J'ai beaucoup hésité pour vous en parler...
Je souffre de crises d'angoisse depuis quelques années. Mes symptômes sont les suivants:
sueurs froides, respiration saccadée, palpitations, mains et jambes en fourmillement, panique qui intensifie encore plus les symptômes. J'ai remarqué avec le temps qu'avoir peur de la crise rend la crise encore plus forte: avoir peur de la peur, ou avoir de l'angoisse... L'angoisse est en soi angoissante...
- Je ne peux pas suivre régulièrement le téléjournal: le ton du téléjournal suffit à lui-même à me donner des sueurs froides (probablement parce que je sais qu'on énonce rarement des choses gaies)
- quand je rentre en Tunisie, que je me retrouve avec mes tantes, les retrouvailles ne peuvent dépasser 1h. Au-delà de ça, je commence à me sentir oppressée, à me déconnecter, je n'écoute plus que mon coeur qui va sortir de la poitrine... Souvent leurs discussions débouchent sur une dis**** et ça aussi ça m'angoisse.
- quand je suis en présence d'une personne triste, et que je suis en manque de sommeil, ou en période d'angoisse, son état m'est directement communiqué, je deviens une éponge. Pas moyen de mettre une barrière entre les ondes que les gens envoient et moi... Quand je suis en présence de plusieurs personnes, c'est encore pire.
- le matin quand je me lève, c'est avec l'estomac noué, poitrine oppressée.

J'ai lu plusieurs études, témoignages. Les terrains propices à mes crises d'angoisse:
- le manque de sommeil
- émotion trop forte: tritesse ou joie.
- ce que je mange: il parait que manger trop sucré affecte l'humeur, donc j'ai diminué les boissons sucrées au profit de l'eau, les biscuits au profit du pain avec céréales (vu que je souffre aussi de constipation), je ne grignote plus, j'essaye de manger varié.
Il a été aussi expliqué que la différence entre anxiété et angoisse, est que l'anxiété est "jutifiée" tant dis que l'angoisse est inexpliquée. Ce sont les mêmes sentiments. L'anxiété part quand la cause part, l'angoisse demeure...
- je fais du sport à présent même quand je me sens bien, la transpiration libère les toxines, et le corps des endorphines.
- j'apprends à gérer la crise, ne plus avoir peur de la crise, rationaliser. Exemple: quand je me trouve dans un train trop rempli, je me dis qu'il y a bien l'air pour tout le monde et que je risque pas de manquer d'air. Je demande même à un passager de me parler, je lui dis que je respire mal parce que j'ai l'impression de manquer d'air, qu'il faut qu'on parle pour que je pense à autre chose. Les passagers du train, se pretent au jeu et je leur suis reconnaissante. Grâce à eux, j'arrive indemne à mon travail sans avoir pris des calmants.
- je respire aussi dans des sacs en papier (pas en plastique): il parait que pendant la crise, le corps devient rigide car il manque de CO2.

Mais que c'est fatigant. On dirait que je lutte à survivre. Se lever le matin avec l'estomac noué, fuir le téléjournal comme la peste, etc. m'empêche de vivre sereinement. Tout peut être source d'angoisse, notamment quand je perds mes repères.

Etes vous dans ce cas? Crises d'angoisse peut-être accompagnées de crises de spasmophilie? Que faites-vous pour gérer?

J'ai créé le sujet en espérant lire des témoignages. J'ai besoin d'être rassurée. Le Dr m'a dit que je vivrai probabelment toute ma vie avec, qu'il pouvait m'aider à les gérer. Mais j'aimerais tellement que ça disparaisse. Le seul avantage que je tire est quand je suis enfin sereine, l'estomac léger, capable de suivre un téléjournal, que je sors sans angoisses qui me poursuivent, j'ai conscience que ces moments sont "rares" et j'en profite pleinement.

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