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Discussion: l'éducation sexuelle chez les familles tunisiennes, legitime ou pas ??

          
  1. #1
    Actif
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    Feb 2006
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    ontario ,Canada
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    2 197

    Exclamation l'éducation sexuelle chez les familles tunisiennes, legitime ou pas ??

    c'est aprés une discussion avec un de mes superieurs au boulot, que j'ai eu l'idée de poster ce sujet , je ne sais pas si cette question a déja été posté ailleurs , je vais me lancer quand meme !
    quand on regarde le nombre de meres celibataires en tunisie , cest limite hallucinant, le pire dans tout cela , ne reste pas le fait que ce soit des meres celibataires, mais qu'elles aient en moyenne l'age compri entre 14 et 18ans, ce sont que des enfants , quand on voit le nombre qui ne cesse de s'accroitre , on se demande à un moment donné cest de la faute à qui ???
    En y repensant ce matin , je me suis dit , que si jamais on avait des cours d'éducation sexuelle, dans les écoles, ou du moins si le sujet en lui meme n'était pas taboo et indiscutable dans la plupart des familles, on en serait pas la.
    et meme si les familles tunisiennes, sont devenues ouvertes d'ésprit , on parle pas de ce genre de choses.
    on evite d'en parler, meme si les parents surprennent leurs enfants avec leur ptit ami , dans un lit, ils se sentent embarrassé !!!!mais ils n'en parlent pas
    mais a votre avis, est ce qu'il suffit d'avoir des cours, pour montrer a ces jeunes, guidés par leurs hormones, qu'il faut prendre ses précautions, avant tout ou encore patienter, pour eviter ce genre de catastrophe ???
    qu'en pensez vous ?????

  2. #2
    Veteran Marhba
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    May 2006
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    J'ai trouvé cette article en surfant:

    TUNISIE : Les jeunes et l’éducation sexuelle

    Qu’on ne se méprenne pas, l’éducation sexuelle n’est pas apparentée à la pornographie.

    L’éducation sexuelle, ce n’est pas comment on fait, mais voilà l’anatomie, la physiologie, voilà la biologie, voilà la psychologie, voilà la société avec ses us et coutumes, voilà les précautions et voilà les risques liés à la santé sexuelle et à la reproduction. Voilà aussi qui consulter en cas de besoin de conseil et de nécessité de traitement.



    L’éducation sexuelle s’adresse à tout le monde, de l’adolescence à la vieillesse. Des problèmes de santé sexuelle, il y en a à tous les paliers de la vie.

    « L’éducation sexuelle précoce n’incite pas à la pratique sexuelle précoce », c’est l’OMS qui l’a dit, après de nombreuses études dans plusieurs pays.

    Une bonne éducation sexuelle évite les grossesses non désirées, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, les risques de stérilité, les traumatismes psychoaffectifs, les violences sexuelles, les violences de genre, les drames familiaux, les infanticides, les suicides…

    L’abstinence ne peut pas résoudre la question de l’éducation sexuelle. Car l’éducation sexuelle ne se résume pas à la sexualité, mais contribue à l’équilibre qui aboutit à une bonne santé mentale et physique.

    A Tunis, du côté des cliniques, hôpitaux et autres structures spécialisées, voilà quelques exemples de ce qu’on peut voir dans les services de gynécologie.

    Abir a 20 ans et 2 mois, elle est étudiante en 2ème année, et elle porte le khimar. Depuis quelques jours elle est prise en charge en milieu spécialisé pour trouble de l’attention, difficulté de concentration, tristesse excessive, mauvais résultats scolaires et …infection génitale. Il s’est avéré que la dépression latente et l’infection génitale avaient la même cause. Le fiancé (peut-être était-il barbu !) obligeait sa future épouse à avoir des rapports sexuels. La jeune étudiante est complètement désorientée, partagée entre le dégoût, la dévalorisation de soi et l’envie de disparaître. Pratique très courante, nous dit-elle, dans le milieu étudiant «barbu/voilée».

    Esma, 23 ans, une étudiante en 3ème année dans une prestigieuse école, se demande comment elle est tombée enceinte alors qu’elle n’a eu que des rapports superficiels : «Personne ne m’a forcée à faire ce que j’ai fait, c’est parce que j’en avais envie », nous dit-elle. A la question de savoir si elle regrette ce qu’elle a fait, elle répond : « J’aurais aimé être informée et me protéger ».

    Le comble, c’est cette étudiante en paramédical qui « n’était pas sûre qu’on risquait une grossesse après le 14ème jour du cycle ». Elle l’a appris à ses dépens. « Dans ma discipline on fait très peu de gynécologie, et je n’ai jamais parlé de ça avec qui que ce soit ». Elle a à peine 20 ans.

    Amani, 25 ans, travaille dans une usine de confection, elle consulte au centre de l’ONFP. Après son IVG, elle « se tape » une crise de pleurs de deux heures. Elle n’a rien voulu dire sur son histoire.

    L’expérience est traumatisante pour toutes ces jeunes, à telle enseigne que quand on leur demande quel moyen contraceptif elles comptent prendre, elles répondent toutes : l’abstinence. Pourtant les récidivistes d’IVG existent.

    Lors d’un séminaire médical à Tunis, le Dr X, chef de service de gynéco-obstétrique s’alarme du nombre croissant de grossesses non désirées chez les jeunes filles, quel que soit le milieu socio-culturel.

    Dans le cadre de la formation continue dispensée aux médecins de la Santé publique, l’orateur parle des problèmes de santé de la reproduction rencontrés par les jeunes et des différentes méthodes mises à la disposition des praticiens pour leur venir en aide (pilule abortive, pilule du lendemain, prise en charge psychologique, éducation sexuelle…). Soudain un médecin femme interrompt la communication pour dire : « Dites-moi, nous sommes dans une société musulmane ou je rêve ? », et tout de suite un autre confrère renchérit : «Mais vous les encouragez en leur facilitant tout ».

    L’orateur leur a demandé leur conduite à tenir en cas de viol ou d’inceste. La pilule du lendemain s’impose, pour éviter des catastrophes.

    Les chiffres officiels confirment les inquiétudes du médecin. (Voir schéma de l’évolution des IVG).

    Les viols et les incestes sont fréquents (un viol et un inceste sur cent consultations jeunes) (voir schéma).

    Les MST (maladies sexuellement transmissibles) représentent plus de 65% des motifs de consultations chez les jeunes.

    La grossesse non désirée touche Mademoiselle tout le monde

    Il fut un temps où les grossesses non désirées touchaient les très jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, ou ces malheureuses employées de maison abusées par leurs patrons mâles ou par d’hypothétiques fiancés.

    Aujourd’hui le profil a changé, c’est un peu la fille de Monsieur tout le monde (elle peut être instruite ou non, il n’y a aucune différence statistique), dans la tranche d’âge des 20 à 25 ans.

    Elle manque d’éducation sexuelle, c’est sûr, mais elle est à la recherche de ce partenaire qui tarde à venir.

    Si en 1984 l’âge du mariage était 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons, en 2005 il est de 29 ans pour les filles et 33 ans pour les garçons.

    Quand on arrive à la trentaine et qu’on est célibataire, c’est le corps qui parle plus que la raison. Et si l’on est mal informé, on ne va pas comprendre son corps, et on ne va pas vivre en harmonie avec sa sexualité et sa société.

    Dans une étude réalisée par l’ONFP, intitulée « les jeunes au quotidien », l’enquête conclut que :

    - «l’âge au mariage souhaité est de 27 ans pour les garçons et 22 ans pour les filles ;

    - l’image que les jeunes se font de l’amour, du mariage et de la sexualité révèle qu’ils sont moins encombrés de préjugés, d’exigences, et d’interdits ;

    - quatre jeunes sur cinq attribuent à l’amour une dimension affective sur laquelle se fonde le mariage ;

    - un jeune sur cinq exprime des difficultés à aborder le thème de la sexualité avec autrui. La sexualité n’apparaît pas comme un sujet tabou chez ces jeunes qui sont 99% à répondre à des questions intimes ;

    - l’interlocuteur le plus souhaité est le médecin ».


    Dr. Samira Rekik

    source: http://www.realites.com.tn/index1.ph...6605&a=detail1

  3. #3
    Actif
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    Jun 2006
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    1 207
    Pour ma part, on a besoin plus d'une conscience civique et sociale que d'une education sexuelle a l'occidentale.
    Regardez, on fait des cours de sexualite dans des pays depuis des decenies, mais on voit en revanche que le nombre de jeunes filles enceintes stagne et parfois augmente.
    Dans les annees 60, il y'avait pas d'education sexuelle et il y'avait moins d'ados enceintes( En Tunisie )
    Je crois qu'on a des problemes de societe, de civilite, de civisme, d'education et des problemes de couples en Tunsie qui necessitent plus que des cours de sexualite :

    1.Le viol, l'harcellement, les attouchements sur des filles partout, dans les rues comme dans le travail.

    2.L'hypersexualisation de la societe, un probleme que meme les Socioloqgues des pays Occidenteaux reconnaissent comme etant grave, et ce n'est pas des religieux, comme certains simplistes vont les croire.

    3.Les problemes de couples, et la vision qu'a l'homme et la femme Tunisien de comment faire l'amour puisque leur model, aujourd'hui, c'est devenu les medias .

    Je trouve qu'on a besoin de sexologues, de sociologues, de gens formes pour la question et qu'il faut voir la sexualite dans un environnement, social, culturel et meme economique. Apprendre a un garcon de Porter un preservatif, ca peut aider, biensur mais ca ne va pas resoudre nos maux de societe.
    Il faut pas prendre un exemple Occidental Pret a porter juste parce que l'idee nous plait, mais il faut voir ce que ce model a donne aces societes.
    L'education sexuelle n'a pas empeche les USA, par exemple d'avoir un viol chaque 90 secondes. Aux USA plus de un million d'adolescentes tombent enceintes chaque annee...On a vu, globallement que le taux de grossesses qui sont terminees par un accouchement a diminuè, mais le taux d'avortement a Augmente partout...

    7assilou, en Tunisie, on doit trouver des solutions sociales et economiques et pour moi, il faut aussi avoir des sexologues bien specialisès et professionnels. Et des Assistants medicaux, de l'assistance sociale et des psychologues dans les ecoles qui peuvent conseillereles garcons et filles et qui sont plus performants que les cours de sevualite. il y'a pas besoin d'apprendre a une jeune fille de 14 ans comment elle peut porter le preservatif a son copain, en excitant le sexe de l'homme et mettre le preservatif en haut et........( je donne un exemple d'un cours de sexualite, et c'est la verite ) dans une classe de 30 ados Tunisiens....

    Les cours d'education sexuelle aux ecoles, a mon avis, c'est une solution incomplete et comme je l'ai dis, c'est une solution Pret a porter...

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