Nos jeunes sont de plus en plus intéressés par un cursus universitaire en Europe ou en Amérique du Nord. Ils y pensent déjà dès l'entrée au lycée et entament ce projet souvent très tôt en préparant dès la 2ème année secondaire le bac français.

Une fois leur bac en poche, ils sont souvent encouragés par leur entourage à partir en Allemagne pour les matheux, en Roumanie pour les passionnés de sciences médicales et aux pays francophones pour les futurs économistes.

Livrés à eux-mêmes à un âge très jeune, pendant une période assez critique de la vie et bien connue épidémiologiquement pour une période de déclenchement de plusieurs troubles psychiques notamment la dépression, le trouble bipolaire, les troubles anxieux et les addictions, ces jeunes étudiants risquent plus que les autres de souffrir psychologiquement.

Pourquoi cette population est-elle à risque?

Les facteurs de fragilisation de cette population sont multiples et souvent intriqués. Nous citerons surtout, le jeune âge, la séparation brutale du foyer parental, l'éloignement de leurs repères sociaux et culturels habituels, le climat froid et peu ensoleillé, le rythme souvent stressant de la vie universitaire, le handicap de la langue du pays hôte et enfin la disponibilité des produits stupéfiants qui serait à notre avis le facteur le plus dangereux.

Quelles solutions pour prévenir ce scénario ? (les cinq axes d’action)

1. N'envisagez ce projet de continuer vos études à l'étranger que si vous en êtes vraiment convaincus. Ne le faites pas pour faire plaisir à quiconque. Donnez un sens personnel à votre choix de vivre cette expérience et soyez patient, persévérant
et surtout courageux.

2. Acceptez votre nouvelle vie comme elle se présente, sans jugements ni trop de critiques, et soyez curieux et enthousiaste. De même, ne soyez pas trop méfiant
et ouvrez-vous à la nouvelle culture que vous avez la chance de côtoyer. Toutes les expériences de la vie sont enrichissantes.

3. Gardez un contact régulier avec vos amis et votre famille via les réseaux sociaux. La distance physique ne devrait pas éteindre vos sentiments envers les gens importants pour vous.

4. Portez plus d’attention et de soins à vous-même: se retrouver seul face à soi-même n'est pas obligatoirement une expérience fragilisante. Au contraire, vous pouvez profiter de ce contexte pour essayer et découvrir de nouvelles habitudes. Ainsi vous pouvez manger plus sainement, faire plus de sport, élargir votre réseau social, ou encore vous engager dans des activités artistiques ou plaisantes souvent plus variées et plus disponibles à l'étranger. Une telle attitude est reconnue scientifiquement comme psychologiquement protectrice.

5. Protégez-vous de tout usage de drogues: la majorité des études scientifiques sont unanimes sur l'implication directe des drogues dans le déclenchement des maladies psychiques ainsi que leur aggravation.

Que faire devant l'apparition de signes de souffrance psychique?

  • Identifiez votre souffrance: Les symptômes les plus communément observés sont les troubles du sommeil, la fatigue persistante, le renfermement sur soi-même, l'anxiété, l’instabilité motrice et les signes physiques gênants.
  • En parler vite de votre souffrance à votre entourage: sachez que souffrir n'est pas un signe de faiblesse et que, par contre, demander de l'aide est une compétence.
  • N'hésitez pas à consulter un professionnel (Médecin généraliste, psychothérapeute, psychiatre, les sites de consultation de psy sur internet)

 

 -l'équipe de psychothérapeutes de www.allopsy.tn -

 

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