Franchement moi chui drogué du jeans comme tout le monde, je le trouve très chic et glamoureux mais savez vous d’ou vient le jean que nous portons en ce moment ?comment il a été filé ?je vous parie que non…et je prends pas beaucoup de risques ; les étiquettes des jeans sont aussi muettes que leurs fabricants. D’ailleurs, qui s’en soucis ? D’après une enquête de l’INC (l’institut national de la consommation), ce qui préside choix des acheteurs de jeans vendus chaque année, c’est avant tout la coupe, puis le prix et la marque.
Pourtant, pour qui se pique d’environnement, des infos sur son mode de fabrication seraient très utiles au moment d’acheter un pantalon. En effet, il s’en passe des choses, avant que notre futur baggy ne se retrouve au milieu de sa pile dans votre magasin habituel. Culture de coton, filage du tissu, confection des pièces, teintures, assemblage, transport...chacune de ces étapes consomme du pétrole libère des substances polluantes, bref, a un coût pour l’environnement...qu’il serait intéressant de connaître avant de faire son choix.
Après avoir mené une enquête sur 42 modèles, l’INC est arrivé à une conclusion un poil désespérante : les fabrications ne fournissent presque jamais ces informations aux consommateurs, même si ceux-ci leur demandent…au mieux parce qu’ils ne veulent pas communiquer. Au pire, parce qu’ils ne veulent pas ne disposent pas eux-mêmes de ces donnés.
Alors la question qui se pose comment choisir un modèle écolo ?
Quand vous etes dans un magasin, face à faces des piles des jeans de toutes les formes et de toutes les couleurs, tout d’abord, cherchez les jeans en coton bio. En effet, la culture industrielle du coton a un impact très fort sur l’environnement, car elle consomme beaucoup d’eau et se montre gourmande en engrais et en pesticides. Ainsi, bien qu’elle ne recouvre que 4% des terres cultivées, elle absorbe 24% des pesticides utilisés dans le monde !!! Le bio garantit une culture sans produits chimique.
On peut citer les jeans d’Ideo et le levi’s eco. Ober, Machja et G-Star proposent également des modèles bios. Ensuite, observez l’apparence du jean. Est il délavé ?brillant ?blanc ?ou sale ?dans tous ces cas laissez tomber. Car tous ces raffinements impliquent l’utilisation de produits chimique supplémentaires à l’usine de confection. Le délavage, par exemple, se limite souvent à un passage en machine avec des pierres ponces, mais, pour le renforcer, les fabricants ajoutent parfois du chlore ou de permanganate, qui viennent ensuite polluer les eaux en sortie d’usine !!!
Une fois votre jean acheté, vous pouvez encore limiter son coût environnemental, en effet, contrairement à la fabrication, l’utilisation est complètement sous votre contrôle. Or, elle est responsable d’environ la moitié de l’impact du jean sur l’environnement au cours de sa vie !! Ainsi en moyenne, 59% des émissions de gaz à effet de serre ont lieu pendant la fabrication, et 41 pendant l’utilisation. Premières mesures : pas de sèche linge ni de fer à repasser ! En revanche, impossible de se passer du lave-linge. Mais vous pouvez en limiter l’impact écologique en portant votre jean au moins 3 ou 4 jours avant de l’envoyer au bac à linge sale, et en le lavant à 30°C plutôt qu’à 40°C. Surtout s’il n’est pas horriblement crasseux !
Et voila