la Kahéna. Pour le sauver, elle décide de l’adopter, suivant une vieille coutume berbère.

    Khaled, pour autant, ne renonce pas à assurer la victoire des Arabes. Il observe, espionne. Il arrive à communiquer avec Hassan en dissimulant ses messages dans une boule de pain.

    Cependant les dissensions entre Berbères, accrues par la partialité de la Kahina dans le partage du butin, les affaiblissent.

    Hassan, encouragé par les messages reçus de Khaled, prépare une nouvelle offensive. Mais, cette fois, c’est contre des Berbères désunis que Hassan mène son offensive, d’autant que la Kahina, voulant prévenir le retour des Arabes, fait saccager le pays, appliquant la politique de la terre brûlée et « ne laissant debout ni arbres ni murailles »[i] (C.-A. Julien). On comprend que citadins et cultivateurs, qu’il fussent grecs ou indigènes, lui en aient tenu rigueur. La bataille eut lieu sans doute près de Tabarka. La veille, la reine aurait ordonné à ses deux fils de passer à l’ennemi et de se convertir à l’islam. La tradition la plus répandue veut qu’elle ait été tuée près d’un puits nommé depuis Bîr el-Kahina, et que sa tête ait été envoyée en trophée au calife.

    « Sa mort peut être considérée comme la fin de la résistance armée des Berbères contre les Arabes. De fait, lorsque, en 711, Tariq traverse le détroit auquel il a laissé son nom (Gibraltar : Djebel-el-Tariq) pour conquérir l’Espagne, son armée était essentiellement composée de contingents berbères et Maures »[ii] (Gabriel Camps, Les Berbères. Mémoire et identité)



    Pour ceux que cette histoire intéresse, citons quelques romans écrits à propos de la Kahina :



    · Roger Ikor, La Kahina, éditions ENCRE, 1978

    · Pol Serge Kahon, Kahena la magnifique, éditions de l’Instant, 1990

    · Abdelaziz Ferrah, Kahina, éditions Marinoor, Algérie 1997

    · Didier Nebot, La Kahéna reine d’Ifrikia, éditions Anne Carrière, 1998

    · Gisèle Halimi, La Kahina, Plon, 2006



    --



    «Maman tu es la plus belle du monde car tant d'amour inonde tes jolies yeux. »
    http://emoticoner.com/files/emoticon...gif?1292864933

  2. #2
    Nouveau
    Date d'inscription
    Sep 2006
    Localisation
    Nanterre
    Messages
    46
    Citation Envoyé par laurette Voir le message
    La Kahina reine berbère
    Al Kahina ( Dahiya ) oú on dit cette dernière était une nymphomane et elle avait 52 amants dont deux arabes tous des chefs de tributs ( excepté les arabes ) .....

  3. #3
    Fidèle Avatar de Léo82
    Date d'inscription
    Aug 2011
    Localisation
    Somewhere over the rainbow
    Messages
    4 333
    Citation Envoyé par dasaci Voir le message
    Al Kahina ( Dahiya ) oú on dit cette dernière était une nymphomane et elle avait 52 amants dont deux arabes tous des chefs de tributs ( excepté les arabes ) .....
    C'est quoi le problème avec la Nymphomanie :D j'aime bien, moi !
    Si tu dois inventer, réinvente l'amour dans les bras de ta dulcinée. Si tu dois dérober, dérobe-toi à la vermine. Si tu dois tromper, trompe la fatalité. Si tu dois t'enivrer, enivre-toi de moments à couper le souffle...

  4. #4
    Nouveau
    Date d'inscription
    Mar 2012
    Messages
    8
    D'accord avec ci-dessus

  5. #5
    Nouveau
    Date d'inscription
    Sep 2006
    Localisation
    Nanterre
    Messages
    46

    Qui a dit que les arabes n’aimaient pas les plaisirs charnels?

    Citation Envoyé par Léo82 Voir le message
    C'est quoi le problème avec la Nymphomanie :D j'aime bien, moi !
    C'est à dire qu'il s'agit d'une femme qui a envie de faire l'amour plus que l'homme ou bien : في العربية يعني امرأة شبق

  6. #6
    Fidèle Avatar de Léo82
    Date d'inscription
    Aug 2011
    Localisation
    Somewhere over the rainbow
    Messages
    4 333
    Citation Envoyé par dasaci Voir le message
    C'est à dire qu'il s'agit d'une femme qui a envie de faire l'amour plus que l'homme ou bien : في العربية يعني امرأة شبق
    WAW tu m'épates là.
    Si tu dois inventer, réinvente l'amour dans les bras de ta dulcinée. Si tu dois dérober, dérobe-toi à la vermine. Si tu dois tromper, trompe la fatalité. Si tu dois t'enivrer, enivre-toi de moments à couper le souffle...

  7. #7
    Nouveau
    Date d'inscription
    Sep 2006
    Localisation
    Nanterre
    Messages
    46

    Qui a dit que les musulmans n’aimaient pas les plaisirs charnels?

    Citation Envoyé par Léo82 Voir le message
    WAW tu m'épates là.
    «l’islam aime la chair, l’amour et les femmes». allahou akbar !!!!!!!!!

Discussions similaires

  1. Le berbère tunisien
    Par Tite_NatuRe dans le forum Culture et Histoire de la Tunisie
    Réponses: 210
    Dernier message: 22-04-2014, 07h38
  2. reine des épées
    Par la reine des épées dans le forum Forum de bienvenue
    Réponses: 13
    Dernier message: 31-12-2009, 23h06
  3. plagiat + Hs (hsitoire de la kahina judeo-amazigh d'algérie)
    Par lounes dans le forum Culture et Histoire de la Tunisie
    Réponses: 0
    Dernier message: 25-09-2008, 22h01
  4. Athena reine Amazight de l’antiquité
    Par nimz dans le forum Culture et Histoire de la Tunisie
    Réponses: 16
    Dernier message: 27-05-2007, 01h53

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •  
User avatar JMann Customer 6 Posts Sorry, vBulletin....I'm putting this at the moment but not sure it's working properly...
Search Engine Optimization by vBSEO

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38