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civilisation arabo-musulmane parce qu'elle le vaut bien

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Vieux 26/08/2008, 15h26   #1
civilisation arabo-musulmane parce qu'elle le vaut bien
 
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RoSe de SaBle RoSe de SaBle est déconnecté 26/08/2008, 15h26

j'aimerai faire reconnaitre dans cette discussion les savants dignes de la civilisation arabo musulman, discuter leurs apports a l'humanité à l'apogée de cette ère révolue..
Y déceler les raisons de cette gloire serait une trés bonne chose aussi
Dans l'objectivité et dans le respect de l'histoire..

peut etre meme qu'on peut d'une maniere concluante en tirer quelques raisons du declin de cette civilisation il y'a de cela quelques siecles deja!

....
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Vieux 26/08/2008, 16h00   #2 (permalink)
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Averroes - إبن رشد ou encore حكيم قرطبة

wikipedia dit:

Citation:
de son nom complet Abū l-Walīd Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Ahmad ibn Rušd أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رشد , est à la fois un philosophe, un théologien islamique, un juriste, un mathématicien et un médecin arabe du XIIe siècle. Son oeuvre est reconnue en Europe Occidentale mais combattue dans le monde musulman (où ses oeuvres sont brûlées) et aussitôt oubliée après sa mort. Certains vont jusqu'à le décrire comme l'un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l'Ouest[1]. Son ouverture d'esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l'époque qui l'exilent comme hérétique et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il demeura profondément méconnu jusqu'au XIIIe siècle qui commence deux ans après sa mort, où son importance fut cependant minimisée. Ce n'est qu'actuellement que les historiens de la philosophie reconnaissent son importance. Il commenta en entier les œuvres d'Aristote : aussi le nommait-on le Commentateur.
Dans sa philosophie, Averroès allia aux doctrines d'Aristote celles de l'École d'Alexandrie sur l'émanation, et enseigna qu'il existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent, que cette intelligence est immortelle, mais que les âmes particulières sont périssables.
y'a beaucoup de vrai dans cet aperçu sur ce grand savant que je qualifierai personnellement de revolutionnaire de la pensée occidentale, mais je ne suis pas entierement d'accord sur le fait que les occidentaux l'ont tout de suite vénéré et adulés car voici ce que je lis sur le livre de :







je viens de terminer ce livre, et l'auteur relate une vraie guerre menée par l'eglise aussi contre la philosopgie de averroes qui l'a en grande partie puisée chez Aristote, on lui préféra ibn sina (Avicennes) et alghazali avant d'etre reconnue et étudiée comme la source de la philosophie en europe eu 15e siecle, l'ère de la renaissance

ce livre je l'ai trouvé en ligne donc pour ceux qui lisent l'arabe, ils peuvent le télecharger il est trés instructif, et completez vos connaissances sur d'autres sites,

je mets un aperçu quand meme :

ce qu'il pense de des femmes :



ce qu'il pense des autres religions:



Son principal rival est alimam alghazali qui a critiqué la philosophie de averroes dans son livre تهافت الفلاسفة
et selon ce livre toujours, c'est grace aux interpretes juifs que l'oeuvre de Averroes est arrivée en europe (Italie) aprés avoir été combattue en andalousie... Ainsi la nature (humaine) fait bien les choses en transmettant la science d'une main a une autre comme ca a toujours été le cas..
la philosophie de averroes a cessé de triompher face a la philosophie moderne :




et je termine sur une note "artistique" : le film al massir (le destin) de youssef chahine qui raconte l'étape ou le khalif almansour
ordonne l'autodafe de toutes les oeuvres du philosophe andalou Averroes dont les concepts influenceront non seulement l'age des Lumières en Occident, mais toute la pensée humaine. Les disciples d'Averroes et ses proches décident d'en faire des copies et de les passer à travers les frontieres., ici


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Vieux 26/08/2008, 19h26   #3 (permalink)
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Son nom et sa généalogie




- 'Abd Ar-Rahmân Ibn Muhammad Ibn Abou Bakr Ibn Al-Hasan, surnommé Ibn Khaldoun, naquit en Tunisie en l'an 732 de l'hégire dans une famille arabe dans la lignée du compagnon Wâ'il Ibn Hajar, originaire d'une tribu yéménite établie à Hadramaout.

- Ses ancêtres vinrent s'installer à Carmona en Andalousie. Son aïeul, Khâlid Ibn 'Uthmân fut le premier à entamer cette émigration et fut dès lors surnommé "Khaldoun", suivant l'habitude andalouse d'ajouter les deux lettres arabes "wâw et nûn" à la terminaison de tout nom propre. De là, vient le surnom de "Ibn Khaldoun".

- Son père était très éclairé et avait choisi de se consacrer uniquement à l'étude du fiqh et des lettres.


Ses études



- Ibn Khaldoun fut élevé en Tunisie et commença à mémoriser le Saint Coran et à apprendre sa psalmodie. Il reçut ses enseignements sur les sciences arabes et légitimes ainsi que la langue arabe grâce à son père qui tint, en outre, à ce que son fils reçoive l'éducation des doctes les plus compétents à cette époque.

- Ibn Khaldoun fit ses débuts dans la carrière de l'administration qu'il embrassa pendant longtemps.


Ses déplacements




- Ibn Khaldoun quitta la Tunisie pour aller s'installer en Algérie à Biskra qu'il abandonna pour Constantine où il laissa sa famille pour aller se fixer à Fès où prospérait alors le centre intellectuel le plus brillant du Maghreb. Il s'y consacra à l'étude, à la lecture et au commerce des savants maghrébins et andalous et fréquenta assidûment les bibliothèques du Fès pour compulser des livres et satisfaire son goût pour la science. A ce temps là, il esquissa les prolégomènes "Muqaddima" de son ouvrage intitulé "Kitâb Al-'Ibar".

- Ibn Khaldoun partit d'abord pour l'Andalousie, puis vînt s'établir en Algérie où il occupa les fonctions de chambellan. Il faisait des sermons dans la mosquée d'Al-Qasaba où il enseignait, outre sa carrière politique.

- Sept ans passés, il s'expatria, accompagné de sa famille, à Tlemcen, puis retourna de nouveau à Fès où il résida pour s'appliquer à la recherche et l'enseignement. Après cela, il regagna, seul, l'Andalousie, se dirigea à Grenade qu'il quitta pour retourner au Maghreb.

- Ibn Khaldoun retrouva sa famille à Tlemcen. Pendant cette période, il s'employa à la composition et à la lecture, puis peu après il se rendit au château d'Ibn Salâma en Algérie, où il demeura quatre. Durant cette période de stabilité, il se mit à composer son ouvrage "Kitâb Al-'Ibar" qu'il remania et retoucha dans la suite, tout en y annexant son "Histoire universelle". Il retourna, en fin de compte, en Tunisie.



Son séjour au Caire




- En l'an 784 de l'Hégire, Ibn Khaldoun se décida à aller en pèlerinage. Il prit alors la mer pendant quarante jours jusqu'à ce qu'il se débarqua à Alexandrie. Ce fut dix jours après l'intronisation du sultan Azh-Zhâhir Barqûq. N'ayant pas pu accomplir le hajj à cette année, il se dirigea au Caire où il fut entouré par des foules d'étudiants. Il consentit donc à enseigner à la mosquée d'Al-'Azhar où il fut tenu en haute estime, comme il fut favorisé par le sultan Barqûq. Une fois fixé au Caire, il chercha à y amener sa famille, mais le sultan régnant en Tunisie, afficha son refus pour que Ibn Khaldoun réintègre sa patrie. Celui-ci se servit de l'entremise du sultan Barqûq qui intercéda en sa faveur auprès de son homologue tunisien.

- Ibn Khaldoun fit alors partie du corps enseignant de l'école dite "Al-'Amhiya", située à proximité de la mosquée de 'Amr Ibn Al-'As, puis devint le grand cadi pour les tenants de l'école malékite en Egypte. A ce temps là, sa famille, ayant quittée la Tunisie, se débarqua au bord d'un navire qui fit naufrage sous l'effet d'une bourrasque. La mort de tous les membres de sa famille l'attrista horriblement et le rendit incapable d'exercer ses fonctions desquelles il demanda congé. Il ne trouva de consolation que dans le retour à l'érudition, l'enseignement, la recherche et la rédaction.

- Durant un séjour de presque 24 ans, Ibn Khaldoun ne quitta le Caire que trois fois seulement dont la première pour l'accomplissement du hajj, la seconde, pour la visite du Jérusalem et la dernière, pour la rencontre de Tamerlan en Syrie.



Parmi ses livres




- Ibn Khaldoun légua à la postérité un nombre réduit de chefs-d'œuvre dont : "Kitâb Al-'Ibar" (Livre des considérations sur l'histoire des Arabes, des Persans et des Berbères)

- al-Mouqaddima

- Il fut le véritable fondateur de la sociologie et exposera les règles de 'Ilm Al-'Imrân (la Science de la civilisation) et celles de l'Histoire.



Sa mort




- Au mois du Ramadan de l'an 808 de l'Hégire, il meurt en Egypte où il fut enterré


Allahou a'lam
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Je suis partisan de la vision de Rasta.
je me range dans la même voie que Rasta
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Vieux 26/08/2008, 19h33   #4 (permalink)
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citations de ibn khaldoun

Chez les peuples animés d'un même esprit de corps, le commandement ne saurait appartenir à un étranger.


Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l'opression mutuelle.


L'homme est fils de ses habitudes et de son milieu, et non fils de sa nature et de son mélange d'humeurs.


La vérité est pareille à l'eau qui prend la forme du vase qui la contient.


Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment religieux.
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Vieux 26/08/2008, 20h10   #5 (permalink)
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IBN AL-NAFIS ابن النفيس (Alaa-Uddine Ali Ibn al-Hazm al-Qurashi)

Alaa Uddine Ali Ibn Abi al-Hazm al-Qurashi, surnommé Ibn al-Nafis, plus connu dans la littérature arabe sous le nom de al-Qurashi, faisait autorité dans les domaines de la jurisprudence, de la logique, de la théologie ainsi que dans les écrits médicaux.
Ibn al-Nafis naquit vers 1213 dans les environs de Damas en Syrie. Il apprit la médecine auprès de Dakhour, médecin-chef de l'hôpital al-Nouri, ainsi qu'auprès de grands maîtres tels que Amraan l'israélite et Radi Ed-Dine al-Réhabi.

Il avait à sa disposition une immense bibliothèque qui comportait entre autres les ouvrages de Rhazès, Avicenne et Maïmonide.
Il a enseigné, à son tour, la médecine, et supervisé un pavillon de l'hôpital al-Nouri. Il se rendit au Caire, en Egypte, à l'âge de 25 ans environ, à la demande du Sultan, où il passa le reste de sa vie. En tant que Médecin-Chef de l'hôpital al-Nassiri, il transmis son savoir à de nombreux spécialistes parmi lesquels le fameux chirurgien Ibn al-Quff al-Masihi. Il enseigna également à l'école de l'hôpital El Mansouri (Mansuriya) au Caire.
Il ne se maria jamais.
Ses contemporains lui donnaient la même stature qu'Ibn Sina au plan de l'autorité scientifique et de la connaissance médicale. L'on raconte même qu'il connaissait par cœur le Canon d'Ibn Sina et était imprégné des livres de Galien. «Pour rédiger ses ouvrages, il se bornait à écrire ce qu'il retenait, s'appuyant sur ses expériences, ses observations et ses découvertes» sans revenir à une quelconque référence.
Il avait la réputation d'être très étourdi, souvent perdu dans des pensées profondes, avec par moments le besoin d'écrire des centaines de pages dans une solitude absolue. On sait encore qu'il était très pieux et qu'il devint très riche.


Contributions scientifiques

Sa plus grande contribution en matière médicale est son approche personnel qui comporte des commentaires sur des travaux anciens auxquels il a apporté sa propre évaluation originale.
Adoptant la dissection comme méthode de travail, Ibn al-Nafis a abouti à sa découverte originale majeure:
1. Découverte de la circulation sanguine dans les artères coronaires ;
2. La circulation sanguine vers les poumons pour les fournir en air et non en aliments ;
3. Inexistence d'air ou de sédiments dans les artères pulmonaires (comme le prétendait Galien), et présence du sang seulement.
Il a été le premier à décrire correctement les poumons, les bronches et de l'interaction existant entre les vaisseaux et le sang; bien avant Miguel Servet auquel est généralement attribué cette découverte.

"Les poumons sont constitués de diverses parties, l'une d'entre elles sont les bronches, la seconde correspond aux branches de l'artère pulmonaire et la troisième aux branches des veines pulmonaires. Toutes sont reliées au moyen d'un parenchyme lâche et poreux"
"Les poumons exigent une artère pulmonaire car celle-ci leur apporte le sang qui a été aminci et réchauffé dans le cœur afin que ce qui suinte au travers des pores des branches de ce vaisseau vers les alvéoles pulmonaires puisse se mélanger avec l'air qui y s'y trouve et se combiner avec lui, la substance obtenue étant alors en mesure de devenir l'esprit après que ce mélange a gagné la cavité gauche du coeur. Le mélange est conduit vers la cavité gauche par les veines pulmonaires."
Ibn al-Nafis révélait la première description de la circulation pulmonaire, après celle avancée par Galien au IIe siècle et entachée de grossières erreurs (deux réseaux distincts: depuis le foie et le coeur, ce qui interdit toute notion de circulation). Ibn al-Nafis postulait que:

"Quand le sang a été raffiné dans cette cavité (le ventricule droit du coeur), il est indispensable qu'il passe dans la cavité gauche où naissent les esprits vitaux. Mais qu'il n'existait pas de passage direct entre ces dernières. L'épais septum du coeur n'était nullement perforé et ne comportait pas de pores visibles ainsi que le pensaient certains, ni de pores invisibles tel que l'imaginait Galien. Au contraire les pores du coeur y sont fermés. Ce sang de la cavité droite du coeur devait circuler, dans la veine artérieuse (notre artère pulmonaire), vers les poumons. Il se propageait ensuite dans la substance de cet organe où il se mêlait à l'air. afin que sa partie la plus fine soit purifiée et passe dans l'artère veineuse (nos veines pulmonaires) pour arriver dans la cavité gauche du coeur et y formait l'esprit vital."

"Le reliquat moins raffiné de ce sang est employé à l'alimentation du poumon. C'est pourquoi il existe entre entre ces deux vaisseaux (les artères et les veines pulmonaires) des passages perceptibles."

Ibn al-Nafis réfute les erreurs de ses prédécesseurs: le dogme galénique sur la communication interventriculaire et la description de la circulation pulmonaire:
"Le coeur ne possède que deux ventricules et il n'y a absolument aucune ouverture entre ces derniers. De même, la dissection s'oppose à ce qu'ils prétendaient puisque le septum entre ces deux cavités est beaucoup plus épais que nul autre. L'intérêt de ce sang (qui se trouve dans la cavité droite) est de rejoindre les poumons, de se mélanger avec l'air qui s'y trouve, puis de cheminer au travers des veines pulmonaires pour gagner la cavité gauche du coeur."
Il a également compris le rôle des artères coronaires dans l'irrigation du muscle cardiaque:
"En outre, le postulat [d'Avicenne] qui voudrait que le sang du côté droit serve à nourrir le coeur n'est absolument pas vrai, en effet la nutrition du coeur provient du sang circulant dans les vaisseaux qui pénètrent le corps du coeur".

Œuvres écrites

"Sharh Tashrih al-Qanun" (Commentaires du Canon d'Ibn SinA) dans lequel il critique quelques assertions d'Avicenne et donne sa propre contribution à l'anatomie, la pathologie et à la pharmacologie. Il a surtout travaillé sur les connaissances médicales en les enrichissant par l'observation et la dissection. développa sa théorie par la méthode de raisonnement abstrait qu'il établit dans son traité, et c'est le succès, l'une des découvertes majeures de la physio-anatomie.
"Al-Kitab Al-Shamel fil Tibb" (Encyclopédie médicale), de 300 volumes, inachevée en raison de sa mort, dont le manuscrit est à Damas.
"Al-Madh-hab Fil Kohl" (Traité d'Ophtalmologie),
"Mujaz al-Qanun" (Abrégé sur la loi), est un résumé du Canon d'Ibn Sina, écrit en cinq parties.
"al-Mukhtar fil-Aghdhiya", Livre sur les effets du régime sur la santé,
"Shareh Fusul Abrikrate", Commentaires sur les Aphorismes d'Hippocrate,
"Shareh epidemia Boukrat", Commentaires sur les Epidémies d'Hippocrate,


Par malheur l'œuvre de ce génial précurseur de Servet, de Colombo, de Valverde et de Harvey fut en grande partie méconnue de ses contemporains et n'eut aucun écho car elle ne fut révélée en Europe que 260 ans après sa mort.
En effet un de ses ouvrages "Commentaires du Canon d'Ibn Sina" a été tardivement traduit en latin et publié à Venise, en 1527, par Andrea Alpago de Belluno, qui avait été médecin du Consulat de Venise à Damas. Cet ouvrage a été trouvé en 1924, par un médecin égyptien, le Dr M. al-Tarawy qui s'intéressait à l'histoire de la médecine arabe, dans la librairie nationale de Berlin. Max Meyerhof la fit connaître en 1933. C'est ce qui explique en partie que le travail d'Ibn Al-Nafis n'a pas été connu des Occidentaux pendant une très longue période.

Source
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Vieux 27/08/2008, 01h43   #6 (permalink)
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Abbas Ibn Firnas ou Abbas Qasim Ibn Firnas (810 - 887), précurseur de l'aéronautique, était un humaniste, scientifique et chimiste. Il est né dans une famille d'origine berbère dont les ancêtres ont probablement participé à la conquête de l'Espagne[1].
Les biographes le présentent comme un philosophe brillant, il dut donc recevoir une solide formation, ce qui signifie qu'il a fait des études scientifiques. Il a notamment étudié la chimie, la physique et l'astronomie.
Ses aptitudes en poésie et son savoir-faire en astrologie lui ont permis d'être introduit à la cour de Abd al-Rahman II (822-852) où il y enseignera la poésie.
Mais s'il a continué à fréquenter cette cour durant le règne du successeur Muhammad Ier (852-886), c'est pour ses nombreuses inventions, dont certaines sont évoquées par les historiens. Ibn Firnas a conçu une horloge à eau, le Clepsydre appelée Al-Maqata-Maqata. Il a également été la premier à mettre au point la technique de taille du cristal de roche; il a conçu une sphère armillaire pour visualiser le mouvement des astres et un planétarium qu'il a construit chez lui.
En 852, Armen Firman décide de voler en se lançant depuis une tour de Cordoba à l'aide d'un énorme manteau pour amortir sa chute. Il s'en tirera avec des blessures minimes. On considère généralement qu'Armen Firman a crée le premier parachute. Ce saut qu'a vu Ibn Firnas, l'a beaucoup marqué.
En 875, à l'âge de 65 ans, Ibn Firnas se fait confectionner des ailes en bois recouvertes d'un habit de soie qu'il avait garni de plumes de rapaces. Il se lance d'une tour surplombant une vallée, et, même si l'atterrissage est mauvais (il s'est fracturé les deux jambes), le vol est globalement une réussite : il resta dans les airs pendant une dizaine de minutes. Il fut largement observé par une immense foule qu'il avait par avance invitée. Il comprit par la suite son erreur : il aurait dû ajouter une queue à son appareil. Il meurt douze ans après, en 887. Sa tentative de vol par ses propres moyens a marqué les esprits, à son époque et même quelques siècles plus tard.
Dans les pays musulmans il est indiqué que le premier homme à avoir essayé de voler est Ibn Firnas, 1000 ans avant Clément Ader. Les Libyens ont produit un timbre-poste à son effigie, les Irakiens ont construit une statue le représentant sur la route de l'aéroport international de Bagdad, et ils ont donné le nom d'Ibn Firnas à un autre aéroport au nord de Bagdad. Les Algériens ont quant à eux construit un avion léger à hélice basé sur le modèle du Zlin Tchèque baptisé Firnas-142.
Un cratère sur la Lune porte son nom.
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Vieux 27/08/2008, 01h46   #7 (permalink)
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Al-Battani (env. 855-923) était un astronome et mathématicien arabe (on écrit aussi Al Batani, et en latin : Albategnius, Albategni, Albatenius ; nom complet : Abū ʿAbdullāh Muḥammad ibn Jābir ibn Sinān ar-Raqqī al-Ḥarrani aṣ-Ṣabiʾ al-Battānī), né à Harran près d'Urfa. Son épithète as-Sabi suggère que ses ancêtres étaient membres de la secte des Sabéens qui adoraient les étoiles, mais son nom complet affirme qu'il était musulman. On le désigne parfois comme le « Ptolémée des Arabes ».
Al-Battani a travaillé en Syrie, à Ar-Raqqa et à Damas où il est mort.
Son œuvre majeure, le Kitāb az-Zīj (le « Livre des tables ») composé de 57 chapitres, traduit en latin sous le titre de De Motu Stellarum par Platon de Tivoli (Plato Tiburtinus) en 1116 (imprimé en 1537 par Melanchthon, annoté par Regiomontanus), a considérablement influencé l'astronomie européenne. Une réédition apparut à Bologne en 1645. Le manuscrit original de Platon est conservé à la bibliothèque du Vatican. La bibliothèque de l'Escorial possède un manuscrit de chronologie astronomique d'al-Battani.

Astronomie [modifier]

Il a corrigé certains calculs de Ptolémée et il a produit de nouvelles tables pour le Soleil et pour la Lune, qui ont longtemps fait autorité. Il a aussi traité la division de la sphère céleste. Il a découvert le mouvement de l'apogée du Soleil, calculé les valeurs de la précession des équinoxes (54.5" par an) et l'inclinaison de l'axe terrestre (23° 35').

Mathématiques [modifier]

Probablement sans connaître les travaux de l'astronome indien du Ve siècle Âryabhata , il a introduit l'usage du sinus dans les calculs, et en partie celui de la tangente, formant ainsi les bases de la trigonométrie moderne.
Il a utilisé les idées d'al-Marwazi sur les tangentes (ou « ombres ») pour développer des méthodes de calcul des tangentes et des cotangentes, et il en a dressé des tables.
Il a créé plusieurs formules trigonométriques :
Il a aussi résolu l'équation
en la traduisant par l'équation suivante:
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Vieux 27/08/2008, 01h49   #8 (permalink)
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Ibn al-Haytham (en Persan : ابن هيثم) dit Alhazen (Bassorah 965 - Le Caire 1039) est un Musulman[1],[2] Persan[3],[4],[5] mathématicien et un physicien.



Sa vie

Alhazen est né en 965 à Bassorah dans l’actuel Irak où il reçut une éducation qu’il compléta cependant dans la ville de Bagdad. À l’époque, Bassorah était sous le contrôle de la dynastie des Buwayhides qui régnèrent sur la Perse. C’est pourquoi il est parfois mentionné sous le nom d’al-Basri. Bien que cette version ne soit pas acceptée par tous, la plupart des gens s’entendent pour dire qu’il est décédé au Caire en Égypte en 1039.
Alhazen commença sa carrière de scientifique dans sa ville natale de Bassorah. Il fut cependant convoqué par le calife Hakim qui voulait maîtriser les inondations du Nil qui frappaient l’Égypte année après année. Après avoir mené une expédition en plein désert pour remonter jusqu’à la source du fameux fleuve, Alhazen se rendit compte que ce projet était pratiquement impossible. De retour au Caire, il craignait que le calife qui était furieux de son échec ne se vengeât et décida donc de feindre la folie. Le calife se borna à l'assigner à résidence.
Alhazen profita de ce loisir forcé pour écrire plusieurs livres sur des sujets variés comme l’astronomie, la médecine, les mathématiques, la méthode scientifique et l’optique. Le nombre exact de ses écrits n’est pas connu avec certitude mais on parle d’un nombre entre 80 et 200. Peu de ces ouvrages, en effet, ont survécu jusqu’à nos jours. Quelques-uns d'entre eux, ceux sur la cosmologie et ses traités sur l’optique notamment, n’ont survécu que grâce à leur traduction latine.
Après la mort du calife Hakim, en 1021, Alhazen cessa de feindre sa folie et put sortir de sa résidence. Il en profita donc pour entreprendre quelques voyages, notamment en Espagne.

Ses recherches

La plupart de ses recherches concernaient l'optique géométrique et physiologique. Il a été un des premiers physiciens à étudier la lumière, un des premiers ingénieurs et un des premiers astronomes. Contrairement à une croyance populaire, il a été le premier à expliquer pourquoi le soleil et la lune semblent plus gros (on a cru longtemps que c’était Ptolémée)[réf. nécessaire]. C’est aussi lui qui a contredit Ptolémée sur le fait que l’œil émettrait de la lumière. Selon lui, si l’œil était conçu de cette façon on pourrait voir la nuit. Il a compris que la lumière du soleil se reflétait sur les objets et ensuite entrait dans l’œil[6].
Il fut également le premier à illustrer l'anatomie de l'œil avec un diagramme. Comme ce diagramme n'est pas novateur par rapport aux connaissances anatomiques de Galien, le doute subsiste quant à savoir s'il fut copié d'un ancien manuscrit grec, ou s'il est issu d'une dissection contemporaine[7].
Il a également énoncé une théorie à propos du jugement et de la reconnaissance des objets. Il remarque que l’on ne reconnaît que les objets que l’on connaît, et que l'image d'un objet persiste quelque temps après qu'on a fermé les yeux. La reconnaissance est donc basée sur la mémoire et n’est pas qu'une simple sensation liée au jugement, car on ne reconnaît pas les objets qui nous sont inconnus. Il a aussi étudié la mécanique du mouvement et dit[réf. nécessaire] qu’un objet en mouvement continue de bouger aussi longtemps qu’aucune force ne l’arrête : c’est le principe d'inertie que Galilée redécouvrira.
En astronomie il a tenté de mesurer la hauteur de l’atmosphère et a trouvé que le phénomène du crépuscule (lumière au lever et au coucher du soleil sans voir le soleil) est dû à un phénomène de réfraction : les rayons de soleil ne doivent pas dépasser un angle de 19° avec l’atmosphère. Il parla également de l’attraction des masses et on croit qu’il connaissait l’accélération gravitationnelle[réf. nécessaire]. Il dit aussi que la lune brillait comme une source lumineuse, mais qu’elle empruntait sa lumière au soleil.

Ses travaux en optique

Alhazen a écrit plusieurs ouvrages sur l’optique. Dans son Kitâb fi'l Manazîr, livre consacré à la physique optique et qu'il mit 6 ans à écrire (1015-1021), il prouve scientifiquement la théorie de l’intromission d’Aristote selon laquelle la lumière entre dans l’œil. Il prouve que tous les objets reflètent la lumière dans toutes les directions, mais c’est lorsqu’un rayon entre en collision à 90° avec l’œil qu'on verra l’objet reflètant le rayon. L’image, selon Alhazen, se formait sur le cristallin .
Dans le même domaine, il dit que l’œil pouvait percevoir la forme, la couleur, la transparence ainsi que le mouvement de quelque chose. Il prouva également que l’œil perçoit effectivement deux images meme si on n'en voit qu'une par la démonstration et non par la logique et la beauté du raisonnement. Ce livre n’a été traduit en latin qu’en 1270 et a plu aux scientifiques du Moyen Âge. Selon lui la réfraction de la lumière est causée par un ralentissement ou une accélération de la lumière dans son déplacement. Dans un milieu plus dense la lumière voyage plus lentement selon Alhazen. Il trouve aussi un rapport entre l’angle d’incidence et l’angle de réfraction mais ce rapport n’est constant que lorsque c’est la même matière qui réfracte le rayon. Il fait tous ses travaux dans une chambre noire dont on lui doit l’invention. Il explique le pouvoir grossissant des lentilles.
Il n’a tout de même pas tout résolu. En effet, il n’a jamais résolu le problème qu’on nomma le problème de billard d’Alhazen. Le problème peut se résumer ainsi « trouver le point, sur le rebord d'un billard circulaire, où la bille de queue doit être envoyée pour revenir heurter la bille noire après avoir rebondi une fois sur le bord ». Alhazen a réussi à le trouver grâce à des sections coniques, mais personne, ni même lui, n’a réussi à le prouver de façon mathématique à l’aide de l’algèbre. Léonard de Vinci a conçu un instrument à système articulé destiné à construire une solution mécanique du problème d'Alhazen. Plusieurs scientifiques ont essayé de résoudre ce problème tel Christian Huygens qui a fait de grandes choses en lumière. Mais 1000 ans plus tard un professeur d’Oxford a complété son œuvre. Il a prouvé grâce à l’algèbre et ceci donne une équation du quatrième degré.

Héritage

Alhazen a devancé de quelques siècles plusieurs découvertes faites par des scientifiques occidentaux pendant la Renaissance. Il fut un des premiers à se servir d’une méthode d’analyse scientifique et influença grandement des scientifiques comme Roger Bacon et Kepler.

Sa doctrine fut diffusée en Occident par les écrits de Roger Bacon et le De perspectiva de Vitellion[8].

Ibn al-Haytham sur un billet irakien de 10.000 dinars


Alhazen est très estimé de la population scientifique. Son portrait figure également sur le billet iraquien de 10 000 dinars. Un autre hommage que l’on fit à Alhazen, fut de nommer l’astéroïde (59239) Alhazen en son honneur.
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Vieux 27/08/2008, 01h53   #9 (permalink)
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Abu Raihan Al-Biruni (aussi Alberuni; arabe : أبو الريحان البيروني ; persan : ابوریحان بیرونی) (né le 15 septembre 973 - mort le 13 décembre 1048) était un mathématicien persan (plus précisément, tadjik) de confession chiite, un astronome, un physicien, un érudit, un encyclopédiste, un philosophe, un astrologue, un voyageur, un historien, un pharmacologue et un précepteur, originaire de la Perse et de l'Asie centrale, qui contribua grandement aux domaines des mathématiques, philosophie, médecine et des sciences.
Il est né dans un faubourg de Kath, au Khwarezm, appartenant à la Perse pour des siècles et actuellement en Ouzbékistan, près de l'actuelle Ourguentch. Son nom vient du persan birun : extérieur, faubourg (de Kath). Son village a été renommé Beruni d'après lui. Il étudia les mathématiques et l'astronomie sous Abu Nasr Mansur.
Il fut un collègue du philosophe et médecin Ibn Sina, l'historien, philosophe et éthiciste Ibn Miskawayh, dans une université et un établissement de science établi par le prince Abu Al Abbas Ma'mun Khawarazmshah. Il voyagea aussi en Inde avec Mahmûd de Ghaznî et l'accompagna dans sa campagne, apprenant la langue, et étudiant leur religion et leur philosophie, il écrivit un livre sur ses découvertes. Il connut aussi le grec, et probablement le syriaque et le berbère. Il écrivait ses livres en persan (sa langue natale) et en arabe.


Réalisations

Quelques unes de ses performances notables :
Travaux


Statue d’al-Biruni décorant l’entrée sud-ouest du Parc Laleh à Téhéran.



Illustration d’une éclipse de lune par al-Biruni.


Les travaux d'Al-Biruni s'élèvent à 120.
Ses contributions aux mathématiques incluent :Ses travaux non-mathématiques incluent :
  • Étude des idées de l'Inde, qu'elles soient conformes à la raison ou rejetées par celle-ci (en arabe تحقيق ما للهند من مقولة معقولة في العقل أم مرذولة) - Un compendium de la religion et de la philosophie de l'Inde. (Aussi appelé Livre de l'Inde.)
  • Les signes restants des siècles passés (en arabe الآثار الباقية عن القرون الخالية) - Une étude comparative des calendriers des différentes cultures et civilisations, mélées avec des informations mathématiques, astronomiques, et historiques. (Aussi appelé Chronologie.)
  • Le canon Mas'udi (en arabe القانون المسعودي) - Un livre à propos de l'astronomie, la géographie et l'ingénierie, en l'honneur de Mas'ud, fils de Mahmud de Ghazni, à qui il est dédicacé
  • Comprendre l'astrologie (en arabe التفهيم لصناعة التنجيم) - Un livre en style question - réponse à propos des mathématiques et de l'astronomie, en arabe et en perse
  • Pharmacologie - à propos des drogues et des médicaments
  • Gemmes (en arabe الجماهر في معرفة الجواهر) à propos de la géologie, minéraux, et des gemmes, dédicacé à Mawdud fils de Mas'ud
URL: "Gemmes" en Anglais, libre complet en ligne
  • Astrolabe
  • Un livre de résumé historique
  • Une histoire de Mahmud de Ghazni et de son père
  • Une histoire de Khawarazm
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