Discussion: Tunisie: Réforme de l'Assurance-Maladie: ce qui va changer... - Forums: National - Categorie: Le Magazine ; A partir du 1er juillet 2008, en cas d'une quelconque pathologie, chaque affilié social ne bénéficie des avantages de la ...
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Tunisie: Réforme de l'Assurance-Maladie: ce qui va changer...
![]() L'entrée en application de la 2ème phase de la réforme de l'assurance-maladie suscite actuellement pleins d'interrogations chez les affiliés sociaux. Et l'interrogation sur le choix des filières n'en est que la plus simple. D'autres questions, plus cruciales, retiennent l'attention des adhérents de la Caisse Nationale de l'Assurance-Maladie « CNAM ». Elles portent sur la mise à niveau des structures publiques de la santé, les problématiques d'encadrement dans les hôpitaux de l'intérieur du pays, l'approvisionnement des pharmacies hospitalières, l'indépendance des conjoints dans le choix des filières et, surtout, cet attachement aux structures publiques de la santé comme étant une soupape de sécurité irremplaçable. Malgré la campagne d'information et de sensibilisation que la CNAM est en train de mener à travers tous les médias, les affiliés sociaux, dans leur majorité, ne paraissent pas comprendre les mécanismes de la nouvelle réforme. D'ailleurs, il suffit que chacun d'entre nous interroge son propre entourage pour que l'on comprenne que, seule une infime minorité maîtrise les spécificités de cette réforme qui entre en vigueur dans sa totalité le 1er juillet prochain. Pour ceux qui ont choisi la filière hospitalière, ils peuvent s'adresser à tous les établissements publics de santé. Ils paient un ticket modérateur (20 % de la valeur de l'acte médical) pour une consultation ou une quelconque autre exploration. Même les médicaments, ils les obtiennent aux pharmacies hospitalières moyennant toujours un ticket modérateur. Les deux principales nouveautés sont : d'une part, les médicaments sont obtenus dans les Etablissements Publics de Santé. La CNAM promet, à ce niveau, d'approvisionner à temps ces pharmacies pour éviter une quelconque rupture des stoks. D'autre part, les affiliés de la CNSS et de la CNRPS sont couverts conjointement auprès des mêmes établissements. Ils relèvent tous de la CNAM. Pour ceux qui ont choisi la filière privée, il s'agit d'appliquer les mêmes normes que pour l'hôpital en passant par le médecin référent. En cas d'une quelconque pathologie, l'affilé s'adresse à son médecin de famille qu'il a mentionné lors du choix de cette filière. L'affilié ne paie qu'un ticket modérateur ( 30 % de la valeur des honoraires). Le médecin de famille peut lui prescrire des médicaments, des explorations ou l'adresser à un spécialiste si jamais il juge que c'est nécessaire. Seules la pédiatrie, la gynécologie, l'ophtalmologie et les soins dentaires ne nécessitent pas de passage obligé par le médecin référent (de famille). L'assuré social ne paie qu'un ticket modérateur dans toutes les phases de cette filière, même en cas d'une hospitalisation dans une clinique. Il doit toutefois passer par des unités de soins conventionnées avec la CNAM. Pour ceux qui ont choisi la filière de remboursement, l'assuré social peut aller soit dans les Etablissements Publics de Santé ou dans les cabinets du secteur médical privé. Il paie les honoraires et les prestations suivant les conventions établies entre la CNAM et syndicats professionnels. Ensuite, il sera remboursé par la CNAM suivant les réglementations en vigueur. Mourad SELLAMI Les soucis des affiliés sociaux: 1- Le souci de préserver l'accès aux structures publiques de santé comme soupape de sécurité. 2- La mise à niveau des structures publiques de santé tarde à se réaliser. 3- Le manque d'encadrement dans les hôpitaux de l'intérieur du pays. 4- Les pharmacies des hôpitaux ne sont pas bien approvisionnées. 5- Le choix des filières est individuel à l'adhérent. Chaque conjoint peut faire son propre choix. Les dernières semaines ont été marquées par les valses d'hésitation des affiliés sociaux en rapport avec le choix de l'une des filières proposées par la CNAM. Cette période a montré le degré d'attachement des assurés sociaux aux Etablissements Publics de Santé. L'un d'eux explique ce phénomène : « Si on me laissait le libre choix en dehors de toute contrainte, je choisirais, sans hésiter, de me faire soigner dans le secteur privé. L'encombrement et l'attente indéterminée dans les structures publiques ne sont que deux des raisons apparentes qui favorisent ce choix. Et il y a beaucoup d'autres plus importantes. Mais, étant donné la cherté des prestations sanitaires dans le secteur privé et bien que je ne paie que la valeur du ticket modérateur dans cette filière, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les tickets modérateurs de quelques pathologies dépassent 40 % de la valeur de l'acte médical et je ne saurais garantir que je ne tomberai pas sous la coupe de l'une de ces pathologies. On aurait bien aimé garder le secteur public comme alternative de secours, toujours disponible pour secourir l'affilié social». De prime à bord, il y a cette angoisse par rapport aux charges de la santé qui coûte cher, semble-t-il : « la santé n'a pas de prix mais elle a un coût élevé que l'actuel projet de réforme d'assurance-maladie est censé modérer », selon les dires d'un médecin de renom. En plus, il y a cette situation difficile des Etablissements Publics de Santé. Il suffit de savoir qu'il arrive qu'un médecin fasse plus de cent consultations par jour (et que sa moyenne journalière dépasse les quarante visites) pour comprendre la pression subie par ces structures. Les assurés sociaux attendent une mise à niveau qui tarde à se concrétiser. Ils espèrent que l'ouverture opérée par la réforme en cours sur le secteur privé permette de décongestionner l'activité hospitalière. Ils souhaitent, aussi, que l'avènement de la CNAM permette une meilleure restructuration des EPS notamment en matière d'implantation du matériel lourd et du suivi d'entretien des équipements existants. A ce niveau, les hôpitaux de l'intérieur du pays souffrent de carences notables. Ces EPS souffrent, aussi, du manque de médecins spécialistes. Une autre problématique angoisse les affiliés sociaux à l'approche de la prise en charge par la CNAM des soins ambulatoires. Il s'agit des médicaments dans les pharmacies hospitalières. Le projet de la réforme prévoit que le malade qui opte pour la filière publique, obtient ses médicaments dans les pharmacies des hôpitaux. Or, ces établissements souffrent de carences notables en approvisionnement, notamment pour les antibiotiques et les médicaments vitaux. Et si l'on sait que la retenue au profit de la CNAM est obligatoire, qu'elle s'élève à 1,75 % du salaire brut pour les affiliés de la CNRPS ( et 0,72 % pour les affiliés de la CNSS), qu'elle sera en moyenne de dix dinars mensuellement pour les premiers (et de trois dinars pour les seconds) et que ce montant pèse sur le revenu du tunisien moyen, les soucis des affiliés par rapport à la situation des pharmacies des hôpitaux deviennent compréhensibles. Car les médicaments coûtent chers et les affiliés sociaux ne veulent pas se retrouver dans l'impasse. Donc, ils réclament à la CNAM d'être préventive en matière de médicaments surtout que les appels d'offres prennent du temps et que le 1er juillet, c'est pour demain. Une autre question tracasse les affiliés sociaux, elle a trait au choix individuel des filières et à l'octroi pour chaque affilié d'une carte de soins, indépendamment de son conjoint. Ils trouvent qu'à une affiliation individuelle et des retenues personnalisées, on ne peut associer qu'une carte individuelle de soins. Ils ne voient pas de raison à ce qu'une carte unique soit affectée à deux adhérents qui paient deux cotisations indépendantes. Chaque individu dispose de sa propre identité. Du côté de la CNAM, le ton est plutôt à la sérénité. La Direction Générale est consciente de la lourdeur de la tâche. Mais, elle explique les soucis des affiliés par les réserves et les résistances suscitées par tout projet à son début. Elle assure que tout sera fin prêt lors de l'entrée en vigueur de la prise en charge des soins ambulatoires le 1er juillet prochain : « Il n'y a aucun lieu à l'inquiétude. La première année de la réforme a permis aux structures de la CNAM de s'adapter aux mécanismes. Des centaines de milliers de prises en charge ont été traitées. Des millions de fichiers ont été ouverts. Il ne faut pas oublier que la CNAM réunit les affiliés de la CNSS et ceux de la CNRPS avec leurs ayant droits. Nous mesurons l'ampleur de la tâche et nous avons préparé les logiciels adéquats pour faire face à cette situation ». Pour ce qui est de l'approvisionnement des pharmacies, une source autorisée à la CNAM affirme : « Nous sommes conscients qu'il faut instaurer de nouvelles traditions dans les pharmacies des hôpitaux. Seulement, la CNAM a les moyens de palier les défaillances et d'éviter les ruptures des stocks. En plus, l'expérience des polycliniques de la CNSS est édifiante à plus d'un titre ». Les responsables de la CNAM trouvent qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer : « Ce projet va permettre d'étendre la couverture médicale à la majorité de la population. C'est une action de grande envergure et elle est à son début. La CNAM s'est inspirée des expériences des pays qui nous ont précédé et elle les a adapté aux spécificités tunisiennes. Une évaluation sera faite après chaque étape et nous ferons les corrections nécessaires. Mais, pour le moment, conjuguons les efforts pour réussir le lancement de cette réforme. Tout doit converger vers l'information et la communication avec les affiliés pour leur éclairer les acquis de cette réforme et les moyens d'en bénéficier ». source
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Modérateur
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re
La CNAM tunisienne ressemble de plus en plus à une usine a gaz...
Je m explique , a l avènement de son indépendance la Tunisie s est attaqué au plus pressant… c’est à dire l autosuffisance alimentaire , (toujours d actualité d ailleurs), l agriculture , l éducation , les infrastructures primaires , électricité , le gaz , l eau potable , route , autoroute ,les moyens de transports, l énergie . En diversifiant ses sources de revenus mais qui a l époque été essentiellement axé sur le tourisme.. Vint ensuite la super structure, la justice, la défense, la sécurité, l enseignement supérieur, l environnement, l aménagement du territoire etc... Elle s attaque aujourd hui à un programme extrêmement ambitieux qui est sensible car, il s agit de ce qui a de plus précieux chez l humain, sa santé... Apres de long mois de palabres indigestes qui a rassemblés tous les acteurs et intervenants de la vie médicale , médecins , administrateurs d hôpitaux , la CNSS, CNRPS , ministère de la santé public pour mettre en place une audacieuse institution de régulations des dépenses de santé baptisé la CNAM… comme ce concept de l assurance maladie est innovant dans cette Tunisie post indépendante et que par nature le conservatisme et le corporatisme sont légions, il a fallu adopté une posture directive pour concilié tout ce petit monde en usant de pédagogie ultime qui furent terrorisés a l idée de perdre leurs acquis si chèrement gagnés.. A mon sens le projet de la CNAM ce stade n est pas très cohérent, ni clair...si j ai bien compris, il existe 3 filières . 1 filière remboursement (feuille verte) le patient a le choix de choisir son établissement privé ou public a partir du moment que celui ci est conventionné, mais prend en charge toutes les dépenses liées à son traitement, il sera remboursé ensuite a hauteur du plafond fixé par cette caisse.. 2 filière public (feuille bleu) ouvert au personne qui souhaite ce faire soigné dans les CHU, CNSS, hôpitaux régionaux, polyclinique conventionné etc..le patient paie un ticket modérateurs a l instar de la France. 3 filière privé (feuille jeune) celle-ci correspond un peu a un médecin de famille bien sur conventionné qui soigne et oriente le patient par la suite vers un spécialiste si le besoin s en fait sentir, le patient est rembourser a hauteur du plafond. En apparence ce système semble assez libérale car en théorie, les assurés sociaux peuvent migrer d un système à un autre sans contrainte à partir du moment qu’ ils respectent les délais de migration.. j ajoute que c est 3 filières peuvent prendre en charges à 100% les patients souffrants de maladie chronique, incurables ou qui nécessites des interventions lourdes... Par conséquent en apparence tout va bien, bien que le système soit complexe et que j avoue ne pas avoir tout saisi, néanmoins plusieurs carence impacte cette institution …abstractions faite de la désorganisation des ses succursales ou les files d attentes s amoncelle et le manque de célérités des ses agents m amène a m interroger sur sa viabilité. .. Par exemple, la CNAM nous informe que le plafond annuel de remboursement par patient est fixé à 200 dt et de 50 dt pour les ayants droits!!!! 200 dt une somme dérisoire au vu du coût abyssales de la médecine moderne, il suffit de passer IRM doublé de deux visites chez un spécialistes et voila, on ce trouve hors du champ d applications du remboursement... La CNAM souffre aussi d un handicap majeure elle est très peu sensible au secteur des TIC par exemple il n existe aucune carte à puce qui regroupe toutes les informations utiles aux praticiens pour consulter son patient, de façon efficace aucune informations concernant le statut, le niveau de remboursement opérés, les praticiens travail complètement en aveugle … Des effets pervers peuvent aussi être imaginait par exemple qu’est ce qui empêcherai un patient a ce rendre plusieurs fois chez le médecins en sachant sciemment qu’il a déjà crever le plafond de remboursement de ce faire soigner a bon compte ?? Le médecin n as aucun moyen de s enquérir de l état sociale de l assuré, il risque de ce voir annoncé une fin de non recevoir de la part de la CNAM de façon légitime plus que le plafond a été atteint.. Pour le patient cela ressemble au parcours du combattant pour être remboursé, il faut envoyer des multiples documents, le couteux entre les dents l assurés sociales tunisiens doit s armer de patience. En fin, on le voie bien !!! La CNAM n est qu’à un stade embryonnaire, si elle souhaite être viable, elle va devoir massivement investir dans des Systems informatiques, centralisés les informations des ses assurés sociaux et réagir rapidement avec diligence aux besoins des citoyens, elle doit, procédés a des remboursements dans des délais raisonnables… Ce concept est très novateur en Tunisie, il est victime de sa jeunesse mais je pense que c est une idée magnifique qui va tenir toutes ses promesses dans l avenir et permettre aux plus grands nombres de bénéficié de soins de qualités cordialement Citation:
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Fidèle
Date d'inscription: September 2006
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je pense que les offices publics bénéficiant d'une assurance groupe ou étant adhrents à une mutuelle vont perdre par le choix de filière de soins certaines avantages qui leur garantit une couverture quasi-totale du risque sanitaire moyennant des cotisations supplémentaires supportées conjointement par eux-mêmes et leurs employeurs.
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Modérateur
Date d'inscription: February 2008
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re
Pour quelle raisons les entreprises, les administrations et plus généralement le secteur public va t il être perdant dans cette reforme??
Il est convenue que certaine cotisations sociales vont augmenter pour les partenaires sociaux, mais la part employeur sera plus conséquente, et de plus il me semble que la partie non prise en charge par la CNAM le sera par la mutuelle.... Mais bien que ce système n est a ses balbutiements, il me semble qu’il constitue une reforme majeure dans la prise en charge des dépenses de santés. Il s agit a mon sens d un choix idéologique de souscrire a ce genre d institutions public, car plusieurs pays dans le monde ont opté pour un system de santé libéral donc privé bien moins couteux pour la collectivité national, ou chacun couvre ses propres dépenses par ses propre moyens en souscrivant à des assurances privées souvent d ailleurs détenu par des fonds de pension.. . Le vrai risque dans ce genre de reforme est l accroissement des dépenses de santé relatif à l allongement de l espérance de vie, le manque de personne actives sur le marcher de l emploi pouvant assurer le paiement des cotisations sociales, l entré assez tardive dans la vie active des citoyens dû à l allongement de la duré des études, le chômage endémique et structurel des jeunes diplômés du supérieur... Le risque aussi non négligeable d alourdir les charges sociales pour les entreprises qui pourrait être une entrave a l embauche et qui pourrait différer leurs investissements ce qui aurai un impacte très négatif sur la croissance.. Néanmoins je continue a pensé que le gouvernement a pris la bonne décision en instaurant cette reforme majeur, digne des pays les plus avancés et qui sera profitable par tous, mais comme tous Systems, il est perfectible, il convient donc de l encadrait, de le contrôlait afin d éviter toute dérive dépensière et son implosion... Cordialement Citation:
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Fidèle
Date d'inscription: September 2006
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Portal Editor
Date d'inscription: March 2007
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CNAM et médecine libérale : intérêts divergents ?
Le projet de réforme de l'assurance maladie en Tunisie a été initié par le CMR du 16 février 1996, avec deux objectifs principaux : l'harmonisation des différents systèmes d'assurance maladie déjà existants pour les regrouper au sein d'un seul organisme la CNAM, et l'ouverture de cette dernière sur les prestataires libéraux de services de soins. Après une longue période passée entre, soit le silence total de l'administration, soit au mieux des tergiversations, est enfin parue la loi 71/2004 portant institution du nouveau régime de l'assurance maladie et la création de la CNAM. Et cela fait près d'un an et demi que cette dernière est effectivement fonctionnelle. Il est temps donc de voir si cette réforme a atteint ou du moins est en bonne voie d'atteindre les deux objectifs principaux qu'elle s'était fixés.L'harmonisation des différents systèmes d'assurance maladie et il y en avait un paquet, pour ne pas dire que c'était vraiment la foire, est la partie purement administrative de la réforme et la plus facile à réaliser. Elle est effectivement en bonne voie et sera entièrement achevée d'ici peu. Cependant on est en droit de se poser la question suivante ; cette harmonisation est-elle une fin en soi ? Si on harmonise dans l'amélioration c'est bon mais si ça se fait dans un nivellement par le bas, alors là on n'en veut plus ! Or à voir les prestations actuelles de la CNAM, nombreux sont ceux qui en viennent à regretter l'ancien régime ! ( Adhérents de la CNRPS, assurances groupes et autres mutuelles) . Concernant le 2ème objectif de la réforme, à savoir l'ouverture de la CNAM sur les prestataires du secteur privé, alors là on en est loin, très loin même ! D'abord, personne et en premier lieu nous les professionnels de la santé, n'a compris ni la logique ni le bien fondé du système incroyablement compliqué de prise en charge des soins adopté par la CNAM ; Ces fameuses trois filières mutuellement exclusives et hermétiquement cloisonnées que personne n'arrive à bien assimiler (même les employés de la CNAM ont du mal) et qui ont entraîné la confusion totale et des complications administratives et logistiques monstrueuses. Maintenant, hélas trop tard, on a compris pourquoi ; c'était une ruse pour canaliser le maximum d'assurés sociaux vers la filière publique au détriment des filières privées ! Sinon comment expliquer qu'on demande aux gens de choisir entre une filière publique complète, cohérente et ancienne et bien connue de tous d'une part, et d'autre part des filières privées complètement nouvelles donc inconnues du public, pour lesquelles on ne fait aucun effort d'information et qu'on laisse volontairement floues et imprécises (liste limitative des maladies chroniques sachant que leurs complications ne sont pas prises en charge !, Liste très très limitative des hospitalisations et de toute façon leur prise en charge n'est que très partielle et enfin un plafond ridicule pour les maladies ordinaires et annoncé longtemps après le début du choix ?!). Et c'est tout logiquement que 80% des assurés sociaux ont choisi la filière publique ! Si ce n'est pas de la fourberie, ça lui ressemble beaucoup. C'est l'art de donner l'impression de faire une réforme sans vraiment la faire. Finalement cette réforme n'a atteint aucun de ses deux objectifs principaux (et n'est pas prête de les atteindre), c'est un véritable échec. Pourtant, on pouvait mieux faire, pour preuve d'autre pays aux capacités semblables aux nôtres l'ont fait, notamment en Europe de l'est. Il suffisait de faire simple, logique et surtout réaliste. La santé coûte cher, les pays riches qui prétendent avoir une assurance maladie universelle performante et digne de ce nom (comme la France par exemple) y consacrent en moyenne 10 à 12 % de leur PIB, alors que notre CNAM n'est financée que par 6.75 du PIB de la Tunisie ! Comment voulez-vous donc qu'elle prétende au statut d'AMO universelle couvrant la majorité des frais de soins des Tunisiens ? C'est comme vouloir faire rentrer un éléphant dans une niche de chien ! Et toutes les manœuvres (système compliqué des filières...) mises au service de cette stratégie ne servent qu'à compliquer la vie du citoyen et des professionnels de la santé et risquent même à terme, de détériorer la qualité des soins. Avant cette réforme les dépenses de santé étaient essentiellement à la charge des ménages à hauteur de 49%, de l'Etat pour 30% et des caisses pour à peine 20% ! Il faut dire qu'au lieu de dépenser son argent pour la maladie, la CNSS par exemple se comportait comme une banque (placements, crédits....). Mais même si la CNAM y mettait tout son argent, ça ne suffirait pas à financer entièrement les dépenses de soins de tous les Tunisiens avec la même qualité de soins qu'actuellement. S'entêter à vouloir le faire entraînerait inéluctablement une détérioration de la qualité des soins dans le secteur privé, est-ce vraiment le but de la réforme ? Et tous les stratagèmes mis en place dans ce but ne servent vraiment personne, ni le citoyen ni les prestataires, mais peut être seulement l'ego de l'administration...ce qu'il faudrait par contre c'est maintenir la part de participation de l'Etat, ce qui permettra la prise en charge des soins des classes sociales très défavorisées, des campagnes nationales (de prévention, de lutte contre les maladies endémiques...) et le financement des structures hospitalo-universitaires qui assurent la formation et la recherche. Par contre ce serait bien d'inverser les parts respectives des ménages et de la CNAM pour que celle-ci supporte les 50% et les premiers seulement les 20% restants tout en conservant la même qualité des soins dans le secteur privé, voire même en l'améliorant, ce qui constituerait déjà un grand succès ! La médecine libérale tunisienne a toujours eu une très bonne réputation, pour preuve la satisfaction de nos concitoyens, la confiance que lui accordent nos voisins libyens et algériens qui y ont régulièrement recours et les nombreux témoignages des experts internationaux. Cette bonne réputation n'est pas le fait du hasard, elle s'appuie sur deux piliers indissociables; le savoir-faire et les moyens matériels. En s'obstinant à vouloir sous payer les services de soins du secteur privé, la CNAM fragilise le pilier des moyens matériels et qui dit sous financement dit sous investissement et inéluctablement détérioration de la qualité des prestations ! Les Tunisiens ont toujours été satisfaits des prestations de leur médecine libérale, tout ce qu'ils demandent c'est qu'on les aide financièrement à y accéder. A vouloir tout chambarder ces apprentis sorciers de la CNAM sont en train de dépasser de loin leurs prérogatives et jouent avec le feu ! source: tunisieaffaire.com
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#7 (permalink) |
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Modérateur
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ambitieux
On peut accuser ce nouveau régime de tous les noms, il n en demeure pas moins qu’il représente a mes yeux un tournant majeur, une révolution dans la prise en charge des patients et la régulation de dépenses maladies
Effectivement la santé coutre cher, très cher même, mais le coût de l inaction est infiniment plus élevé.. Si bien entendue la santé n as pas de prix elle a néanmoins un coût (allocation des ressources spéciales dans la lois de finance, hausses des cotisations patronales et salariales etc..) La CNAM tunisienne est 0 un stade embryonnaire, elle souffre de carences énormes en particuliers très mal centralisé et son budget TIC est dérisoire ce qui entraine un cafouillage administratif retentissant Par exemple au titre des 3 régimes proposés (feuille jaune, bleu ou verte) la maximum du remboursement espéré est de 200 dt par an et pas personne, pour les ayants droit cela est pire 50 dt annuelle.., il n existe aucun croisement de fichier entre un praticiens libéral conventionné bien sûr d un coté et la branche comptabilité de l administration de l autre !!! Le régime de remboursement de l administration conjugué a la qualification de certaines pathologies peuvent êtres entièrement prises en charges alors que d autres font l objet du ticket modérateur!!! un simple exemple un patient ce rend chez son médecin traitant pour 2 problèmes, le premier une simple grippe mais qu’ il est aussi il est atteint d un cancer qui nécessite l observation d un traitement stricte et de longue durée La première maladie est prise en charge à hauteur de 200 dt annuelle par contre la 2eme a 100% par l état quelle est la procédure à suivre dans ce genre de cas ?? Je ne vais pas énumérait toutes les incohérences liées a la mise en place de ce service, l augmentation des dépenses de santés, augmentations des cotisations sociales qui pourrait freinait l investissement ou l embauche des entreprises et autres PME PMI, encore trop peu de coordinations entre les administrais et l administration, dotation de remboursement dérisoire etc... Sur un plan social, cela est un grande nouvelle car elle procède des grands nations développés qui ce souci de la santé de leurs concitoyens en garantissant l accès aux soins et a une médecine moderne (voir espérance de vie pays développés) ce qui entre en ligne de compte afin de distinguer un pays développé d un autres émergent.. Bien à vous |
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#8 (permalink) |
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Confirmé
Date d'inscription: December 2007
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"Ce système est voué à l'echec " je vous transmet les dire d'un professionnel
il y a et il y aura que des problèmes , en premier lieu le choix d'un des trois régimes proposés , comment choisir si on ne comprend pas de quoi il s'agit exactement en terme de soins, de remboursement.... en second lieu , pour ma part un problème majeur la CNAM ne rembourse les soins, et les médicaments que si c'est préscrit par un médecin conventionné avec la CNAM sinon.........., je vous raconte une anecdote qui m'est arrivé , en allant consulter chez mon medecin spécialiste (endocrinologue) je lui ai demandé comment ça va se passer avec ce nouveaux régime eh bein la réponse " pour l'instant ils sont en pourparler avec la CNAM et il n'est pas sur la liste, ils refusent catégoriquement, pour que je sois rembousé je dois voir un médecin(généraliste...) qui est lui conventionné avec la CNAM pour la consultation / l'ordonnance pour les médicaments/ et les analyseset apres si bien sur je le veux je consulte mon medecin habituelle et qui connait bien mon cas et je paie la consultation sans qu'il y ait remboursement, tt le monde dirait pourquoi je reconsulte mon medecin la réponse est simple je connais très bien la compétence de celui ci et le cas nécéssite un suivi régulier voila tt et je suis sur qu'il ya d'autres lacunes ![]() |
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#9 (permalink) |
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Modérateur
Date d'inscription: February 2008
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oui mais..
Pourquoi tout simplement ne pas conventionné tous les praticiens à la CNAM ?? cela aurait plusieurs avantages d abord pour le patients lambda qui n aurait plus à ce soucier de qui est conventionné et de qui ne l ai pas …de plus cela aurait pour conséquence d élargir l assiette de cotisations sociale aux spécialistes qui soit dit en passant ce gave depuis toujours sur le dos du bon peuple en étant exonéré ou si peu ponctionné de cotisations sociales et fiscales indexé sur leurs revenus ....
Je suis naturellement pour la concertation tout azimut pour concilier et prendre en considération les préoccupations multilatérales légitimes… mais on n as pas le droit de faire capoter un tel projet, tous les acteurs de cette nouvelle institution patients praticiens CNSS CNRPS spécialistes ? CHU doivent accrochés leurs wagons pour trouver une issue favorable la mise en place et au succès de cette grande superstructure.. Bien entendue les débuts sont souvent laborieux et la communication didactique n est pas le fort des tunisiens, j en suis bien conscient, la CNAM doit faire des efforts pour expliquer de manière pédagogique, inciter, assister ses adhérents qui malgré toutes ses lacunes et ses carences dû a son jeune âge constituent a mes yeux un formidable espoir pour de nombreuse classes sociales …. Bien à vous |
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