[FONT=&quot]Pour la première fois je sens que tu m’es un étranger, la première fois je te cache mes sentiments sans regret. Pourquoi tu m’as poussé à faire ça de nous deux ?
Pour la première fois nous sommes ensemble et tu ne remarques pas que je ne suis pas la même, parce que tu ne t’es jamais rendu compte de ce qui était entre tes mains.
Je suis une femme qui vit dans ton ombre mais tu ne connais pas les révoltes qui s’accroîtraient en moi. J’ai accepté de vivre dans tes traces mais ce n’est plus le cas. Ce n’est pas que j’ai cessé de t’aimer. Non. Mais comment m’aimer si je ne suis pour toi qu’un reflet ?!
Ne crois jamais que ce que j’ai pour toi est une faiblesse et qu’il fera de moi une femme effacée, détrompe toi, car il est la plénitude de ma force.
J’avais envie de te retenir, de te dire combien tu me manqueras mais mon orgueil a récupéré le commandement.
Ce que tu n’avais pas compris que je suis une femme capable de tuer en utilisant une rose, de sourire quand son cœur saignait, je suis une femme qui a dans sa petite tête des centaines de desseins et qui se balançait d’une inspiration à une autre. Je suis une femme faite de coquetterie et d’innocence et que tu ne pourras pas duper avec tes mots doucereux ou l’une de nos interminables querelles.
Je suis une femme pas comme les autres : forte, vulnérable, intelligente et raisonnable à la fois, je suis celle que la peine rend plus déterminée, je connais certes des moments d’incertitude, de peur, mais finalement en relevant la tête avec fierté, gardant l’espoir et retrouvant ma confiance en soi je continue mon chemin. Mon sourire porte plus qu’un sens, il peut traduire mon malheur, ma joie de vivre ou mon bonheur …
Je suis une femme que malgré tout j’ai encore besoin de toi !
Quand comprendras-tu que ma froideur n’est qu’une grande envie d’être dans tes bras ? Que lorsque je suis distante ce n’est qu’une prière muette pour entendre ta voix ? Quand sauras-tu que mon silence n’est qu’une attitude que j’ai appris à feindre à chaque fois que je me trouve dans le besoin de te déclarer mon amour ? Combien de fois mon cœur s’étouffa avec ses propres mots car mes lèvres refusaient de les prononcer par crainte de te perdre ?

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