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Discussion: Zarzis, Oasis maritime

          
  1. #76
    Confirmé
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    Feb 2008
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    370

    Souitir Day.

    [B][/B]

    [B]Sorti assez tôt de mon oasis maritime, vers la ville de Zarzis, j’ai décidé en dernier lieu de la direction à prendre, comme d’habitude, laissant à la providence, le hasard, l’instinct, le « feeling », le soin de faire les choses. Entre mes cibles potentielles… Lemsa, Ejdaria, Bengardane, Choucha, Bogra, Hassi Amor, Médenine, Rsifett, Boughrara, Djerba, j’hésitais chaque fois, et s’il n y avait pas un argument majeur en faveur de l’une des destinations, je comptais jusqu’à dix sept en grenelle les noms pour aboutir à un endroit, vers lequel je me dirige aussitôt. C’était Hassi amor, qui était honoré à cause du jour de marché, la solidarité citoyenne avec ces gens, le commerce équitable et la possibilité de faire des détours vers des sites préhistoriques. [/B] [B] Juste avant d’y arriver, j’ai pris en stop, un vieillard marchant difficilement avec sa canne en bois d’olivier, qui, dés qu’il s’est installé, m’avait tendu une pièce de cinq dinars pour son transport, mais sans m’offusqué, je lui ai fait comprendre que c’est gratuit et j’ai fait ce geste des centaines de fois, avec plaisir et solidarité humaine. Avec la discussion, il s’est avéré que nous nous connaissons, et je l’avais abordé dans son cottage, lors d’une de mes vagabondages dans les « no mens land ». [/B] [B] En effet, pour un quatrième jour de l’Aïd du sacrifice, il y avait peu de gens au souk de Hassi Amor et très peu de vendeurs et encore moins d’étalages à même le sol de légumes frais du producteur au consommateur. Même l’honorable Dame, une sorte de « fakir » local, aux habits traditionnels multicolores, que j’observais depuis une année, s’arrêtant pour embrasser les femmes en leur prodiguant des conseils pleins de sagesse et de baraka…et remerciant les vendeurs qui refusaient de prendre l’argent pour ses achats modestes….m’avait manqué et son absence était aussi grande que ma déception que j’ai fini par comprendre. J’ai tout de même fait quelques acquisitions, dont certaines n’étaient pas nécessaires, mais juste pour dépenser une partie de mes maigres possibilités financières chez les ruraux…oignons, pommes de terre, piment vert, raisins, potiron, grenades…et quand un billet est resté dans ma main, je suis allé chez les vendeuses de poules et pris tout ce qu’une femme avait en œufs du terroir comme disent les citadins. J’ai aussi des poules à la maison, mais je ne sais jamais où elles mettent leurs « ovaires » et ne faisais que les nourrir pour le devoir de coexistence et d’empathie. [/B] [B] Il était encore tôt et en arrivant au village de Souitir, j’ai viré à gauche pour pénétrer dans les terres rocailleuses pour finir une prospection globale déjà entamée. Juste aux limites du petit village de cultivateurs et pasteurs paisibles, j’ai arrêté la voiture, pour constaté un monticule de terre, qui s’est avéré historique, avec quelques silex, deux tessons décorés, deux petites meules, un broyon, de grosses briques en cendres comme celles de Nebch Eddhib. Vue la proximité des maisons, le site n’a pas été fouillé et parait assez important et comme je m’y attendais, deux jeunes gaillards visiblement en colère et légèrement menaçant, sont venus à moi, m’interpellant sèchement de loin, mais devant ma diplomatie, ma sincérité et la cohérence de ma démarche écolo artistico humano historiciste, j’ai parvenu à leur faire comprendre mon activité bénévole de constat, de valorisation et de mise en relief de notre patrimoine. A la fin, on est devenu presque amis, et l’un d’entre eux, avait même trouvé un silex qu’il m’avait tendu gentiment. Je leur ai aussi promis de faire cet article en leur donnant l’adresse électronique de mon blog réservé au patrimoine. Hourra, vivent la limpidité comportementale et la crédibilité humaine.[/B] [B] Encore plus loin, je me suis arrêté pour voir trois collines, mais il n y avait pas de traces importantes et j’ai continué vers l’intérieur des terres sur une route sablonneuse longue d’une quinzaine de kilomètres qui traverse des oueds et des monticules. Voulant sortir de l’autre coté vers Hinchir Ghrabatt, mais la route était barrée par une grosse dune de sable et je ne pouvais pas risquer un enlisement très probable, surtout avec une chaleur torride de plus en plus suffocante. Je suis donc revenu pour l’oued Bouhamed que j’ai longé d’un autre angle au nord ouest. Avec une bouteille d’eau dans mon sac postal, un gros bâton dans la main et mon grand chapeau Djerbien sur la tête, je me suis éloigné de la voiture sérieusement malgré la chaleur qui augmentait sous le souffle d’un sirocco tardif. Les trouvailles étaient intéressantes et démontraient bien le passage de l’homme primitif au paléolithique il y a une quinzaine de milliers d’années au moins et les silex trouvés étaient moyennement travaillés en lames, lamelles, burins, pointes, grattoirs….ainsi que quelques bifaces au stade primaire de shopers. Je ne supportais plus la chaleur et la sueur et devait de temps en temps bouger plus vite pour cueilleur un tant soit peu de l’air crée par la vélocité du corps…mais je suis toujours tenté par un détour, un contournement d’une dune, le repérage de brulis, la prospection des petites pentes qui auraient servi à se protéger du vent….[/B] [B] J’ai donc réalisé les limites de mon endurance et que je ne pouvais continuer, pourtant, en revenant vers la voiture assez lointaine, je ne m’empêchais de serpenter étroitement sur cent mètres au moins la distance à parcourir encore. C’est alors que la pièce m’est apparue, enfouit dans le sable et seule une petite partie dorsale brillait au soleil brulant et avant de la déterrer, j’ai pris soins de la photographier, car je sentais qu’elle était très importante, ce qui a été confirmer, car c’était un assez long poignard très bien travaillé, de 75 mm, un chef d’œuvre, insoupçonné dans une ère à prédominance paléolithique. Ainsi, avec un comble de satisfaction, euphorique, ne sentant plus la chaleur ni la fatigue, fier de ma trouvaille, avec un sentiment de proximité avec mes ancêtres, j’ai regagné ma voiture qui doit encore faire une dizaine de km sur la piste rocailleuse jusqu’à Souitir city.[/B] [B] Voilà Souitir Day, voilà Souitir, ce village, qui malgré le peu d’habitants, comporte une série de stations et sites préhistoriques très importants et très connus comme ceux de Chichma, Maydher, Bouhamed, Souitir sud, Bouhamed sud ouest….ce village qui a beaucoup de mémoires en son sein, beaucoup de sagesse dans ses gens et beaucoup d’éthique de vie dans son quotidien.[/B] [B] [/B][B]Lihidheb mohsen éco artiste Zarzis 07.10.14[/B]

  2. #77
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    Feb 2008
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    370

    El Ketf, la langue silencieuse.

    [B][/B]

    [B]C’était l’isthme sud contournant le lac d’El Bibane, une langue de terre longue de vingt cinq kilomètres et large de sept cents mètres en moyenne, que j’ai visité cette fois, pour la cinquième fois sur vingt années de passion avec la mer et la nature. Bien sur, chaque sortie était différente, à cause de ma propre évolution dans le constat et la valorisation des milieux naturels et historiques. C’est une dorsale linéaire, rocailleuse, à très faible végétation, ne comportant que quelques cabanes de pêcheurs et de bergers de plus en plus rares à cause de la sécheresse et le manque d’eau et de végétation, qui reste encore, de part sa situation géographique en poche isolée, sa propriété tribale collective et sa proximité de la frontière Libyenne, une zone sauvage, sauvegardée par l’absence d’activités humaines. A part les arbustes semi désertiques, il n y a presque plus d’herbes à cause du surpâturage dans ce milieu naturellement pauvre et il en va progressivement de même dans le lac et dans la mer, à cause de la surpêche et le piratage destructeur des chalutiers contrevenants. [/B] [B] Après avoir parcouru une soixantaine de kilomètres, j’y suis parvenu avec le levé du soleil, pour découvrir pour la première fois, juste devant le port de pêche du même nom, un vestige romain à la portée des vagues de la haute marée, comportant une bassine à un mètre de hauteur pour le séchage du poisson et plusieurs traces de constructions tout autour, sur la terre pleine. Visiblement, c’était une station de salaison Punico-Romaine, à deux kilomètres à vol d’oiseau du site amphibie de Zoukhis, El Mdeyna à la pointe sud de Lac El Bibane. Principalement, ma sortie cette fois, avait plutôt, une tendance humanitaire, de constat et de compassion, surtout après l’accident tragique survenu à plusieurs émigrés clandestins, en majorité des Syriens, échoués au large d’El Ketf, et rejetés par la mer sur les plages de cet isthme… Je n’ai pas trouvé grands choses, à part quelques chaussures et un document personnel appartenant à l’un des naufragés, qui m’a laissé perplexe devant l’attitude à entreprendre. Informer ou ne point informer les relatifs des victimes, de leur infortune, est une équation difficile et un déchirement entre le comportement légal, moral et éthique…qui reste à trancher. Toutefois, j’ai toujours le réconfort du faux sentiment du devoir accompli, à travers mes protestations médiatiques et artistiques que je vulgarise ça et là, ainsi que mes participations aux manifestations de sensibilisation aux dangers de la « Harga », dans les écoles, les séminaires et les associations humanitaires quand l’occasion m’en est donnée. [/B] [B] J’ai fait presque la moitié du bras de terre, en négligeant les cotes rocailleuse que je ne peux plus aborder à cause des risques d’accidents, surtout que cette fois, juste au début, en sautant d’un rocher à un autre, j’ai failli tomber dans une crevasse de trois mètres, quand j’ai retenu le bout de mon pantalon de mon pied qui devait sauter…sous l’autre pied tremplin et ce n’était que grâce à la déchirure du tissu du pantalon que mon saut à été libéré et effectué. Ouf, c’était juste, car une chute la tête première dans un lieu aussi isolé et inhospitalier, aurait été fatale. La cote est constituée d’une vingtaine de petites baies ensablées, dont certaines sont utilisées pour abriter les petites barques des pêcheurs pauvres. J’ai continué donc sans démesure et avec mon sac de toile, il y avait aussi une bouteille d’eau et un bâton de berger, surtout quand je faisais en retour vers la voiture, la prospection du sol mitoyen et les risques des vipères et des chiens sauvages étaient réels. La nature historique de la région est complète, allant du paléolithique jusqu’au Romain, avec une absence manifeste du néolithique. A même la plage, les vagues avaient aussi découvert les dunes, pour montrer les restes de constructions et installations utilitaires anciennes, dont l’un, avait été aveuglé bêtement par le dépôt de déchets urbains, de poterie moderne et de bris de verres….on ne pouvait pas faire mieux pour défigurer une station historique. [/B] [B] La journée était relativement froide et le ciel couvert de nuages, ce qui ne facilitait pas mes recherches de silex par l’absence de la réflexion de la lumière sur les lames lisses. Entre temps, j’ai entrevu un troupeau de moutons, sans berger, en train de se diriger vers le sud, en broutant les rares bougeons des buissons. Un âne dont les pieds étaient liés par des cordes afin de limiter ses déplacements, m’avait surpris par ses braiements, dressant ses longues oreilles devant cet intrus, qui ne cadre pas avec le mouvement habituel des humains dans cet endroit.[/B] [B] J’ai déjeuné en marchant, mâchant du pain et du fromage, mais vers une heure et de demi de l’après midi, j’ai senti le besoin d’une petite sieste, qui prit une bonne heure, dans la voiture, les pieds sur le tableau de bord, sous les bruits du vent et des vagues et ne fut réveiller que par mes renflements de quiétude et d’acceptation. C’était le début de décembre et je portais encore des manches courtes, car la pluie et le froid, se font encore attendre avec des après midi trop courts rapprochant rapidement le soleil vers la colline. Soudain j’ai entendu des cris à très haute voix « Hay hay hay…Yahoh Yahoh Yahoh…Héhéhéhéhéhéhé…Youyouyouyouyou… Lalalalalalalalalalay…Drrrrrrrrrrrrrrr…. », et vu sur la colline, un homme sur une ânesse suivi par son petit trottinant à quelques mètres en arrière… Le berger, tout en criant, gesticulait avec un long bâton dans la main pendant qu’il tenait la bride de l’animal de l’autre. Il était à trois cents mètres de moi au moins et criait très fort sans discontinuer et je compris qu’il pressait le troupeau, qui avait fait trois heures de broutage vers le sud, de reprendre la direction du nord et revenir à l’étable et il lui suffisait de les diriger pour que les bêtes continuent toutes seules le reste du parcours. [/B] [B] Plus loin, vers le nord, où je me suis déplacé avec la voiture pour longer la cote toujours parallèle à la colline, le berger m’avait encore rattrapé, sur sa monture et son petit, à zigzaguer sur le sommet en silhouettes pittoresques qui quelques fois se réduisaient derrière la dorsale… Pendant un bon moment, j’ai observé ce spectacle grandiose, où, l’homme, la bête, la nature et sa morphologie, font et refont les mouvements de la vie…et peut être de leur coté, comme je les ai vu, ils m’auraient aussi considéré d’un autre angle, le leur, en intrus, forcément moins glorieux et encore moins intégré dans cet environnement naturel.[/B] [B] Le soleil déclinait rapidement et la fatigue me prenait aussi, car une journée entière de marche passionnée pour un homme de soixante ans, est une épreuve et une grande satisfaction. Pour rentrer j’ai eu l’idée de couper par un raccourci, du coté du site d’El Mdayna, et entrevu de loin une voiture qui montait à travers la colline et accéléré pour la rattraper. Il faut bien avoir un repère car il m’est déjà arrivé un ensablement dans cette région et il a fallut que mes collègues de travail de Bengardane organisent une expédition à ma rescousse. La route de l’autre coté de la colline était très ensablée mais la descente facilitait le passage sans problèmes. La voiture légère avait disparu dans la nature, mais juste avant le lac salé entourant El Mdayna, j’ai dépassé un camion frigo à l’arrêt et me suis arrêté pour attendre un accompagnement ou un renseignement au moins. Il n y avait personne autours de la voiture et quand j’ai considéré le passage seul, j’ai vu que l’eau submergeait la lagune et hésita à plusieurs reprises à longer la colline de son intérieur. Assez loin, j’ai vu la hutte d’un berger et quelques branchage et entre celle-ci et la voiture, j’ai vu une ombre qui se déplaçait voir la voiture frigo en arrêt. C’était un vieux, au visage tanné par le soleil et la dureté de la vie, qui me confirma l’absence de route sèche et m’invita de le suivre à travers l’immense surface d’eau….ce que j’ai décliné sagement. Admiratif, reconnaissant et légèrement anxieux, devant la bravoure de cet homme et ses semblables, qui se battent au jour le jour contre la nature et les conjonctures pour survivre, en contournant les lois, les eaux et obstacles, je dus revenir pour escalader la route ensablé de la colline en mettant à fond la musique de la voiture et redécouvrir enfin la mer, immense, indifférente, sournoise…[/B] [B] Juste au point de mon arrivée le matin sur El Ketf, prés du Port, j’ai entrevu un berger que j’ai interpellé croyant que c’était Amor, celui que je connaissais il ya quelques années. Après les salutations usuelles, il m’informa de l’infortune de mon ami, qui suite à une morsure de vipère, est resté quelques mois au lit entre la vie et la mort, et de ce fait changea de pâturage dans un endroit plus clément et moins sauvage.[/B] [B] Vipère… !!! Et moi qui trainait aveuglement entre les buissons, insouciant et confiant… mais je sais que la Baraka des « Ness Mlehh » est avec moi et les bêtes respectent Boughmiga le « Fakir » en Dieu, et il le leur rend bien, sage, sincère et respectueux.[/B] [B] [/B][B]Lihidheb Mohsen Eco artiste[/B] [B] Zarzis 03.12.2014[/B]

  3. #78
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    Feb 2015
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    [B]stitue une activité très importante et offre quelques centaines d’emplois directs et indirects. L’avantage est bien sur le climat agréable et les belles plages dorées, mais aussi la qualité d’un tourisme humain où l’hôtel et le touriste sont au milieu du village et avec les gens locaux, et l’étranger peut apprécier les valeurs humaines et traditionnelles lo[/B]

  4. #79
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    Feb 2015
    Localisation
    pakistan
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    Citation Envoyé par markjon55 Voir le message
    [B]stitue une activité très importante et offre quelques centaines d’emplois directs et indirects. L’avantage est bien sur le climat agréable et les belles plages dorées, mais aussi la qualité d’un tourisme humain où l’hôtel et le touriste sont au milieu du village et avec les gens locaux, et l’étranger peut apprécier les valeurs humaines et traditionnelles lo[/B]









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  5. #80
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    Mar 2015
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    12
    salam j 'aimerais bien visiter zarzis j 'ai jamais eu l 'occasion de visiter malgré que j 'ai deja visiter le sud tunisien

  6. #81
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    Oct 2017
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    zarzis
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    c'est vrai , zarzis une belle ville paramis les villes de tunisie

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