[FONT=Comic Sans MS][B]Recréer le mythe et redonner souffle à la ville-jardin… [I][COLOR=black]«La Marsa se vend»,[/COLOR][/I][COLOR=black] s’inquiète Mme Faïza Skandrani, chercheur, auteur de l’ouvrage [I]La Marsa d’hier et d’aujourd’hui. [/I]D’une rage suffocante, elle martèle ces mots, rappelant à l’assistance, venue nombreuse pour assister à la conférence de Abdellaziz Daoulatli sur l’histoire de la Marsa, les efforts qu’elle et son équipe avaient fourni pour sauvegarder la Marsa, toujours chère à leur cœur, chère au sens propre et figuré.

[/COLOR][/B][/FONT] [CENTER][FONT=Comic Sans MS][B]http://www.lapresse.tn/images/news/detail_news/73130
Kobbet El Hawa La Marsa[/B][/FONT][/CENTER]
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[I][COLOR=black]«Malheureusement, nos demandes, nos suggestions, nos travaux n’ont jamais été mis en valeur, ni pris en compte»,[/COLOR][/I][COLOR=black] ajoute-t-elle. Faïza a attendu cette occasion pour tirer la sonnette d’alarme. Elle renvoie la balle au camp de la jeune association de la sauvegarde de la ville de la Marsa (ASVM) créée le 21 juin 2007, et organisatrice de cette manifestation, placée sous le patronage du ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine et en collaboration avec la municipalité de la Marsa. Cette jeune association commence ses activités par un retour au passé à travers une exposition de photos, des conférences sur l’histoire de la ville, une présentation de livre de Colette Fellous [I]Plein Eté[/I]et enfin une exposition de bijoux «Les joyaux de la Marsa» de Yasmina Debbache, Amel Henchiri, Aycha Ben Khalifa Ben Chérif et Myriam Benedetto. [/COLOR]

[/B][B][COLOR=DarkGreen][U][I]«Les Mues de La Marsa»[/I][/U][/COLOR]

[COLOR=black]Une exposition d’une cinquantaine de photos prises dans les années 30, 40, 50 et jusqu’aux années 80, retrace en image l’histoire de cette ville. [I]«Les Mues de La Marsa» [/I]a été constituée grâce aux collections et à l’objectif de Skander Dhaoui, chef éclairagiste de cinéma et amoureux fou d’une cité qu’il n’a jamais quittée. Ces promenades commencent de la Baie des Singes, le premier hôtel quatre étoiles en Tunisie, et finissent à la tour Blanche[I], «où s’est déroulé le premier défilé de mode sous nos cieux»,[/I] précise-t-on. Figurent aussi l’ancien bâtiment du Zéphyr, Kobbet El Hawa, les maisons particulières construites dans un style classique, les places publiques les plus connues de la Marsa… [/COLOR]
[COLOR=black]Le voyage à travers l’histoire se poursuit à travers deux conférences tenues respectivement vendredi et samedi derniers. La première est réalisée par Abdellaziz Daoulati et la seconde est confiée à Denis Lesage et Inchirah Hbabou. [/COLOR]
[COLOR=black]Avec l’historien Daoulati, on remonte le temps jusqu’à l’époque punique où La Marsa n’est que l’antique Megara (faubourg- jardin de la Carthage), [I]«plaine fertile, couverte de jardins, d’arbres et de roseaux».[/I] En raison du nom de la Marsa, désignant un port ou un mouillage en langue arabe, les marsois croient à l’existence d’un port punique noyé sous les eaux de la ville. L’historien, comme tous les archéologues, ont affirmé que [I]«rien encore n’est venu confirmer l’existence d’un port punique».[/I] Même si la baie de la Marsa a parfois servi de mouillage, comme en 1856, pour le débarquement des troupes tunisiennes envoyées par Sadok Bey en Crimée.

[/COLOR][/B][/FONT][CENTER][FONT=Comic Sans MS][B][COLOR=black]http://upload.wikimedia.org/wikipedi...a_panorama.jpg[/COLOR][/B][/FONT]
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Les parcs beylicaux[/U][/COLOR]

[COLOR=black]Après les citernes puniques et les céramiques, les temples romains et les basiliques chrétiennes, l’historien enchaîne avec les ribats de la conquête arabe. [I]«Un ribat où les hommes pieux montent la garde, où ils enseignent, à partir du XIIesiècle, le soufisme et où sont inhumés quelques marabouts célèbres. Très vite la ville prend une vocation spirituelle». [/I][/COLOR]
[COLOR=black]Vers 1500, le roi hafside Abû `Abd Allâh Muhammad al-Mutawakkil choisit cette localité pour résidence estivale et y fait construire le palais d’Al-Abdalliya, constitué de trois résidences, entourées d’un immense parc qui s’étend jusqu’à la mer. Ce palais a été auparavant occupé par les beys husseinites. Dès le milieu du XVIIIesiècle, ces beys y construisent, à leur tour des demeures princières et les consuls de France et du Royaume-Uni édifièrent des demeures estivales avec beaucoup de jardins et de parcs. Ainsi, la présence de hautes personnalités françaises et tunisiennes contribue à l’essor de cette localité où l’on distingue aujourd’hui Marsa-Ville, Marsa-Plage, Marsa- Cubes, la cité des Juges, etc.[/COLOR]

[/B][B][COLOR=DarkGreen][U]La perte de la Marsa[/U][/COLOR]

[COLOR=black]En 1883, c’est dans cette ville que sont signées les conventions de la Marsa qui renforcent le contrôle des autorités françaises sur le protectorat.[/COLOR]
[COLOR=black]Ce qui a causé le sort tragique de la ville [I]«Avec l’indépendance. On avait détruit le cœur battant de la ville. Tout a été rasé et il n’en reste rien»,[/I] s’alarme un marsois. Pour lui, il est temps aujourd’hui de connaître avec une extrême exactitude quels sont les monuments qui ont été détruits et ceux qui restent et demandent une attention particulière.[/COLOR]
[COLOR=black]Quelles sont alors les démarches légales à suivre pour protéger des bâtiments historiques. [I]«Il serait donc nécessaire de se demander quelle valeur doit-on conserver. Il faut également préciser ce que l’on veut faire en priorité. Ainsi nous irons directement aux tréfonds de la mémoire de chaque natif de la ville…», [/I]explique Abdellaziz Daoulatli.[/COLOR]
[COLOR=black]Un travail colossal pour une association qui vient de démarrer. Serait-elle capable de satisfaire toutes les attentes ? [/COLOR]
[COLOR=black]Pour le moment cette structure a établi un programme d’action [I]«à court, à moyen et à long terme. L’objectif premier pour nous est de sensibiliser le public à la sauvegarde de la Marsa. On veut d’abord recréer le mythe et redonner souffle à la ville-jardin», [/I]insiste Radhia Ben M’rad, présidente de l’ASVM.

source: [URL="http://www.marhba.com/forums/www.lapresse.tn/index.php?opt=1&ed=2008-05-11"]lapresse.fr[/URL]
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