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Discussion: Les Tunisiens n'étaient pas avec les Nazis

          
  1. #1
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    Les Tunisiens n'étaient pas avec les Nazis

    [SIZE=4][B]Deuxième Guerre mondiale: Les Tunisiens n'étaient pas avec les Nazis[/B][/SIZE]

    Certains historiens estiment que les Tunisiens ont été massivement avec les forces de l’Axe durant le dernier conflit mondial. Ceci suscite de notre part à la fois une grande surprise et un grand intérêt.

    La «germanophilie» dont parlent ces historiens ne peut être généralisée à l’ensemble des Tunisiens et n’avait du reste aucun lien avec l’idéologie nazie. En outre de tels développements ne font que conforter la position d’une certaine littérature anti- arabe. Celle-ci chercha inlassablement, au profit de nébuleux lobbies et pendant des décennies, à amplifier au mépris de la vérité historique, des faits souvent apocryphes de l’histoire pour répandre sur le Monde arabe la thèse de la collaboration avec l’Axe durant la Seconde guerre mondiale.

    Par ailleurs et concernant l’impact de la campagne de Tunisie sur la mémoire collective, nous convenons qu’il est réel mais sans pour autant être lié à un sentiment d’aversion ou d’acceptation. En effet les exemples de ce genre sont nombreux, nous citerons «am errouz» ou l’année du riz ou encore «am ejjerad» ou l’année des sauterelles. Ces évènements, pourtant d’aversion car rappelant la famine pour le premier et la sécheresse pour le second, ont quand même marqué profondément la mémoire collective.

    N’ayant pas la prétention d’écrire l’histoire, nous nous sommes décidés, par simple curiosité intellectuelle, à proposer cette modeste riposte pour montrer que les Tunisiens dans leur majorité ont été du côté des Alliés. Cependant, ils ne purent obtenir une réelle liberté ni à la fin de la campagne ni à celle du conflit.

    Néanmoins ces évènements sonnèrent le glas des empires coloniaux et contribuèrent, une décennie après, à l’Indépendance de la Tunisie.
    Faisons tout d’abord un bref rappel de l’état des lieux avant, pendant et après cette campagne qui façonna le destin de la Tunisie.

    [B][SIZE=3]La Tunisie avant l’arrivée des Allemands[/SIZE][/B]

    La Tunisie vivait à cette époque une atmosphère d’exaltation populaire après l’investiture de Moncef Bey le 19 juin 1942. Bien que le reste du monde fût en guerre, la Tunisie avait bénéficié depuis l’armistice de juin 1940 d’un faux semblant de tranquillité. La vie politique était néanmoins figée depuis les évènements du 9 Avril 1938 et le long règne d’Ahmed Bey y apporta plus de léthargie.

    Moncef Bey illumina l’atmosphère de mille feux d’espoir en bousculant les traditions séculaires en se proclamant le “Bey du peuple”. Il commença par supprimer le «baise-main» qu’il considérait humiliant pour ses sujets et à s’adresser directement à son peuple. Moncef Bey secoua également les relations avec les autorités du protectorat en réclamant plus de droits pour les Tunisiens. L’incident du 12 octobre 1942 au palais du Bardo lors de la cérémonie de présentation des vœux de l’Aïd Esseghir amorça la multiplication des accrochages avec le résident général, l’Amiral Esteva. Ces incidents scellèrent le sort réservé au souverain quelques mois plus tard.

    [B][SIZE=3]L’attitude du Bey vis-à-vis des belligérants [/SIZE][/B]
    Le déclenchement de l’opération «TORCH » le 8 novembre 1942, marquant le débarquement d’une force anglo-américaine au Maroc et en Algérie, entraîna la Tunisie dans le tumulte de la guerre pour devenir un véritable champ de bataille durant six mois. L’Amiral Esteva, résident général, remit au Souverain, le 8/11/1942, une lettre du président des Etats-Unis d’Amérique, F.D. Roosevelt, datée du 7 Novembre 1942. C’était une première depuis l’établissement du protectorat le 12 mai 1881, qu’un pays étranger s’adresse directement au Souverain. Moncef Bey opta pour la position de neutralité en adressant le 12 novembre 1942 le même message à tous les belligérants.

    La position du Souverain, bien que d’une grande naïveté, dénotait tout de même un grand courage, eu égard à la présence de plus en plus grande des forces de l’Axe dans le pays.
    Les forces du protectorat, censées protéger le pays conformément à l’article 3 du traité du Bardo établi le 12 Mai 1881, après des hésitations, s’étaient repliées vers l’Ouest, laissant les premiers éléments de l’Axe s’établir en toute quiétude.

    [B][SIZE=3]Le comportement de la population musulmane vis-à-vis des nouveaux occupants[/SIZE][/B]
    Il est vrai, et toutes les sources le confirment, que la population musulmane avait accueilli l’armée allemande avec un mélange d’admiration et de respect, mais sans atteindre le niveau de la germanophilie ; le comportement très civique des soldats, l’habile propagande de Radio Berlin, avec les discours enflammés du speaker Younès Bahri, la présence d’un impressionnant matériel militaire même en ville, et l’absence des chefs du Neo-Destour (en prison), avaient piégé une partie de la population tunisienne. Il n’empêche que les chefs du Néo-Destour, Bourguiba en tête, n’arrêtaient pas d’envoyer les messages pour inciter les militants à éviter tout contact avec les forces de l’Axe et se rapprocher des Alliés. Certains comme Habib Bougatfa, Rachid Driss, Hassine Triki furent malheureusement charmés par le chant des sirènes allemandes. Ils crurent aveuglément au slogan «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Ceci étant, ils ne représentaient à cette époque qu’une petite minorité.

    [B][SIZE=3][SIZE=2]La préparation[/SIZE] [/SIZE]à Alger du complot contre la Tunisie par la clique de Peyrouton [/B]
    Une fois établis à Alger, les Alliés firent rappeler d’Argentine, où il était ambassadeur de Vichy, Marcel Peyrouton, ancien résident général à Tunis et colonialiste notoire. Winston Churchill dira à ce propos et sans aucune gêne et par intérêt stratégique : «Sur l’invitation des Américains, Peyrouton arrivait juste d’Argentine (06/02/1943) où il était ambassadeur de Vichy, afin de prendre les fonctions de gouverneur général de l’Algérie. Je leur déclarai que s’ils travaillaient (Peyrouton et Noguès) avec nous, nous ne les inquièterions pas pour divergences passées».

    Fort de ce précieux appui, Peyrouton tissera tout un réseau d’informateurs pour épier la Tunisie et à sa tête Moncef Bey. Il usera et abusera de la désinformation en faisant diffuser à travers les journaux algérois et sur Radio Alger toutes sortes de nouvelles visant à compromettre le Souverain Moncef Bey et le peuple tunisien dans la collaboration avec l’Axe, et ainsi les discréditer auprès des Alliés.

    Un personnage comme Peyrouton, peu enclin à accepter ou à imaginer une émancipation du peuple tunisien, fit tout ce qui était en son pouvoir pour l’incriminer. Il réussit à monter le complot de la destitution du Souverain Moncef Bey pour le seul tort d’avoir été nationaliste.

    [B][SIZE=3]L’attitude des Alliés à la libération de Tunis[/SIZE][/B]
    S’appuyant sur le travail d’une équipe d’apôtres du colonialisme, installés au Kef, à savoir le tristement célèbre Général Jurion, Peyrouton prépara méthodiquement une machination contre le peuple tunisien en exposant, à qui voulait l’entendre, la thèse de la collaboration. Il réussit à rendre Français et Alliés, présents à Alger, acquis à son point de vue.
    Il influença le Général Giraud, au point de le pousser à faire déferler une vague de répression sans précédent sur le peuple tunisien après l’arrivée des Alliés à Tunis. Il fit arrêter sommairement 10.000 Tunisiens sous l’accusation de collaboration avec l’ennemi.

    Il est à remarquer que l’influence du personnage toucha même les soldats de la 1ère Armée britannique en contact avec les Français d’Alger. Leur comportement envers la population arabe du Nord-Ouest fut des plus détestables. Ils firent assassiner froidement les hommes de la tribu des Ben Youssef de Béja, soupçonnés de collaboration avec l’Axe.
    Il faut également rappeler l’humiliation subie par le souverain Moncef Bey le 9 mai 1943, lorsque des éléments de la 6ème DB britannique, appartenant à la 1ère Armée, enlevèrent le Bey manu militari de son palais de Hammam Lif pour l’obliger à les accompagner jusqu’à la résidence de France.
    Une foule de voyous venus de nulle part entoura sa voiture stationnée devant le garage de la résidence et l’humilia en toute impunité devant le regard passif de la police française.
    Certains observateurs soulignent que le comportement était dû essentiellement à la dureté des combats à laquelle firent face les combattants. Cela ne concordait pourtant pas avec celui des soldats de la VIII ème Armée de Montgomery qui fut exemplaire et bienveillant avec la population civile du Sud et du Sahel. Ces combattants furent pourtant plus marqués après plusieurs mois de durs combats dans le désert libyen.
    L’attitude des Alliés fut passive en ce qui concerne le déferlement répressif des autorités françaises sur le peuple tunisien. A part les quelques interventions du consul américain Hooker Doolittle en faveur de Bourguiba, les Alliés se désintéressèrent totalement des affaires politiques tunisiennes car les considérant du ressort des autorités françaises. Ils firent même la sourde oreille aux rapports de leur propres services secrets tels que pour les Américains Office Secret Service ou OSS qui écrivait à propos de cette répression : «Ces actions sont contraires aux idéaux alliés….elles discréditent non seulement les autorités françaises mais également le prestige des autorités américaines et britanniques».
    Robert Murphy, le conseiller politique d’Eisenhower en Afrique du Nord, écrivait sans ambages dans ses Mémoires, en parlant d’une rencontre avec le militant algérien Farhat Abbas: «Les Américains approuvaient en général tous les desseins d’indépendance, mais nos buts en Afrique étaient limités par l’état de guerre et nous n’avions alors qu’un seul but : vaincre les nazis».
    Les autorités coloniales exécutèrent leurs desseins à leur aise, mettant en exergue la moindre action de collaboration des Tunisiens avec l’Axe. Ils firent payer aux habitants de Sidi Bouzid 25.000 francs à titre de réparation des dommages subis par les fermes coloniales de la région abandonnées par leurs propriétaires pendant les hostilités. Il est à rappeler que cette région fut le siège des plus âpres combats de blindés de la Campagne de Tunisie et la présence de milliers de soldats des deux camps pendant une longue période. Cela n’avait pas empêché les autorités coloniales de n’accuser et ne condamner que les Tunisiens pour ces méfaits. On savait pertinemment que c’était l’œuvre, dans la plupart des cas, des soldats en campagne.
    Cette grande vague de répression escamota d’une manière durable l’action des Tunisiens au profit des Alliés et pourtant ils furent nombreux à les aider.

    Par Mohamed Noureddine Dhouib Ingénieur ESE
    realites.com.tn

  2. #2
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    [SIZE=3][B]Les Tunisiens qui avaient choisi le camp allié[/B][/SIZE]
    La bibliographie et la documentation photographique sont souvent mises en évidence pour montrer cette minorité de Tunisiens ayant collaboré avec l’Axe. Celles relatives aux Tunisiens ayant choisi le camp allié, pourtant plus nombreuses, sont par contre escamotées. Cela s’explique par le fait que d’une part cela arrangeait les affaires des autorités coloniales et d’autre part à cause du mutisme des intéressés, craignant d’être taxés de traîtres par les nationalistes tunisiens.
    En effet l’absence de la plupart des chefs du Néo-Destour, en prison durant les quatre premiers mois de la campagne, laissa les Tunisiens livrés à eux-même dans le sens qu’ils avaient eu du mal à discerner entre la France combattante et la France coloniale. Les appels répétés de Bourguiba, de sa prison, pour un rapprochement avec les Alliés furent à peine audibles dans le brouhaha de l’habile propagande allemande. Certains comme Rachid Driss et Hassine Triki s’y attelèrent à un point tel qu’ils furent exclus du Néo-Destour le 28 février 1943, soit 48 heures après l’arrivée de Rome des leaders du Néo-Destour, libérés pourtant par l’Axe. Ainsi, et une fois reconstitué cinq années après les événements du 9 Avril 1938, et en présence des forces de l’Axe, le Néo-Destour se démarqua de la ligne pro-axiste en expulsant deux de ses membres n’ayant pas respecté les consignes.
    Parmi les nombreux cas isolés de Tunisiens ayant apporté spontanément leur aide aux Alliés, nous citons l’exemple de M. Hassine Rafrafi, décédé en 1989, jardinier à la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Tunisie.
    Cet homme avait caché, au péril de sa vie, un aviateur anglais dans un puits abandonné à l’intérieur de la résidence alors occupée par des officiers de l’Axe et gardée par de nombreux soldats. Il le ramena, à la barbe de l’ennemi, derrière les lignes alliées, à la faveur de la nuit, enveloppé dans un épais burnous et à dos d’âne. En reconnaissance à ce geste de grande bravoure et de courage, Sa Majesté Royale le Prince de Galles inaugura en mars 1990 le Club de la communauté britannique, situé à la Résidence et le fit appeler «Dar Hassine».
    Pour bien illustrer d’une façon générale l’attitude sans équivoque des Tunisiens vis-à-vis des Alliés, il y a lieu de citer les affirmations de témoins de l’histoire, Français de surcroît. Le premier militaire français, chef uprême des forces françaises de Tunisie à rejoindre les forces alliées, le général Barre, écrivit dans ses Mémoires : «La propagande allemande qui tendait en même temps, à détacher de la France la population musulmane, restait sans effet sur une partie importante de cette population, dans laquelle nous comptions des amis sincères et fidèles qui nous restaient indélébilement attachés et conservaient leur foi dans le triomphe final de la cause des armées alliées».
    Albert Memmi, écrivain juif français d’origine tunisienne ayant souffert de la persécution nazie en Tunisie, illustra dans son ouvrage «La statue de sel» la position des Tunisiens en affirmant : «Les Musulmans refusaient de prendre parti dans une guerre entre Européens. Ce fut miracle, au contraire, et justice à leur rendre que les masses musulmanes n’aient été complètement acquises aux nazis. Car rien ne fut négligé, promesses d’indépendance, émissions arabes à Radio Berlin, rappel des amitiés islamiques de Guillaume II».
    Robert Murphy, grand défenseur de l’intégralité de l’empire français et fort intrigué par la lutte au pouvoir entre Giraud et de Gaulle, reconnaissant le rôle joué par la population arabe d’Afrique du Nord dans l’effort de guerre contre les forces de l’axe, écrivit «Durant le printemps 1943, alors qu’Américains, Britanniques, Français et Arabes combattaient et mouraient pour chasser les Allemands, une guerre secrète se tramait autour d’Alger».
    Il y a lieu de rappeler que sur une recommandation de Darlan, Robert Murphy avait été à l’origine du choix de Marcel Peyrouton comme gouverneur de l’Algérie. Tout en regrettant tout de même ce choix, après avoir constaté les tribulations de l’intéressé, il écrivit : «Deux incidents en particulier auraient pu être réglés si je leur avais accordé assez d’attention dès le début. Le premier concernait Yves Chatel, victime d’une injustice. Il comptait parmi nos fidèles amis français. J’aurais dû le défendre et ne l’ai pas fait. Marcel Peyrouton, son successeur, était en cause dans le second. Je le soutins mais j’aurais dû étudier son cas plus attentivement au préalable» .
    Le Général Juin, grand artisan de cette répression, écrivit pourtant et dans le même sens, quelques années plus tard, dans ses Mémoires : «Je ne sache pas, en effet, qu’il y ait dans les annales de l’armée française, au cours de toute son histoire, des faits d’armes plus éclatants, ni plus sillonnés d’éclairs d’héroïsme que celui accompli par le 4 ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens lors de la bataille du Belvédère».
    Parmi les écrivains ayant décrit cette période on peut citer le commandant Louis Audouin-Dubreuil. Cet écrivain, officier aviateur de réserve établi dans la ville de Zarzis depuis 1920, parlant couramment la langue arabe, était un grand connaisseur de la Tunisie et de ses habitants.
    L’ouvrage qu’il écrivit, juste après cette campagne de Tunisie, est un ensemble de récits recueillis à chaud auprès de personnes civiles ou militaires ayant vécu le déroulement de ces évènements. Malgré sa connotation colonialiste, compréhensible à cette époque, cet ouvrage recèle un nombre important de témoignages concernant la position pro-alliée des Tunisiens.
    L’auteur écrit en avant-propos «Dans l’évocation de ces évènements, tous, Français et Tunisiens, m’ont donné par leurs souvenirs et leurs jugements, la magnifique confirmation de cette union qui malgré quelques vagues errements, ne s’est jamais démentie entre populations européennes et musulmanes».
    Il ajoute à la fin de l’ouvrage, en hommage à l’ensemble des militaires maghrébins ayant contribué à l’effort de guerre : «Parmi les troupes françaises nos frères d’islam étaient encore à nos côtés comme toujours dans le combat. Ils venaient à Cassino, au Belvédère et dans toute l’Italie, de rajeunir en gloire neuve l’antique gloire des turcos et des tirailleurs. Et cette armée unie dans un même idéal allait, par la vallée du Rhône, remonter au cœur de la France».
    Le commandant Louis Audouin- Dubreuil cite aussi un grand nombre de Tunisiens passeurs de ligne et des caïds qui rendirent de grands services à la cause alliée. Il décrit le calvaire du caïd de Gabès, M. Rhouma Belhiba, qui avait été arrêté par les Allemands et faillit être fusillé car soupçonné d’avoir apporté de l’aide aux Alliés. Ainsi une partie de l’administration tunisienne se démarqua spontanément de Vichy pour servir les Alliés.
    Il faut reconnaître que cet ouvrage, écrit pendant la vague de répression lancée par le général Giraud sur le peuple tunisien, était audacieux.
    En effet par sa reconnaissance de la massive position pro-alliée des Tunisiens, il dérangeait l’etablishement. Il est également curieux de constater que non seulement cet ouvrage avait échappé à la censure, mais il lui fut attribué le Prix de Carthage 1944, consolidant ainsi la crédibilité de ses propos.
    Nous estimons, en nous basant sur les écrits des principaux acteurs de cette période de la campagne de Tunisie, que la majorité des Tunisiens était du côté des Alliés.
    Ces mêmes acteurs, qui avaient contribué de façon directe ou indirecte, chacun selon sa position à la grande répression contre le peuple tunisien à la fin de la campagne, en écrivant leurs Mémoires, regrettaient leurs gestes. Ils estimaient avoir été induits en erreur par des esprits malfaisants de la bande à Peyrouton qui fut balayée par le Général de Gaulle lors de sa prise du pouvoir à Alger en juin 1943. Les réflexions de désaveu du Général de Gaulle, faites aux quelques protagonistes de cette répression, ne calmèrent pas leurs ardeurs. Le peuple tunisien continua à subir leurs injustes exactions plusieurs mois après.
    Il est vrai que les historiens maghrébins doivent avoir leur propre regard, analyse et interprétation sur cette période. Cependant ils doivent considérer que cette guerre concernait le Maghreb au même titre que les belligérants car elle confrontait la liberté à la tyrannie. Nous les invitons, avec la compétence que nous leur connaissons, après la mise en exergue de cette minorité de Tunisiens ayant eu un tant soit peu de penchant pour l’Axe, à s’intéresser un peu plus à ceux, nombreux, qui ont contribué à la victoire des Alliés.En effet il est temps d’arracher à, ce qu’ appelle à juste titre l’ éminent Slaheddine Tlatli, «La conspiration générale du silence», l’œuvre des Anciens combattants maghrébins de la 2ème Guerre Mondiale.
    Il ne faut pas toutefois oublier que le Général de Gaulle décida le 18 juin 1945, en reconnaissance aux Anciens combattants tunisiens, de transférer et de ré-inhumer la dépouille du tirailleur tunisien Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Ammar, originaire de Hergla et mort au combat contre les Allemands le 16 juin 1940, au caveau N°13 du Mont Valérien, haut symbole de la France combattante. Nous rappelons, en particulier, que dans l’effort de guerre environ 45.000 Tunisiens composèrent l’armée de la France combattante et les premiers soldats ayant foulé le sol allemand furent les Tunisiens du 4ème RTT.
    Nous devons toujours rappeler sans complexe, à certains qui veulent l’ignorer, notre contribution à la victoire de la liberté et notre attachement à son idéal.

  3. #3
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    bah les tunsien non pas aidé les nazis c vré mais alors jveu dir c pas parsekil aime les français car jamai un peuple na aimé son colonisateur et jcroi pas ke les tunsien fon lexeption
    alors je croi ke maim si les tunisien on participé dans les batail contre les nazis cété sou force et obligation larmé francaise a obligé des santène de jeune tunisien de travaillé pour larmé française en erope congo indechine algeri ...... et otre zon ki été sou ladministration française
    ehhhhhh ban si la tunisi été colonisé par des alman ou italien je vou assure ke les tunisien ne seron pas avec la france ossi
    conclusion ni le colonisateur ni les nazis été le bienvenu en tunsiien bah enfin de compte c du passé sa mai on na pas oublié
    salam

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