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Discussion: Fleurs d'une terre nouvelle...

          
  1. #1
    Actif
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    Jan 2012
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    Ne gentem hic
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    Fleurs d'une terre nouvelle...

    [FONT=century gothic]Métaphore à part, je dédie ce topic à quelques poèmes de ma plume. Je n'en mets qu'un pour l'instant, en attendant de voir si des intéressés voudraient en lire d'autres. Il est toujours possible de me contacter par messagerie privée, pour d'éventuels plus amples détails. Pour vous éviter une lecture que vous jugerez fortuite (et inutile ?), le style de mes poèmes est presque (mais pas toujours) le même. J'opte très souvent pour des sonnets classiques conformes au contenu, très (voire trop) souvent mélancolique, fidèle au courant romantique. Vous retrouverez les bons vieux alexandrins d'antan, avec une césure obligatoire à la sixième syllabe.
    Le poème s'ouvre sur un dialogue entre deux amants, en 1998, et s'achève sur une note plutôt attendue, pour les connaisseurs du romantisme. La "forme" de la dernière strophe est entièrement voulue. Je vous laisse donc savourer les dégâts engendrés par la fuite du temps [SIZE=1](et perdre quelques minutes de votre vie, par la même occasion...)[/SIZE]:

    [/FONT][LEFT][FONT=century gothic]1998

    – Regarde, ma moitié ! il pleut sur la forêt :
    Vois tomber les cordes que le vent fait fléchir
    Au-dessus de nos pas que la boue veut détruire
    Pour réduire à néant nos Souvenirs secrets.

    – Le torrent n’épargne ni présent, ni passé :
    Nous garderons vivants, au fond de notre cœur,
    Ces précieux Souvenirs dans toute leur splendeur,
    Ces Souvenirs que temps et eau veulent chasser.

    2011

    – Regarde, ma moitié ! cette forêt déchue,
    Qu’au loin tu aperçois, comme un amas de ruines
    Que pleure le soleil derrière la colline,
    C’est notre coin secret, entièrement fichu.

    Ma forêt bien-aimée, rongée par les miellats,
    Que ni le Temps, ni l’Eau n’ont voulu épargner !
    Ta beauté légendaire n’est qu’un rêve éloigné :
    Tu perdras ce qui reste encor de ton éclat.

    Maintenant que tu n’es – malheureusement – plus,
    Où sont nos mémoires que tu devais garder ?
    Cette forêt rouillée, puis-je la regarder
    Sans penser un instant à son bois vermoulu ?

    Et pourtant, quelque part, brillant entre ses feuilles
    Éparpillées par terre, un joyau luit encore,
    Bien que le Temps et l’Eau l’aient rendu incolore.
    La nature est morte et elle fit le recueil,
    À défaut de lier à jamais leurs deux corps,
    Des amours séparés par le Temps, par la Mort,
    Deux amants réunis dans un triste cercueil. [/FONT][/LEFT]

  2. #2
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    Jun 2011
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    très beau poème !! tu écris très bien(même si je devrais t'en vouloir parce que commencer une journée avec un poème triste) comme dirait l'ami c'est pas la joie !

  3. #3
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    May 2011
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    paradise
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    j'aime le style ( et je ne suis pas fan des poèmes romantiques) , bonne continuation .


    j’attends la suite .

  4. #4
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    Jan 2012
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    Ne gentem hic
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    [FONT=century gothic]J'avais pensé que ça serait mieux qu'un énième sonnet rimbaldien sur l'éloge de la nature ou d'infinis compliments sur la beauté d'une femme... Mais je vous promets quelques poèmes un tantinet plus gais par le futur.
    Sinon, merci beaucoup... et désolé pour ta journée. :-p[/FONT]

  5. #5
    Fidèle
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    3 070
    dommage que les poètes soient considérer comme les parents pauvres de la littérature.

  6. #6
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    Ne gentem hic
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    Citation Envoyé par zébulon Voir le message
    dommage que les poètes soient considérer comme les parents pauvres de la littérature.
    [FONT=century gothic]J'aurais avec plaisir envoyé à la place de ce poème, scène par scène, une comédie de mœurs que j'ai écrite longtemps auparavant, mais comme c'est un peu "trop grand" (et éventuellement plagiable ?), j'ai préféré m'abstenir !
    Pour les romans, n'y pensons même pas... Ce n'est ni l'endroit idéal, ni l'heure appropriée pour ce genre d'ouvrages. :-)
    [/FONT]

  7. #7
    Actif
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    Jan 2012
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    Ne gentem hic
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    [FONT=century gothic]Grâce à la bonne ambiance qui règne sur ce forum, je retrouve le sourire et l'une de mes vieilles passions: l'ailurophilie ou l'amour inconditionné des... (Ne cherchez pas tout de suite, vous gâcherez l'éventuel plaisir d'une lecture poétique.) À vous de voir de quoi il s'agit à la fin de ce poème à la forme assez simple, et qui suit une métrique très fréquente pour ce genre d'écrits (J'ai opté pour des octosyllabes, avec une soudaine rupture à la dernière strophe du poème sur des vers de 7 syllabes, au lieu de 8. La raison ? Mon oreille m'a dicté ces mots et la chute n'en était que meilleure avec une syllabe en moins. Ça allège les vers et prépare à l'apothéose finale !), en espérant que vous aimiez. :-)

    Ses yeux étaient de couleur bleue,
    Sa peau était toute foncée,
    Avec des petits grains sableux,
    L’air vainqueur, les sourcils froncés ;

    Sa démarche était impériale,
    Son sourire bien trop radieux,
    Surplombé par une royale
    Moustache frisée, don de Dieu ;

    Épaules toujours relevées,
    Il était le centre du monde.
    Il était le mieux élevé,
    Ce petit chouchou de Raymonde ;

    Si son père avait consenti
    À cette fusion interdite,
    Ceci aurait anéanti
    Les règles que le monde édite :

    Eh, oui ! Car vous ignorez
    Que ce dénommé Sacha,
    Que l’on aime à adorer,
    N’est qu’un pauvre petit chat !
    [/FONT]

  8. #8
    Actif
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    Jan 2012
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    Ne gentem hic
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    [FONT=century gothic]J'aime bien l'aurore d'aujourd'hui, ça me laisse rêveur. Une petite chanson d'hiver, à la Verlaine, ou presque (La métrique est ici plus simple et beaucoup moins recherché que pour ce poète de mon cœur. Comme d'habitude, ce sont de classiques octosyllabes, tout ce qu'il y a de plus banal. :-p), pour commencer cette matinée mélancoliquement...

    [I]Son corps entier tremblait de froid,
    À moins que ce ne fût d’effroi ?
    Elle quittait, jaune pâle,
    Comme fuguant de sa maison,
    Le nid douillet et parental
    Vers les bras des quatre saisons.

    Errant vers l’incertain futur,
    Désormais loin de sa toiture,
    Elle ne sut ni quoi, ni qui
    La poussaient loin vers l’horizon,
    Vers l’inévitable et exquis
    Néant, val de défloraison.

    Le vent guidait chacun des pas
    Qu’elle faisait vers le trépas.
    Elle fanait et, à ses larmes,
    Au son du vent et de la flûte,
    Pleurait le cœur, d’un grand vacarme,
    De cette feuille en pleine chute…

    [/I]Continuant sur ma lancée, je me redécouvre d'anciens poèmes passables pour le néophyte que j'étais à l'époque:

    [I]La lune chasse le jour.[/I]
    [I]Le soleil chasse la nuit,
    [/I][I]Et l’aurore s’évanouit.[/I]
    [I]D’un cycle clos pour toujours,[/I]
    [I]Dans son ennui, la Nature[/I]
    [I]A niché ses créatures.[/I]

    [I]Le corps abrite l’esprit.[/I]
    [I]L’esprit habite le corps.[/I]
    [I]Et deux en un seul décor,[/I]
    [I]C’est trop de c*nneries.[/I]
    [I]Dans cette même coquille,[/I]
    [I]L’un d’entre eux a des béquilles.[/I]

    [I]Et nos toits, ils nous protègent,[/I]
    [I]De la pluie et des voleurs,[/I]
    [I]Du froid et de la chaleur,[/I]
    [I]De la grêle et de la neige,[/I]
    [I]Sans oublier les fatwas.[/I]
    [I]Mais qui protège nos toits ?[/I]

    [I]On ne se soucie jamais[/I]
    [I]De ce que sont nos maquis.[/I]
    [I]On les prend pour des acquis[/I]
    [I]Nous poussant vers le sommet.[/I]
    [I]À l’inaperçue présence,[/I]
    [I]Une insoutenable absence.[/I]

    [I]Et ce n’est que bien trop tard[/I]
    [I]Que l’on cherche à rattraper[/I]
    [I]Ce temps que l’on a zappé.[/I]
    [I]Irrattrapable retard…[/I]
    [I]Tout ce qu’on nous a ravis[/I]
    [I]Est parti loin de nos vies…


    [/I]Et un petit dernier, en clin d'œil à J.-S., qui avait dû commencer mal sa journée à cause d'un spleen de ma plume. La vraie tristesse peut parfois être causée par une déception amoureuse et être immuablement ineffable et ineffaçable (Ne lisez pas le double sonnet - à la forme très irrégulière - suivant, si vous êtes une âme sensible.):

    [I]Quand le soleil au front doré cessera de briller,
    Que notre étoile aura perdu toute beauté,
    Que mon amour pour toi sera mon meurtrier,
    Que ton seul sentiment sera la cruauté,

    Quand mes yeux ne verront rien d’autre que ton ombre,
    Que je ne vivrai plus que pour notre bonheur,
    Que ce qui restera de nous dans les décombres,
    Ornant mon cadavre, sera juste mon cœur,

    Quand l’eau de ces larmes où je baigne mon corps
    Deviendra mon tombeau, au moment de ma mort,
    Que le vent de ton cœur éteindra, en silence,

    Les bougies restantes de ma minable vie,
    Tu planteras en moi, profondément, ta lance,
    Et tu riras d’un air satisfait et ravi.

    Ce jour, même la mort ne voudra pas de moi,
    Et je devrai survivre avec mon cœur brisé,
    Malade de l'amour dont, seul, je serai proie.

    Ce jour-là, je serai vieux et tout épuisé,
    Obligé de vieillir avec ce cœur tout blême:
    Suffocant de douleur, je saurai que je t'aime...
    [/I]
    [I]Quand, ce jour, je serai tout vieux et décrépit,
    Dans ma solitude, j’étoufferai de peine,
    En lorgnant nos photos sur mon lépreux tapis,
    Et même pour tombe, je n’aurai qu’une benne.

    [/I][I]Je n’aurai que mes yeux pour pleurer le passé,[/I]
    [I]Regardant, impuissant, défiler les décades[/I]
    [I]Qui ne me rendront point tes baisers opiacés,[/I]
    [I]Dont je ne garde plus qu’un souvenir trop fade.

    [I]Quand, ce jour, je serai tout vieux et décrépit,[/I]
    [I]J’irai seul sous la pluie, sous le ciel sans soleil,[/I]
    [I]M’asseoir sur notre banc où ton cœur s’assoupit,[/I]
    [I]Entraîné vers le haut par l’éternel sommeil.
    [/I]
    [I]Je compterai les fleurs en versant quelques larmes[/I]
    [I]Et ma main tremblera, comme tremblent les feuilles[/I]
    [I]Au moment de tomber, d’un silencieux vacarme,[/I]
    [I]De peur de ne gésir seul au fond d'un cercueil.

    [I]Ce jour, quand je serai tout vieux et décrépit,[/I]
    [I]Les ans défileront sur cedit paysage :[/I]
    [I]Mon crâne surplombé de malheureux épis[/I]
    [I]Laissera le champ libre aux rides du visage.[/I]
    [/I][/I]
    [I]Ce jour, je serai vieux, tout vieux et décrépit,[/I]
    [I]Je ne connaîtrai plus que les tourments du corps,[/I]
    [I]Et je souffrirai seul de douleurs sans répit.[/I]
    [I]Mon âme plongera dans les abysses morts.

    [I]Ce jour-là, je serai tout vieux et décrépit,[/I]
    [I]Et mon pauvre dentier en sera maladif.[/I]
    [I]J’irai, pelle à la main, portant mon fier képi,[/I]
    [I]Creuser ma propre tombe et m’y enterrer vif...[/I][/I]
    [/FONT]

  9. #9
    Actif
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    Citation Envoyé par Ex nihilo Voir le message
    [FONT=century gothic][I]
    [I]Ce jour-là, je serai tout vieux et décrépit,[/I]
    [I]Et mon pauvre dentier en sera maladif.[/I]
    [I]J’irai, pelle à la main, portant mon fier képi,[/I]
    [I]Creuser ma propre tombe et m’y enterrer vif...[/I][/I]
    [/FONT]
    J'ai beaucoup apprécié tes poèmes "Ex nihili"..le ton mélancolique me rappelle Lamartine et son "lac"

    j'écris moi aussi de temps en temps des trucs qui ressemblent à "des poèmes"

    Voilà un exemple 3attayer:

    Bien venu "Nihili", marhba le poète..
    Apparemment t'es doué,
    ta plume est généreuse,
    Et ta tête est bien faite..

    Puis-je "EX nihili" te poser une question?
    pourquoi ce ton amère, et cette mélancolie?
    Pourquoi trop de regrets..trop de larmes versées..
    En te lisant souvent, on risque une dépression!

    Alors "M. nihili", que penses-tu de mes vers?
    C'est du n'importe quoi, ou c'est de la poésie?
    Tu peux me corriger, je ne serai pas vexée.
    A bientôt, le poète, j' t'ai pas gêné, j'espère!

  10. #10
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    Ne gentem hic
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    Citation Envoyé par Fusion Voir le message
    J'ai beaucoup apprécié tes poèmes "Ex nihili"..le ton mélancolique me rappelle Lamartine et son "lac"

    j'écris moi aussi de temps en temps des trucs qui ressemblent à "des poèmes"

    Voilà un exemple 3attayer:

    Bien venu "Nihili", marhba le poète..
    Apparemment t'es doué,
    ta plume est généreuse,
    Et ta tête est bien faite..

    Puis-je "EX nihili" te poser une question?
    pourquoi ce ton amère, et cette mélancolie?
    Pourquoi trop de regrets..trop de larmes versées..
    En te lisant souvent, on risque une dépression!

    Alors "M. nihili", que penses-tu de mes vers?
    C'est du n'importe quoi, ou c'est de la poésie?
    Tu peux me corriger, je ne serai pas vexée.
    A bientôt, le poète, j' t'ai pas gêné, j'espère!
    [FONT=century gothic](En fait, Ex nihilo, ça veut dire "Out of nothing".)

    Sinon, pour en revenir à tes vers, j'ai bien aimé, je dois avouer. Je suis un poète, mais je pense être loin de faire un bon critique. On retrouve une certaine métrique, surtout au niveau de la deuxième strophe, presque composée intégralement d'alexandrins (Si c'est involontaire, je te félicite, tu as la "bonne oreille" pour faire de la poésie classique), mais d'autres vers le sont aussi et tu n'as, au maximum, qu'une syllabe en trop. Le problème de la poésie de nos jours, à vrai dire, ainsi que des maisons d'édition (qui rejettent quotidiennement l'édition de mes écrits), c'est qu'ils cherchent des "poèmes" modernes, qui ne suivent ni métrique, ni rimes. Après, ça dépend bien sûr de ce que tu veux faire plus tard dans la vie... Quand on a comme métier celui de poète, il faut s'incliner devant les contraintes du travail et de la maison d'édition, en changeant de style d'écriture, et ce, même à contrecœur. La mélancolie, la nostalgie, les déchirures amoureuses, et j'en passe, ça n'alimente que soi-même. Ça ne se vend plus... ou plutôt, ça ne s'édite plus. Pour les éditeurs, il faut que ceux qu'ils engagent vivent avec leur temps.
    Alors, suivant une éventuelle envie d'éditer et de publier tes poèmes ou non, tu dois ou bien garder ce style et le renforcer (En imprégnant tes vers d'une mélodie, d'une image, d'une forme, d'une histoire... Faire de la poésie, c'est donner une forme, un sens et un rythme à chaque image. [URL]http://www.toutapprendre.com/minicours.asp?culture,litterature,ecrire-un-poeme&4901[/URL][/FONT])[FONT=century gothic], ou bien céder aux caprices des maisons d'édition en faisant de la prose poétique (Je parle en connaissance de causes, c'est ce que l'on m'a demandé de faire avec mes poèmes avant de les ramener !).[/FONT]

  11. #11
    Actif
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    Citation Envoyé par Ex nihilo Voir le message
    [FONT=century gothic](En fait, Ex nihilo, ça veut dire "Out of nothing".)

    Sinon, pour en revenir à tes vers, j'ai bien aimé, je dois avouer. Je suis un poète, mais je pense être loin de faire un bon critique. On retrouve une certaine métrique, surtout au niveau de la deuxième strophe, presque composée intégralement d'alexandrins (Si c'est involontaire, je te félicite, tu as la "bonne oreille" pour faire de la poésie classique), mais d'autres vers le sont aussi et tu n'as, au maximum, qu'une syllabe en trop. Le problème de la poésie de nos jours, à vrai dire, ainsi que des maisons d'édition (qui rejettent quotidiennement l'édition de mes écrits), c'est qu'ils cherchent des "poèmes" modernes, qui ne suivent ni métrique, ni rimes. Après, ça dépend bien sûr de ce que tu veux faire plus tard dans la vie... Quand on a comme métier celui de poète, il faut s'incliner devant les contraintes du travail et de la maison d'édition, en changeant de style d'écriture, et ce, même à contrecœur. La mélancolie, la nostalgie, les déchirures amoureuses, et j'en passe, ça n'alimente que soi-même. Ça ne se vend plus... ou plutôt, ça ne s'édite plus. Pour les éditeurs, il faut que ceux qu'ils engagent vivent avec leur temps.
    Alors, suivant une éventuelle envie d'éditer et de publier tes poèmes ou non, tu dois ou bien garder ce style et le renforcer (En imprégnant tes vers d'une mélodie, d'une image, d'une forme, d'une histoire... Faire de la poésie, c'est donner une forme, un sens et un rythme à chaque image. [URL]http://www.toutapprendre.com/minicours.asp?culture,litterature,ecrire-un-poeme&4901[/URL][/FONT])[FONT=century gothic], ou bien céder aux caprices des maisons d'édition en faisant de la prose poétique (Je parle en connaissance de causes, c'est ce que l'on m'a demandé de faire avec mes poèmes avant de les ramener !).[/FONT]
    Merci "Ex nihili" Je suis contente que tu as aimé mes vers, cela montre que je suis, peut être, sur la bonne route, bien que je ne compte pas devenir poète, ni en faire mon métier. J'aime la poésie et je fais des essaie de temps en temps, J'écris ce qui me passe par la tête, sans faire attention à la métrique, j'essaye de trouver les rimes qui conviennent, et le rythme du poème se fait au fur et à mesure.
    La poésie moderne ne m'interpelle pas beaucoup, je préfère la classique avec sa métrique et ses rimes, bien que je ne maitrise pas très bien la métrique mais des fois ça vient involontairement, et quand je compte les syllabes, je trouve que c'est correcte.

    J'aurai préféré que tu réponde à "mon poème" par un poème, comme ça on aura un dialogue poétique entre un poète et une poétesse amatrice.

  12. #12
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    Citation Envoyé par Fusion Voir le message
    Merci "Ex nihili" Je suis contente que tu as aimé mes vers, cela montre que je suis, peut être, sur la bonne route, bien que je ne compte pas devenir poète, ni en faire mon métier. J'aime la poésie et je fais des essaie de temps en temps, J'écris ce qui me passe par la tête, sans faire attention à la métrique, j'essaye de trouver les rimes qui conviennent, et le rythme du poème se fait au fur et à mesure.
    La poésie moderne ne m'interpelle pas beaucoup, je préfère la classique avec sa métrique et ses rimes, bien que je ne maitrise pas très bien la métrique mais des fois ça vient involontairement, et quand je compte les syllabes, je trouve que c'est correcte.

    J'aurai préféré que tu réponde à "mon poème" par un poème, comme ça on aura un dialogue poétique entre un poète et une poétesse amatrice.
    [FONT=century gothic]Mademoiselle veut et aura un poème,
    Où je vais lui dire ce que du sien je pense.
    Ce que tu as écrit relève du "proème",
    Un mélange subtil qui a son influence
    De fine poésie, parfumée de louanges,
    Avec de la prose, qui est bien ficelée.
    Pour la mélancolie qui au fond me démange,
    Ce sont des souvenirs que le temps a gelé,
    Qui ne resurgissent qu'après la déchirure.
    Peut-être est-ce l'Amour, qui renaît lentement,
    Maintenant que son cœur est fermé à serrure
    Et que je sais, hélas, que c'est fini vraiment...
    Sinon, pour revenir à ton joli écrit,
    Je dirais qu'il faudrait alimenter tes phrases
    Du sentiment sincère et de l'émotion pure
    Que le rythme des mots, les images bourgeoises,
    Le fond et l'histoire reflètent et procurent. :-)
    [/FONT]

  13. #13
    Actif
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    [FONT=century gothic][B][U]Énième sonnet romantique[/U][/B]

    Il a bien trop aimé et beaucoup trop haï.
    Qu’y a-t-il de rude qu’il n’eût point enduré ?
    Il saigne de chagrin, déserté et trahi,
    Condamné à ne plus jamais reverdurer.

    Il a bien trop donné et beaucoup trop gémi.
    Qu’y a-t-il sur terre qui équivaille sa peine ?
    Il pleure de nouveau, seul et sans nul ami,
    En traînant dans les rues sa colère et sa haine.

    Ressens-le qui vibre, qui frissonne et qui tremble.
    Apprécie ses senteurs que le ciel désassemble,
    Sur les tristes berges que la pluie colorie.

    Déguste et savoure sa mystique boisson.
    Écoute-le frémir et pousser de grands cris.
    Regarde-le… Ce cœur qui fond comme un glaçon.
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    [B][U]Les pleurs des amants désunis[/U][/B] (Avec une métrique trisyllabique assez bizarre, par ailleurs)

    [/FONT][FONT=century gothic]Elle pleure
    De malheur,
    Et il pleut.
    Rebat l’heure
    Dans son cœur
    Nébuleux.

    Sa douleur
    Et ses pleurs,
    Les entraîne
    Sans couleurs
    Le trembleur
    Vent des plaines.

    L’air brûleur
    Sans chaleur
    Devient bleu.
    Elle pleure
    De pâleur.
    Il repleut.
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    [/FONT][FONT=century gothic]Et une double fable pour finir... :-) Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est moins triste que ce qui a précédé, mais de là à parler de gaieté, ça reste à voir... ("Jusques", "encor", etc. ne sont [B][SIZE=1][U]PAS[/U] [/SIZE][/B]des erreurs orthographiques, mais des mots utilisés très fréquemment en poésie à la place des originaux. De toute façon, vous avez internet et les dictionnaires pour vérifier. Si vous trouvez une erreur dans les alexandrins, merci de me le signaler. Je ne les ai pas revérifiés.)
    [B][U]Le loup, la louve, la bergère, le cerf et les trois moutons
    [/U][/B]
    [U]Première partie[/U]
    Il était une fois, quelque part dans un bois,
    Une jeune bergère avec ses trois moutons.
    Un cerf, pris au piège, dévalait, aux abois,
    Pentes les plus raides, traqué par un glouton.

    La bête s’arrêta, pleinement épuisé,
    Au pâturage vert que gardait la bergère.
    Sa bouche frémissait. Forces amenuisées,
    Elle laissa tomber ces mots, en messagère :

    « Fuyez ! Fuyez vite ! Le méchant loup arrive. »
    La femme caressa le cerf terrorisé,
    Puis emmena la bête à la plus proche rive.
    « Je pars le rencontrer et le satiriser ! »

    Après avoir jeté ces quelques mots, la femme
    Emmena un mouton à un bord vagabond.
    À sa vue, le vil loup prit ses grands airs infâmes
    Et s’approcha, bien vif, de l’agneau moribond.

    Mâchoires ouvertes, salivant de la gueule,
    Il dit, d’un ton très suave, se léchant les babines :
    « Allons, pauvre bête ! Que fais-tu toute seule ? »
    Le mouton répondit : « Mais j’attends ma bambine ! »

    Il poursuivit alors : « La coquine est agile !
    Elle a traversé l’eau, traînant de ton côté. »
    « Je sais ! Je vais dormir. », dit-il d’un air fragile,
    Avant de s’écrouler avec grâce et beauté.

    Les yeux exorbités de faim et de famine,
    Le loup pensa tout bas : « Si une brebis passe,
    Alors je peux aussi. », les yeux de la vermine
    Totalement béants comme ceux d’un rapace.

    Malgré le flux de l’eau, qui coulait à la hâte,
    Le canidé sauta vers sa proie endormie,
    Avec l’agilité même d’un acrobate,
    Mais l’afflux aquatique était un tsunami ;

    Le loup se débattait et hurlait en pleurant.
    Le mouton se leva et jeta un sourire
    À la vue du loup gris qu’il trouvait écœurant,
    Avant de balancer, tout bas, ces quelques dires :

    « L’avidité du loup l’a mené à sa perte. »
    Cédant à l’abandon, l’animal résigné
    Fit ainsi emporté, comme une marée verte,
    Jusques à la terre des clans de sa lignée.

    [U]Deuxième partie[/U]
    Les loups hurlaient en pleurs, et une louve noire,
    Les yeux rouges d’haine, s’avançait vers le corps.
    Quand la bête le vit, elle crut illusoire
    La vision que ses yeux lui offraient de la mort.

    La meute était navrée pour la veuve nouvelle,
    Mais aussitôt chacun vaqua à son travail.
    Elle courait seule, comme étant dotée d’ailes,
    À la recherche de ses bourreaux, vaille que vaille.

    C’est là que son chemin croisa, sise sur l’herbe,
    Au loin, dans un pré vert, une belle bergère
    Qui rigolait avec un cerf, à l’air superbe,
    Et trois moutons tout blancs, à l’ombre bocagère.

    La louve comprit tout, mais s’arma de patience.
    La nuit enfin tombée, la bergère partit,
    Laissant les moutons seuls, par excès de confiance.
    Prenant le mors aux dents, derrière des orties,

    Le canidé fonça, plus vite que le vent,
    En direction des bêtes endormies sur le pré,
    Et enfonça ses dents dans le corps captivant
    Du cerf, qui s’écria, les yeux rouges pourprés :

    « Levez-vous, mes amis ! L’ennemi craint de tous
    Nous surprend en plein soir ! Alertez votre pâtre ! »
    Les moutons, alarmés, couraient, et, à leurs trousses,
    La louve, en colère, cherchait à les abattre.

    Elle en poursuivit un jusques à une impasse.
    Le mouton, en larmes, lui demanda alors
    L’intérêt de faire cette nocturne chasse.
    « La vengeance, c’est tout. Ce sera indolore,

    Ne t’en fais pas. », dit-elle sadiquement,
    Avant de dévorer le mouton d’une traite.
    Entretemps, un autre courait rythmiquement
    Vers la maison en bois où vit la bergerette.

    Il bêlait tout autour, quand la porte s’ouvrit ;
    La jeune femme était affolée, paniquée.
    Hélas ! Numéro deux, en pleine rêverie
    Pour cause de fatigue et de peur, abdiqué,

    Fut vite retrouvé par la louve fanatique,
    Qui n’en fit, à son tour, qu’une seule bouchée.
    À la retrouvaille attristée et dramatique
    Des cadavres de ces moutons, effarouchée,

    La bergère préféra fuir de son côté.
    Seul, le mouton restant se mit à réfléchir :
    « Que vais-je donc faire ? Ce loup qui a sauté
    A dû probablement, de chagrin, la fléchir,

    Cette louve, qui est, je pense, sa compagne,
    Et qui cherche à venger la mort de celui-ci. »
    Pensant à se cacher en haut de la montagne,
    Il se dit, y allant : « Mais viendra-t-elle ici ? »

    Il était résolu à ne pas se soumettre :
    Ceux qui, par sa faute, durent, hélas, périr,
    Révélant la nature hypocrite de l’être
    Qui les gardait, allaient être, d’après son rire,

    Vengés. Il attendit, au pic du mont rocheux,
    Et se mit à bêler de toute sa puissance.
    La louve, qui, perdue, cherchant d’un air grincheux
    Sa proie, qu’elle égara, se remplit de jouissance

    À l’entente du cri de total désespoir.
    Elle gravissait bien et vite les pentes,
    Avant d’apercevoir, dressé sur un perchoir,
    La perle convoitée, totalement crispante.

    La louve s’écria : « Descends ! Descends de l’arbre !
    Ne m’oblige pas à venir jusques à toi. »
    Le mouton s’esclaffa et, en restant de marbre,
    Expectora ces mots : « Non ! Tu sens le putois ! »

    La rage et le courroux s’emparèrent de la bête,
    Qui, d’un seul bond, était à la moitié du tronc.
    « J’arrive te manger. Je n’ai que ça en tête,
    Depuis que tu te prends pour l’absolu patron ! »

    L’agneau pencha sa tête, s’avança sur la branche
    Et s’arrêta devant une ruche d’abeilles,
    Qu’il poussa de la patte en signe de revanche.
    La louve descendit en courant. Le soleil

    Qui se levait à peine annonçait un matin
    Fort joyeux et heureux pour certains animaux ;
    Pour d’autres, que, hélas, le mal a atteint,
    C’était le début d’une vie pleine de maux.
    [/FONT]

  14. #14
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    Ne gentem hic
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    1 156
    [FONT=century gothic]Une comédie de mœurs très classique, de ma plume, que je mets à la disposition des éventuels intéressés (Toute critique est bonne à prendre !):
    [URL]http://img69.xooimage.com/files/d/8/f/ah-la-snoblesse-d...d-hui...-30f0fe3.pdf[/URL][/FONT]

  15. #15
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    Date d'inscription
    May 2011
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    Citation Envoyé par Ex nihilo Voir le message
    [FONT=century gothic][B][U]Énième sonnet romantique[/U][/B]

    Il a bien trop aimé et beaucoup trop haï.
    Qu’y a-t-il de rude qu’il n’eût point enduré ?
    Il saigne de chagrin, déserté et trahi,
    Condamné à ne plus jamais reverdurer.

    Il a bien trop donné et beaucoup trop gémi.
    Qu’y a-t-il sur terre qui équivaille sa peine ?
    Il pleure de nouveau, seul et sans nul ami,
    En traînant dans les rues sa colère et sa haine.

    Ressens-le qui vibre, qui frissonne et qui tremble.
    Apprécie ses senteurs que le ciel désassemble,
    Sur les tristes berges que la pluie colorie.

    Déguste et savoure sa mystique boisson.
    Écoute-le frémir et pousser de grands cris.
    Regarde-le… Ce cœur qui fond comme un glaçon.
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    [/FONT][FONT=century gothic]
    [/FONT]
    J'ai adoré surtout celui là, Une description unique et très poétique des souffrances d'un cœur "qui fond comme un glaçon", un coeur solitaire qui a enduré toutes les rudesses de la vie, qui pleure, qui saigne de chagrin et de douleur, qui frémit et pousse de grands cris....

    Ce que je n'ai pas compris, c'est l'utilisation, dans le vers 12 des verbes "déguster", et "savourer", on utilise généralement ces verbe dans un contexte qui évoque la joie et le bien être, ce qui ne va pas avec l'ambiance mélancolique du poème. Peut être que c'est voulu pour créer une sorte de paradoxe savourer et déguster l'amertume de ce cœur souffrant ? isn't it ? ou suis-je hors contexte?

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