[SIZE="3"][FONT="Times New Roman"][B][CENTER][SIZE="4"]Le Sandwich.[/SIZE][/CENTER][/B]



C’était un lundi matin d’été où le ciel était bleu , les arbres resplendissaient d’un vert beau & intense comparable aux pommes. L’air était frais et me rendait léger. Mes narines dégagées me permettaient d’effectuer une inspiration conséquente d’oxygène …hmm , quel plaisir ! Fin bref , toujours est-il que ce lundi matin ressemblait en tout point avec les autres matinées , les gens me souriaient , les gosses jouaient dehors , et moi j’étais paumé dans mon coin. Comme à mon habitude je marchais le long du trottoir et faisais le tour du quartier. « Hey Kempo ! » que me lancent certains illustres personnages ! « Hey You ! » que je réponds manifestement. Le quartier avait au fil des ans bien changé , au point même de ne plus m’inspirer ne serait-ce une once d’affection à son égard. Memories…

Mais est-ce pour autant que je devais arrêter de marcher ? Non , assurément ! Une petite faim me saisit au ventre , et me suis dis vu l’heure , qu’il valait mieux que je finisse ma ronde et retourne voir la Gardienne du Temple Alimentaire (ma mère) afin de manger. Une bonne résolution qui me permettait en plus d’économiser mon argent , d’épargner à mon corps un excès de calories non négligeable ! M’enfin cela ne m’empêche pas de m’arrêter un moment devant la boulangerie. « Kempo ! » Ainsi m’interpelle la jolie boulangère avec son sourire à assoiffer plus d’une ivrogne de basse besogne de bourgogne qui se cogne ! Je restais sans voix…Je n’eu trouvé mot à dire…devant moi imprenable…Soub7anallah ! Je me suis retrouvé en l’espace de quelques secondes figé , tétanisé , devant une telle élégance , classe , prestance…Manifestement il fallait que je réagisse ! Je ne pouvais pas me permettre de rester comme ça sans rien faire. Ces tomates bien rouges qui se laissaient pudiquement découvrir par le pain toasté & doré…Hmm de là où j’étais , les saveurs de thon , dinde , salade et sauce Bergelesse qui composaient ce magnifique sandwich pouvaient facilement imprégner mon imagination affamée & débordante ! JE TE VEUX POUR MOI !

La boulangère un peu désemparée ne comprit mot à ce que je dis. Rapidement elle se réfugia toute rouge dans son tablier. JE TE VEUX POUR MOUAAAAAAA je fis un premier pas …
STEPEUF !!! Je me suis ramassé une claque sans comprendre le pourquoi…ni le comment d’ailleurs. Je me ressaisi manifestement. « M’enfin , que se passe t-il donc ? Ai-je mérité un traitement digne des pugilat d’autrefois ? Boulangère ! Tunisien ne veut pas dire Carthaginois , de grâce épargnez moi cette accoutumance greco-romaine ! » Elle ne me répondit point et me ferma la porte au nez. Seul face à la porte vitrée , je pouvais encore entrevoir les traits de sandwich à l’élégance maléfique !

Puisse la mère avoir pitié de son fils , je ne rentrerai pas manger à midi.


[/FONT][/SIZE]